France 3: "des scores en nette hausse" depuis la rentrée
PARIS (AFP)

Geneviève Giard, directrice générale de France 3, le 5 septembre 2005 à Paris© AFP/Archives Eric Feferberg
La directrice générale de France 3, Geneviève Giard, se félicite des scores en "nette hausse" de la chaîne depuis la rentrée et estime que les demandes de revalorisation salariale des syndicats sont "impossibles à mettre en oeuvre", dans un entretien au Monde daté de mardi.

France 3 est "la seule chaîne généraliste à progresser en audience en 2006", à "14,7% de parts de marché contre 14,6% en 2005", rappelle Mme Giard.

"Depuis la rentrée, la chaîne connaît des scores en nette hausse: entre 07H00 et 20H00, nous avons gagné 3,9% par rapport à janvier-juin 2006", grâce aux "programmes jeunesse", aux jeux de l'après-midi, au 12/13 et au 19/20 (les journaux télévisés), se félicite-t-elle.

"C'est le résultat de la stratégie que nous avons choisi de mettre en place pour pouvoir prendre des risques en soirée et laisser le temps à +Ce soir ou jamais+, présenté par Frédéric Taddeï, de s'installer", explique la directrice générale.

"Même si nous n'avons pas encore atteint nos objectifs", ce magazine culturel quotidien "a d'ores et déjà permis de rajeunir notre public en deuxième partie de soirée", souligne Mme Giard.

Interrogée sur les mouvements de grève qui perturbent depuis plusieurs semaines l'antenne de France 3, Mme Giard souligne que la demande des syndicats d'augmenter chaque salarié de 150 euros par mois "représenterait un coût salarial annuel de presque 13 millions d'euros".

Cela est "impossible à mettre en oeuvre pour notre entreprise", affirme-t-elle, en assurant que "la rémunération moyenne au sein de notre chaîne a, depuis 1997, progressé nettement plus vite que le coût de la vie".

La directrice générale revient sur la réorganisation de la filière production de la chaîne, actuellement en cours de préparation.

"Nous nous sommes donné pour objectif de réaliser 7 millions d'euros d'économies en diminuant ses charges fixes et variables et de baisser ses tarifs de vidéo-mobile de 20%, afin de permettre aux autres chaînes du groupe de faire appel à ses compétences dans les conditions du marché", déclare-t-elle.

Le projet de déploiement "se fera sur deux ans", sans "plan de départ contraint de l'entreprise", avec pour objectif d'atteindre "l'équilibre financier le 31 décembre 2008", précise-t-elle.

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