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jeudi 10 novembre 2005

Projet d'école




Il s’agit de la construction d’un complexe scolaire comprenant maternelle, primaire, secondaire, bibliothèque, réfectoire, auditorium, pensionnat, complexe sportif, centre professionnel. Ce complexe abritera l’Ecole Pilote Internationale (ÉPI) qui est actuellement dans sa septième année de fonctionnement dans des locaux devenus exigus, dans la banlieue des Gonaïves, Haïti. L’ÉPI est en pleine expansion, et appelée de plus à servir de modèle pour d’autres écoles en Haïti.

Outre les activités pédagogiques traditionnelles, l’ÉPI assure l’enseignement des branches d’éveil telles que les arts plastiques, la musique, le sport, l’informatique, etc. Les élèves sont encouragés à considérer l’aspect économique de ces branches et ils sont encadrés par des coopératives scolaires, des manifestations locales, etc. Leur apport, celui du centre professionnel, celui des parents et de la communauté scolaire en général, doivent contribuer à la rentabilisation du système éducatif.

4. Zone géographique couverte par l’action

Le lieu du projet est en Haïti, à 7 km environ de la ville des Gonaïves située à 150 km au nord de la capitale Port-au-Prince, dans la localité de Jonc tout près de la route nationale numéro 1. Les enfants bénéficiaires viennent de la commune des Gonaïves, d’autres villes et départements d’Haïti, et certains des pensionnaires ont leurs parents à l’étranger.

5. Partenaires impliqués et degré d’implication Les partenaires impliqués sont les suivants:
- la MEEEG qui a fait don du terrain pour construire le complexe
- le FORUM qui participe à la mise en place et au fonctionnement du complexe et veille au volet de développement
intégré
- le FOREGO, association socio-culturelle de la jeunesse gonaïvienne
- l’UCH dont les étudiants en développement intégré font le lien avec la communauté environnante.
- l’UNHACH, association d’hommes d’affaires qui aidera à la mise en place de l’école professionnelle et à l’encadrement des activités de rentabilisation
- l’ASD qui organise et gère un programme de santé scolaire / assurance scolaire
- la CECUCCH qui sera le partenaire financier

- l’Association des Amis de l’EPI en Martinique qui gère une partie des parrainages et cherche de l’aide technique et matérielle pour le fonctionnement de l’école
- l’Association des Amis de l’EPI en Suisse (idem)
- l’Association des Amis de l’EPI en France (idem).

6. Public ciblé

Le public ciblé est constitué par les 720 enfants de 3 à 17 ans élèves de l’EPI, les 120 jeunes de 16 à 25 ans étudiants du centre professionnel, les 166 employés du complexe, les personnes qui trouveront indirectement d’autres emplois ainsi que des débouchés pour leurs commerces et leurs services, la communauté environnante qui bénéficiera de la création de coopératives et autres activités de développement, la ville qui aura sous les yeux un puissant modèle d’éducation de qualité, de rentabilisation du sytème éducatif, et d’intégration de l’éducation dans le développement.

Jacques Chirac veut rétablir l'ordre

Le rétablissement de l'ordre est une priorité absolue pour Chirac

(Avec AFP.)

[10 novembre 2005]

Article du Figaro

Jacques Chirac a affirmé aujourd'hui qu'après quinze jours de violences dans les banlieues, on était «encore dans la période de préalable du rétablissement de l'état de droit et de la sécurité».

Il a ajouté que «quelles que soient nos origines, nous sommes tous des enfants de la République», ceci comportant des droits et des devoirs.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet franco-espagnol, le chef de l'Etat a appelé «chacun au respect de sa responsabilité», et notamment «les parents des trop nombreux mineurs qui, souvent poussés par leurs aînés, ont participé aux violences urbaines».

Répondant pour la première fois aux questions de la presse sur ce sujet, depuis le début des émeutes le 27 octobre, il a justifié sa discrétion en expliquant qu'il y avait «le temps de l'action» pour rétablir l'ordre, puis celui de «la réflexion» sur les origines de cette crise.

«Il y a le temps du rétablissement de l'ordre qui est pour moi une priorité absolue et j'ai tenu à consacrer la totalité de mes efforts à cet objectif qui n'est pas encore atteint, et le temps de la réflexion que je consacrerai notamment à dire à nos compatriotes quel est mon sentiment sur cette crise et les moyens d'y remédier», a indiqué le chef de l'Etat.

Il a souligné avoir pris «dans ce domaine toutes les mesures nécessaires, après avoir consulté bien entendu le premier ministre et le gouvernement, les mesures qui s'imposaient».

Interrogé sur les expulsions d'étrangers auteurs de violences demandées par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, il s'est contenté de déclarer laconiquement qu'il fallait «respecter la loi, toute la loi».

Le président de la République a également «rendu un hommage particulier au professionnalisme et au sang-froid des forces républicaines de sécurité».

«Dans le même esprit», il a salué «nos pompiers, nos magistrats et les maires et élus municipaux, les travailleurs sociaux qui se sont mobilisés avec beaucoup d'intelligence et de détermination pour faire face à ces violences».

«Quelles que soient nos origines, nous sommes tous des enfants de la République», a dit M. Chirac. «Nous pouvons tous prétendre aux mêmes droits tout en acceptant bien entendu les mêmes devoirs».

Policiers suspendus

Par ailleurs, huit policiers de Seine-Saint-Denis ont été suspendus, dans le cadre d'une procédure disciplinaire, pour des «coups illégitimes» portés par deux d'entre eux à un jeune homme à La Courneuve, a-t-on appris jeudi de source policière et auprès du ministère de l'Intérieur.

Selon le ministère de l'Intérieur, l'enquête sur ces faits, qui se sont déroulés lundi soir, a «mis en évidence que deux fonctionnaires avaient porté des coups de façon illégitime à la personne interpellée et que six autres en avaient été les témoins».

«Un certificat médical constatait des lésions cutanées superficielles sur le front et sur la face de son pied droit», ajoute le ministère de l'Intérieur selon qui «aucune incapacité temporaire de travail n'a été mentionnée»

Nicolas Sarkozy, prévenu des faits mercredi selon l'Intérieur, «a immédiatement décidé de suspendre les huit fonctionnaires en cause dans le cadre de la procédure disciplinaire», menée par l'Inspection générale des services (IGS) de la préfecture de police de Paris.

Diligentée par le parquet de Bobigny, une enquête judiciaire est également en cours.

La vente de carburant au détail interdite à Paris

Pour le 11 Novembre, M. Gaudin a assuré que serait maintenu «un dispositif aussi dense», avec «12.000 policiers et gendarmes chaque nuit».

A Paris, 2.220 policiers et gendarmes seront mobilisés pour la cérémonie sur les Champs-Elysées avec M. Chirac, un dispositif identique à celui mis en place depuis trois ans après l'attentat manqué contre lui, le 14 juillet 2002.

Quant à une possible «descente» de jeunes des banlieues dans la capitale, comme le laissent entendre certains messages diffusés via internet, M. Gaudin a déclaré: «C'est ce que nous analysons avec le plus de soin». Il a toutefois dit implicitement que les services de renseignements restaient dubitatifs sur cette éventualité.

Le préfet de police de Paris a pourtant interdit jeudi la vente et le transport de carburant au détail à Paris, faisant notamment état de l'arrestation de personnes en possession d'engins incendiaires et d'appels à des «actions violentes» dans la capitale.

Quatre préfectures (Drôme, Val-de-Marne, Hérault, Eure-et-Loir) ont également annoncé jeudi avoir pris des arrêtés identiques.

M. Sarkozy a envoyé mercredi soir un télégramme aux préfets leur demandant d'engager des procédures d'expulsion contre les étrangers qui seraient condamnés pour participation aux émeutes. Cette procédure peut se faire sur la base d'arrêtés préfectoraux, mais aussi du ministre lui-même.

Les mineurs ne peuvent être expulsés et, parmi les majeurs, beaucoup bénéficient de protections en raison de leur situation (liens familiaux, ancienneté du séjour, état de santé...).

Cette décision a été dénoncé par des associations de défense des droits de l'Homme (MRAP, LDH, France Terre d'Asile et RESF, Réseau Education sans frontières) et le PS, comme un «retour à la double peine».

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