Rolex livre les secrets de sa forteresse genevoise
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Rolex livre les secrets de sa forteresse genevoise
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* Rolex
HORLOGERIE Par son intégration verticale, le groupe genevois contrôle l’intégralité de sa production sur ses sites. Unique au monde.
FLORENCE NOËL
Publié le 21 novembre 2006
Fort Knox. Telle est l'impression du badaud à l'entrée du gigantesque site de Rolex à Plan-les-Ouates. Une impression qui se révèle plutôt juste pour celui qui a la chance de pouvoir y pénétrer. L'immense façade de verre sombre du géant de l'horlogerie dissimule en effet un univers lumineux des plus surprenants.
Et terriblement secret. «La discrétion est primordiale dans notre entreprise, comme dans l'ensemble de l'industrie de l'horlogerie», notait hier Patrick Heiniger, directeur général de Rolex.
Ancré sur ce principe, le groupe genevois a recentré dans les années 90 sa stratégie sur l'intégration verticale de ses fournisseurs en Suisse. Un choix qui s'illustre à Plan-les-Ouates par le regroupement des activités recherche et développement, industrialisation, étampage et usinage. «En clair, explique l'attachée de presse Dominique Tadion, cela signifie que nous contrôlons complètement la fabrication de nos produits».
Fonderie sur le site
En témoigne l'installation d'une fonderie au cœur même du complexe de Plan-les-Ouates. Ici coule un subtil alliage d'or, de cuivre et de platine, permettant à certaines montres Rolex de garder éternellement une belle couleur rose.
Un fait unique au monde, et ce n'est pas le seul. Au deuxième sous-sol du bâtiment se cache le secret le mieux gardé de Rolex: l'impressionnant stock de l'entreprise. Entièrement automatisé, mesurant 12 mètres de hauteur, le stock a des airs de coffre-fort auquel seules les rétines authentifiées peuvent accéder. Là , de multiples robots placent des milliers de pièces dans plus de 60 000 alvéoles et les distribuent par rail dans les différents ateliers en l'espace de 8 petites minutes.
Un environnement de science-fiction que certaines industries telles que l'automobile ou l'aéronautique envient au groupe genevois. «Nos conditions de travail sont exceptionnelles et permettent une communication idéale entre les différents métiers exercés dans ce complexe», explique Dominique Tadion. Autant d'avantages qui permettent à Patrick Heiniger d'envisager la croissance de son groupe en 2007 de façon «réjouissante».

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