René Obermann, l'homme du mobile, à la tête de Deutsche Telekom
Par argent achat billet avion bas prix noel halloween, lundi 13 novembre 2006 à 22:21 :: Téléphones portables mobiles natel gsm :: #1158 :: rss
René Obermann, l'homme du mobile, à la tête de Deutsche Telekom
BERLIN (AFP)
René Obermann lors du salon CeBIT le 7 mars 2006 à Hanovre © AFP/DDP/Archives Jochen Luebke
L'homme qui devrait prendre les rênes lundi du numéro un européen des télécommunications, René Obermann, 43 ans, est un autodidacte, qui dirigeait jusqu'à présent la filiale de téléphonie mobile du groupe, un secteur où il a fait pratiquement toute sa carrière.
Ce quadragénaire élégant, issu d'un milieu modeste, aime à se décrire comme un "entrepreneur" qui a su gravir les échelons à force de volontarisme. A 43 ans, il succède à son complice (qui a renoncé à ses fonctions avec effet immédiat), dont il était un proche, et auquel il avait déjà succédé il y a quatre ans à la tête de T-Mobile.
Avec Kai-Uwe Ricke, patron lisse et porté au consensus, "nous sommes sur la même longueur d'ondes", aimait à répéter cet homme direct, décrit par son entourage comme ne fuyant pas le conflit. Les deux hommes ont longtemps été surnommés "le yin et le yang" au sein de Deutsche Telekom.
Sans diplôme universitaire, cet ancien joueur amateur de hockey sur glace détonne dans le milieu allemand des affaires, où les managers usent et abusent de leurs titres de "Doktor".
L'ancien patron de Deutsche Telekom Kai-Uwe Ricke le 9 novembre 2006© AFP/DDP/Archives Henning Kaiser
Le nouveau patron de Deutsche Telekom, lui, a interrompu ses études d'économie dès la première année, pour travailler - "ma famille était tout sauf fortunée", précise-t-il.
A 23 ans, il fonde son entreprise, ABC Telekom, qui devient Hutchinson Mobilfunk lorsqu'il la revend cinq ans plus tard, en 1991, au conglomérat hongkongais Hutchinson Whampoa. Après sept ans à la tête de cet opérateur de téléphonie mobile, il rejoint Deutsche Telekom en 1998, à 35 ans, dans le sillage de Karl-Uwe Ricke.
Parfois surnommé le "bulldozer", René Obermann, qui accède à la tête de la filiale T-Mobile en 2002, y poursuit l'oeuvre de Kai-Uwe Ricke, faisant de la division la vache à lait du groupe, à la présence mondiale. C'est d'ailleurs avec une acquisition dans la téléphonie mobile, l'autrichien Telering, que Deutsche Telekom renoue avec les grosses opérations l'an dernier. Dernièrement T-Mobile USA, la lucrative filiale américaine a annoncé plusieurs milliards d'investissements dans son réseau.
Marié et père de deux enfants, René Obermann hérite d'une mission difficile et multiple: enrayer l'hémorragie des abonnés du groupe en Allemagne; faire en sorte que le géant, encore partiellement aux mains de l'Etat et qui compte plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires, reste dans la course technologique; lui faire retrouver le chemin de la croissance et, presque 10 ans jour pour jour après la mise sur le marché de ses actions, redresser le cours de Bourse.
Les observateurs veulent voir en son passé de self-made-man tourné vers les technologies un bon présage pour sa capacité à faire bouger le mastodonte, même si d'ores et déjà certains analystes préviennent que les problèmes de Deutsche Telekom sont d'ordre structurel.
© AFP Agence France-Presse

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