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jeudi 23 novembre 2006

Vidéo Ségolène Royal

Vidéo Ségolène Royal Premier discours en tant que candidate officielle du parti socialiste

Les pouvoirs du Président de la République

 

Les pouvoirs du Président de la République

Président de la République française

La Présidence de la République est la plus haute fonction de l'organe exécutif de la République française. La République française ne s'est dotée d'un président qu'à partir de 1848 (IIe République). Depuis cette date, cette fonction a été assumée par vingt-deux présidents.

Cinquième République  [modifier]
La présidence dans la Cinquième République est la plus haute fonction de l'État. Contrairement aux Présidents de la Quatrième République, lesquels n'étaient là, selon l'expression consacrée, que pour « inaugurer les chrysanthèmes » [1], le Président de la Ve République dispose de pouvoirs étendus.

Le mandat présidentiel  [modifier]
Les caractéristiques du mandat et de la fonction présidentiels sont définis par la Constitution de la Cinquième République aux articles 5 à 19. La place même de ces articles dans le texte fondamental montre l'importance nouvelle donnée à la fonction.

Depuis un référendum de 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct. Le scrutin est uninominal et comporte deux tours. La durée de son mandat est de cinq ans depuis la réforme constitutionnelle de 2000 instaurant le quinquennat, qui a pris effet pour la première fois avec la réélection de Jacques Chirac en 2002. La durée du mandat était auparavant de sept ans (septennat) depuis 1873. Depuis 2002 il est de 5 ans.

En cas d'impossibilité pour le Président, constatée par le Conseil constitutionnel, d'exercer ses fonctions présidentielles, c'est le président du Sénat qui assure l'intérim. Jusqu'à présent, seul Alain Poher a dû assumer cette tâche : en 1969 après la démission de Charles de Gaulle et à nouveau en 1974 après le décès de Georges Pompidou.

Le chef de l'État est le détenteur du pouvoir exécutif et le chef des armées françaises. Il est « garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire » (article 64 de la Constitution) ; il nomme le président du Conseil supérieur de la magistrature. Il est aussi grand maître de la Légion d'honneur (la plus haute autorité de l'ordre) et co-prince d'Andorre.

Le président nomme le Premier ministre qui dirige le pays avec son gouvernement. Comme l'Assemblée Nationale peut démettre (par une motion de censure) le gouvernement, le président est forcé de nommer un Premier ministre soutenu par l'Assemblée nationale. Si la majorité parlementaire est opposée à celle du président, cela conduit à une cohabitation politique. À l'inverse si la majorité parlementaire soutient l'action du président, le Premier ministre nommé se contentera de suivre les choix et décisions du président.

Enfin, le président de la République peut, par l'article 16 de la Constitution, décider d'assumer des pouvoirs exceptionnels en cas de circonstances exceptionnellement graves. Seul Charles de Gaulle a utilisé cet article, le 23 avril 1961.

Monarque républicain ou vrai chef du gouvernement ?  [modifier]
Les pouvoirs que possèdent le président français et la pratique qu'en ont faite les titulaires successifs de la fonction lui confèrent une double caractéristique.

D'une part l'élection au suffrage universel, depuis 1962, lui donne une très forte légitimité que l'on compare souvent à un sacre. Les présidents ont ainsi un lien direct avec la nation, qu'ils tentent de préserver en prenant leurs distances avec la gestion du pays au jour le jour. On parle couramment de « monarque républicain ».

Toutefois, le président ne demeure pas dans une simple position de garant de la Constitution ou de référent ultime en cas de trouble, comme c'est le cas du chef de l'État dans de nombreux pays européens, en particulier monarchiques. Il possède des pouvoirs très importants : droit de dissoudre l'Assemblée nationale, choix du Premier ministre, nomination du gouvernement. Lors de la campagne présidentielle, les candidats présente un projet de gouvernement ; une fois élu, le Président s'exprime régulièrement sur des questions de politique intérieure et prend parfois à sa charge les choix importants.

Le président est donc partagé entre une dimension « spirituelle », par laquelle il incarne la nation, et une dimension « temporelle », celle de la direction des affaires[2]. Toutefois les périodes de cohabitation viennent encore compliquer la situation. Le président ne possède alors presque plus de pouvoir sur le gouvernement, sauf dans le domaine des affaires étrangères.

Cette situation donne au Président français une situation exceptionnelle et mal cernée par les théories du droit constitutionnel classique. On associe en général droit de dissolution et responsabilité devant le Parlement : le chef de gouvernement anglais possède les deux, le président américain aucun. Dans le système français, c'est le président qui dispose du droit de dissolution, mais c'est le Premier ministre qui est responsable devant le Parlement. Le général de Gaulle, par le biais de référendums réguliers, a mis en place une responsabilité du Président devant le peuple français : c'est sur un référendum perdu qu'il a quitté ses fonctions. Ses successeurs se sont contentés d'une responsabilité devant le peuple lors de la réélection.

Les présidents de la Cinquième République  [modifier]
Voir les articles Article 49 de la Constitution de la cinquième République française et Historique des gouvernements de la France.
Les présidents de la Vème République sont :

Charles de Gaulle (1958-1969)
Georges Pompidou (1969-1974)
Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981)
François Mitterrand (1981-1995)
Jacques Chirac (1995- )

Prérogatives constitutionnelles  [modifier]
Les prérogatives du Président de la République peuvent être distinguées entre celles de ses prérogatives qui sont dispensées du contreseing du Premier Ministre (souvent abusivement appelés pouvoirs propres) en vertu de l'article 19 et celles qui y sont soumises en vertu du même article.

Prérogatives dispensées du contreseing  [modifier]
Nomination du Premier Ministre, acceptation de sa démission (Article 8, alinéa 1).
Référendum, sur proposition du Gouvernement ou proposition conjointe des deux assemblées, relatif à une loi ou à la ratification d'un traité (Article 11). Le résultat du référendum lie le Président.
Dissolution de l'Assemblée Nationale (Article 12). Il ne peut dissoudre de nouveau dans l'année qui suit.
Pouvoirs spéciaux de l'Article 16.
Droit de message aux Assemblées (Article 18).
Saisine du Conseil constitutionnel en vue d'un contrôle de constitutionnalité d'une loi (Article 61) ou d'un traité (Article 54).
Nomination de trois membres du Conseil constitutionnel et choix de son président (Article 56).

Prérogatives soumises à contreseing  [modifier]
Nomination et révocation des membres du Gouvernement sur proposition du Premier Ministre (Article 8, alinéa 2).
Présidence du Conseil des ministres.
Promulgation des lois, possibilité de demander au Parlement une nouvelle délibération d'une loi ou de certaines de ses dispositions ; elle ne peut lui être refusée (Article 10).
Pouvoir réglementaire et de nomination aux emplois civils et militaires par attribution (pouvoir général attribué au Premier Ministre) (Article 13).
Chef de la diplomatie : accréditation des diplomates, diplomates étrangers accrédités auprès de lui (Article 14)
Chef des armées, présidence des conseils supérieurs de la Défense nationale (Article 15).
Droit de grâce (Article 17).
Ouverture et clôture des sessions extraordinaires du Parlement, hors les cas où celui-ci se réunit de plein droit (Article 30).
Négociation des traités, ratification de ceux-ci quand une loi n'est pas exigée en vertu de l'Article 53 (Article 52).
Présidence du Conseil supérieur de la magistrature (Article 65)
Initiative de la révision de la Constitution sur proposition du Premier Ministre (Article 89).

Résidences et fonctions particulières  [modifier]
La résidence officielle et bureau du président est le Palais de l'Élysée, sis à Paris, rue du Faubourg Saint-Honoré.

Parmi les autres résidences présidentielles, on compte :

Le Fort de Brégançon, dans le sud de la France sur la côte varoise, actuel lieu de villégiature officiel.
L'Hôtel de Marigny, à côté du Palais de l'Élysée, lieu d'accueil des représentants étrangers.
Le Château de Rambouillet, habituellement ouvert aux visiteurs et de temps en temps siège de réunions officielles.
Le Domaine National de Marly-le-Roi, habituellement ouvert aux visiteurs et de temps en temps siège de réunions officielles.
Le Domaine de Souzy-la-Briche, dans l'Essonne, une simple résidence privée.
Le Président de la République Française est Chanoine honoraire de la Basilique-cathédrale Saint-Jean du Latran à Rome (Ce qui lui permet d'entrer à cheval dans cette basilique). Il est également co-prince d'Andorre selon la constitution de cette principauté.


Election présidentielle 2007

Dates du scrutin
Les dates du scrutin, qui seront confirmées par décret, ont été rendues publiques par une communication du ministre de l'Intérieur au Conseil des ministres du 24 octobre 2006[1].

dimanche 22 avril 2007 : premier tour.
dimanche 6 mai 2007 : deuxième tour éventuel.
Toutefois en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française et dans les ambassades et les postes consulaires situés sur le continent américain, le scrutin sera avancé d'un jour. Le premier tour y aura donc lieu le samedi 21 avril 2007, et le second tour éventuel le samedi 5 mai.

Candidats déclarés
Les différentes personnes citées dans ce paragraphe sont celles qui ont formellement déclaré leur intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2007. Il est cependant quasi-certain que toutes ne soient pas présentes.

En effet, la liste officielle des candidats ne sera publiée par le Conseil constitutionnel français que quelques semaines avant le premier tour après examen de leur candidature. Les candidats doivent remplir certaines conditions, entre autres de recueillir au moins 500 parrainages d'élus provenant d'au moins trente départements. Il est parfaitement envisageable que certains candidats déclarés échouent à présenter une candidature valide.


Le mandat sera que pour 5 ans cette fois ci! Pour pouvoir voter il faut plus de 18 ans être français avoir les droits civiques et être inscrit sur les listes électorales. Le scrutin se déroule au sufrage universel direct, si un candidat obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (50 pourcent+1voix) au premier tour, il est élu.

Les Pro Ségolène

Soutiens

Certaines personnalités ont ouvertement exprimé leur soutien à Ségolène Royal. Les organes de presse les ont parfois qualifiées de « royalistes », terme auquel Ségolène Royal préfère celui de « ségolistes ». Quelques noms de personnes la soutenant :

Au Parti socialiste

    * Jean-Marc Ayrault (Député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale)[43] ;
    * Malek Boutih (Secrétaire national chargé des questions de société du PS)[44];
    * Christophe Caresche (Député de Paris)
    * Gérard Collomb (Sénateur-maire PS de Lyon, président du Conseil national du PS) réf. nécessaire ;
    * Julien Dray (Député de l'Essonne, secrétaire national et porte-parole du PS)[45] ;
    * Jean-Yves Le Drian (Président PS du conseil régional de Bretagne)[46] ;
    * Jean-Noël Guérini (Président du conseil général des Bouches-du-Rhône)
    * Pierre Mauroy (ancien premier ministre)[47] ;
    * Arnaud Montebourg (Député PS de la Saône-et-Loire, co-animateur du courant Rénover maintenant, fondateur de la Convention pour la sixième République)[48] ;
    * François Rebsamen (Maire de Dijon et numéro 2 du PS) ;
    * Michel Sapin (Président PS du conseil régional du Centre)[49].
    * Georges Frêche (Président du conseil régional du Languedoc-Roussillon) qui lui a dit: "tu es ici chez toi".
    * Christian Paul (Député Socialiste)[50]
    * Maxime Bono (Député-maire de La Rochelle)[51]
    * Jack Lang (Député PS du Pas-de-Calais)[52], qui pourtant, avait écrit mais non publié un livre "antiségolène"[53]
    * Jean-Louis Bianco (Député et président du Conseil Général des Alpes de Haute-Provence, ancien secrétaire général de l'Elysée)

En dehors du Parti socialiste

    * Jacques Attali réf. nécessaire;
    * Danielle Mitterrand réf. nécessaire ;
    * Oscar Temaru (Président indépendantiste de la Polynésie française)[54]
    * Daniel Cohn-Bendit (Député européen des Verts) a annoncé son soutien à la candidature de Ségolène Royal pour l'investiture du PS en vue du second tour. Il soutient Dominique Voynet, candidate des Verts au premier tour[55].

Positionnement de Ségolène Royal

Après une période d'écoute qu'elle qualifie de « diagnostic partagé », Ségolène Royal commence à exposer plus précisément ses prises de positions à partir du printemps 2006. Toutefois, ses détracteurs l'accusent toujours de ne pas avoir de programme clairement défini et de se situer dans l'aile droite du parti, ce qui est contesté par ses partisans.

Économie

Consulter également les synthèses sur la fiscalité[23] et le co-développement[24].

En matière économique, Ségolène Royal explique dans les Échos[25] être favorable à une nouvelle donne économique (« un bon deal[26] ») alliant performance économique et justice sociale.

Elle envisage, entre autres, d'instaurer un statut fiscal incitatif pour les investissements dans la recherche, l'innovation et l'environnement. Elle n'est également pas opposée à des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35 heures, etc.) à condition que le CDI reste une référence et que de nouvelles sécurités soient trouvées pour compenser une plus grande flexibilité. Elle se pose comme objectif de réduire les déficits par une politique économique favorable à la croissance, mais également de réduire le train de vie de l'État (éviter les gaspillages, éliminer les doublons, etc.).

Pour réduire le coût du travail (causé par les charges selon elle), elle propose de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Enfin, elle se prononce pour une augmentation du Smic et insiste sur le fait que personne ne doit être payé à ne rien faire.

Institutions

Ségolène Royal s'est prononcée pour le non-cumul des mandats (prévu dans le projet du Parti socialiste) et par souci de « cohérence » elle a décidé de ne pas poser sa candidature au renouvellement de son mandat de député des Deux-Sèvres[27] qu'elle cumulait avec la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004.

Invitée par Arnaud Montebourg le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse, elle se prononce pour une nouvelle république et pour le partage du pouvoir actuellement concentré entre les mains du chef de l'État.

Le 22 octobre 2006, elle déclare qu'elle souhaite limiter à deux le nombre de mandats pour le Président de la République et limiter dans le temps celui de tous les élus.

Pour impliquer les citoyens dans les processus politiques, elle émet l'idée de faire évaluer l'action des élus par des jurys citoyens. Cette proposition a soulevé immédiatement de vives réactions d'hommes politiques et d'éditorialistes la comparant à « Mao »[28], aux « sans-culotte de 1793 »[29], à Boulanger, Déroulède, Pétain[30], « Pol Pot »[31], aux « soviets »[32], d'être une mesure qui « confine à la stupidité »[33] ou lui reprochant d' « épouser un populisme qui ferait le jeu de l'extrême-droite »[34] ainsi que des critiques de l'Association des maires de France.

Immigration

Elle est en accord avec les positions officielles du Parti Socialiste sur les questions d'immigration. Elle est donc favorable aux dispositifs administratifs d'intégration et de naturalisation des personnes immigrées arrivées légalement ou clandestinement sur le territoire national.

Elle se prononce contre le principe même d'immigration choisie voulue par Nicolas Sarkozy, estimant "insupportable" que la France aille "piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé" et prône le codéveloppement des pays en voie de développement.

Politique étrangère et Europe

Voici certaines prises de positions le 20 août 2006, à Frangy-en-Bresse, à propos de la politique étrangère

Elle critique la politique étrangère effacée de la France alors qu'elle est membre du Conseil de sécurité et que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés. Elle a honte du classement international de la France en matière d'aide au développement au 18e rang sur 21 pays. Elle dénonce, sans citer de pays, qu'une partie de cette aide irait à des pays peu démocratiques. Elle ironise sur la performance de la France concernant les ventes d'armes aux dictatures.

Concernant le Traité établissant une Constitution pour l'Europe : elle fixe l'horizon, d'une Europe sociale, politique, de l'environnement et de la recherche comme chantiers majeurs. Elle exclut que les socialistes proposent à nouveau la ratification d'un traité constitutionnel que le peuple français a rejeté. Le projet socialiste prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court, visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Ce texte, une fois négocié, serait soumis à un référendum populaire. Ségolène Royal défend depuis son discours du 11 octobre 2006 une « Europe par la preuve »[35]. Cette vision est très critiquée par les fédéralistes européens[36]. D'autre part elle s'oppose à ce que l'Iran développe, même pour un usage civil et énergétique, une capacité nucléaire. (un droit qui est pourtant garanti à tous les pays par les traités internationaux)[37]

Concernant la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, elle estime que les guerres préventives aggravent plus les problèmes qu'elles prétendent traiter, qu'il n'y a plus que George W. Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak et que le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. Elle qualifie de « simpliste » la théorie de l'Axe du Mal avancée par George W. Bush et considère la peur comme une mauvaise conseillère[38].

La politique étrangère semble être le point faible de la candidate du PSréf. nécessaire. Si la presse étrangère la voit comme « celle qui peut sauver les socialistes », de plus en plus de critiques se font jour, dans les quotidiens de tous bordsréf. nécessaire. Pour le très conservateur quotidien espagnol ABC, « Royal est une personnalité vide d'idéologie, un pur produit marketing disant à chacun ce qu'il a envie d'entendre, sans autre objectif que de grappiller des voix, et qui n'a guère de scrupules à proposer plusieurs solutions contradictoires au même problème.réf. nécessaire »

Concernant la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, Ségolène Royal a déclaré qu'elle se rangerait à l'avis des Français. Cette phrase, prononcée lors de sa conférence de presse à l'Assemblée Nationale le 11 octobre 2006, a laissé sur leur faim les observateurs politiques.

Société

Ségolène Royal n'est pas favorable à une dépénalisation du cannabis qui serait selon elle, « un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue ». Quant à la question de la légalisation de la prostitution (sur le modèle allemand), elle se dit contre ce qu'elle appelle « la vente des corps » et qu'elle considère contraire à la charte internationale des droits de l'Homme.

Homosexualité et homoparentalité

Ségolène Royal a émis des réserves sur le mariage homosexuel : « Je me suis toujours refusée à instrumentaliser les questions de société pour faire "dans le coup". Je préfère le mot union à celui de mariage pour ne pas bousculer les repères traditionnels, la famille c'est un père et une mère[39]. » Néanmoins, depuis juin 2006 et un entretien paru dans le magazine Têtu, elle a déclaré qu'elle appliquerait le programme du parti socialiste qui comprend le mariage des couples de même sexe et de leur droit à l'adoption en promettant leur mise en place en cas de victoire socialiste. Engagement qu'elle a clairement pris à l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006.

Sécurité

En juin 2006, Ségolène Royal révèle certaines des solutions qu'elle envisage pour « tarir la source de la délinquance ». Elle surprend jusque dans son camp par un discours de fermeté, proposant notamment de placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». A l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006 elle insiste sur le fait que toutes les alternatives à la prison doivent être développées et que des camps humanitaires encadrés par des militaires peuvent permettre à un mineur délinquant de « reconquérir l'estime de soi ». Elle reconnait cependant que tous ne pourront en profiter pour des raisons matérielles.

Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales[40] au premier acte d'incivilité de l'enfant » pour « responsabiliser » les parents et propose la création d'« écoles de parents » où seraient tenus de se rendre les parents d'enfants ayant commis des incivilités répétées. Enfin, elle propose la création de « tuteurs de collèges » qui permettraient à certaines classes d'être encadrées par deux adultes.

Travail

Elle valorise la valeur du travail le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse et se déclare pour un syndicalisme de masse (« Les Français ne sont pas fâchés avec la valeur du travail mais profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. (...) La France doit sortir de l'archaïsme de ses relations sociales. J'ai vu, en Suède, un autre état d'esprit et des pratiques bien différentes, grâce à un syndicalisme de masse »).

Elle considère que les 35 heures ont été un progrès pour une majorité de salariés, mais une régression pour d'autres. Le deuxième chapitre du livre édité sur son site Internet, intitulé les désordres du travail, développe cette idée, s'inspirant notamment des travaux de La République des idées qui a démenti tout lien avec Ségolène Royal.

Éducation

Le 8 novembre 2006 est apparue sur Internet une vidéo de Ségolène Royal lors d'une séance avec des professionnels sur le travail des enseignants, qui sont les cadres du PS, dans laquelle elle y propose notamment qu'ils effectuent 35 heures de présence au collège pour améliorer le soutien scolaire[41], ce qui représente un doublement de leur astreinte.

Association « Désirs d'avenir »

« Désirs d'avenir » est le nom de l'association de soutien à Ségolène Royal dans sa « candidature à la candidature » au Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2007.

« Désirs d'avenir » est aussi le nom d'un vaste « forum participatif » qu'elle a lancé sur Internet mi-février 2006[42]. Le site se veut une illustration de la « démocratie participative » prônée par Ségolène Royal. Plusieurs débats sont ouverts à la participation des citoyens internautes sur divers sujets (justice, prison, école, téléchargement, etc.). Les remarques et commentaires apportés par les internautes doivent, normalement, faire ensuite l'objet de synthèses (a priori sous forme de livres) où Ségolène Royal note les idées qu'elle a retenues de ces échanges. Des modérateurs contrôlent les messages, les moins constructifs et certains émettant des critiques sur les propositions de Royal ne sont pas diffusés.

Le principe a fait école et tout au long de 2005 se sont ouverts des blogs « Désirs d'avenir » départementaux, voire communaux.

Lois et réformes importantes de Ségolène Royal

Lois et réformes importantes

  • Réforme de la loi sur l'autorité parentale :
    • Possibilité pour une famille monoparentale de déléguer l'autorité parentale à un tiers[15]. Cette loi permet, entre autres, à des couples homosexuels d'assumer ensemble tout ou partie de l'autorité parentale. Toute délégation est cependant soumise à une décision de justice qui agit dans l'intérêt de l'enfant[16] ;
    • Création d'un livret de paternité qui souligne la place et le rôle du père tant sur des aspects juridiques que pratiques ;
    • Création du congé de paternité : le nouveau père peut ainsi prendre 11 jours de congé payé (18 jours en cas de naissances multiples) ;
    • Reconnaissance légale de la garde alternée de l'enfant, garde déjà actée dans la pratique ;
    • Protection des mineurs contre la prostitution : le recours à la prostitution ainsi que le proxénétisme à l'égard d'un mineur de 15 ans à 18 ans sont punis pénalement par la loi (précédemment, il ne s'agissait que de peines indirectes) ;
    • Incrimination de la détention de documents pédopornographiques (le recel était déjà punissable).
  • La réforme de l'accouchement sous X : Création du Conseil national pour l'accès aux origines personnelles ;
  • Le soutien à l'adoption internationale : Facilitation et encadrement plus poussé de l'adoption d'un enfant étranger ;
  • Renforcement de l'accueil de la petite enfance : Mesures pour la formation des éducateurs et des assistants, création de 15000 à 20000 places en crèches ou halte-garderie sur un projet initial de 30 à 40 mille places ;
  • Harmonisation par le haut des aides au logement à travers la création d'un barème unique (correspondant à une aide supplémentaire de 6,5 millions de francs) ;
  • Le congé et allocation de présence parentale pour enfant malade ;
  • L'allocation d'éducation spéciale (parents d'enfants handicapés) ;
  • La lutte contre les violences en institution (renforcement du SNATEM) ;
  • La création du collectif « Enfance et média », contre la violence dans les médias ;
  • Le lancement d'une grande campagne télévisée de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles ;
  • La rénovation des COTOREP (structures pour personnes handicapées) ;
  • Le développement du parc de logement adapté pour les personnes handicapées ;
  • La création du plan Handiscol pour la scolarisation et l'intégration des enfants et des adolescents handicapés à l'école;
  • L'aménagement en matière de transport collectif et particulier pour les personnes handicapées ;
  • La création du label « tourisme et handicap ».

Ségolène Royal Ministre de l'Environnement

Ministre de l'Environnement

Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement[10] du Gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.

Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).

Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une Direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau, réforme de la police des eaux (coordination internationale de la gestion de l'eau).

Elle accoucha de son quatrième enfant, Flora, alors qu'elle était ministre. C'était la première fois qu'une ministre en France accouchait pendant son mandat. De plus, elle a fortement médiatisé cette naissance en montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes, ce qui suscita un débat sur la séparation entre la vie publique et la vie privée, surtout que son compagnon, François Hollande n'était pas favorable à une telle médiatisation

Carrière Politique de Ségolène Royal

Carrière politique

En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du VIe arrondissement. Conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle est remarquée par Jacques Attali et devient de 1982 à 1988 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour les questions de santé, d'environnement et de jeunesse[3], traversant donc, les crises de Tchernobyl et son traitement exceptionnel en Europe par Pierre Pellerin[4], de l'attentat du Rainbow Warrior et les retombées des essais sur les polynésiens [5].

En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), commune de résidence de sa mère. Cependant, devant le refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos de Micheline Vincent, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle démissionne de ce poste fin 1986. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance[6]. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau.

En 1988, elle parvient à demander à François Mitterrand, le jour de son investiture pour son second septennat, s'il peut l'aider pour obtenir un mandat électif en vue des prochaines élections législatives. Elle est ainsi « parachutée » dans les Deux-Sèvres, en remplacement de Jean-Paul Jean la veille de la fin des inscriptions aux listes électorales. Après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu'elle allait leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou[7] », elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l'École au second tour avec un score de 50,57%. Commentant son succès dans une circonscription historiquement ancrée à droite, elle déclare : « Pour un parachutage, l'atterrissage est réussi. ». François Mitterrand accorde en 1992 une subvention de 50 millions de francs, inscrivant la circonscription de Ségolène Royal dans ses grands travaux présidentiels, ce qui a pour effet d'imposer Ségolène Royal dans son assise locale.

En 1995, elle obtient l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à la mairie de Niort mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.

Elle a annoncé en 2006 qu'elle ne se représenterait pas au poste de députée. Le PS a investi Delphine Batho pour lui succéder.

Le 16 novembre 2006 elle a été désignée par 60,60 % des 178 000 militants socialistes[8] comme candidate officielle du parti socialiste pour les présidentielles de 2007. Ses adversaires étaient Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius[9].

Biographie de Ségolène Royal

Biographie

Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal, est la fille de Jacques Royal, ancien colonel d'artillerie devenu représentant de commerce et adjoint au maire de Chamagne (Vosges), et de Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans : Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert. À 19 ans déjà, elle assigne son père en justice et gagne, car il refusait de divorcer et de verser une pension alimentaire à sa femme Hélène Dehaye pour financer les études de ses enfants. Après de longues années de procédure, Jacques Royal, atteint d'un cancer du poumon, meurt au cours de l'été 1981, sans avoir revu six de ses huit enfants que Marie-Ségolène avait convaincus de défendre résolument leur mère.[1]

Elle est la compagne en union libre, depuis la fin des années 1970, de François Hollande rencontré à une soirée de l'École nationale d'administration (ENA), qui était un jeune magistrat de la Cour des comptes, aujourd'hui premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984) Clémence (1985) Julien (1987) et Flora (1993).

Site sur Ségolène Royal

Le site de Ségolène Royal
Site officiel de Ségolène Royal députée de la 2ème circonscription des Deux-Sèvres.
www.segoleneroyal.com/

Royal sur le site de l'assemblée nationale
Portrait de Ségolène Royal sur le site de l'assemblée nationale
www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_id/2650.asp

Ségolène Royal  sur Wikipedia
Portrait de Ségolène Royal sur Wikipedia.
fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9gol%C3%A8ne_Royal

Segolene.org - annuaire Royal
L'anuaire des sites consacrés à Ségolène Royal.
www.segolene.org/

Portrait de Ségolène Royal

Ségolène Royal

Source Wikipedia

Ségolène Royal    , née Marie-Ségolène Royal le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal (commune d'arrondissement de Ouakam), est une femme politique française. Membre du Parti socialiste, ancienne ministre, elle est présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis avril 2004 et députée des Deux-Sèvres.

Elle a été désignée candidate officielle du Parti socialiste pour l'élection présidentielle d'avril 2007 par le vote des militants du PS le 16 novembre 2006 et investie à la Mutualité le 26 novembre. La veille de cette investiture, le comité directeur du PRG lui avait accordé son soutien, décidant par là-même de ne pas présenter de candidat issu de ses rangs. Le Mouvement républicain et citoyen a également choisi de la soutenir, lors d'une convention nationale réunie à Paris le 10 décembre 2006, au cours de laquelle l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a annoncé le retrait de sa propre candidature et son ralliement à celle de Ségolène Royal.

Biographie
Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal (commune d'arrondissement de Ouakam), est la fille de Jacques Royal, ancien colonel d'artillerie devenu représentant de commerce et adjoint au maire de Chamagne (Vosges), et de Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans (Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert). À 19 ans, elle assigne son père en justice et gagne, car il refusait de divorcer et de verser une pension alimentaire à sa femme pour financer les études de ses enfants.

Elle est la compagne en union libre, depuis la fin des années 1970, de François Hollande, alors jeune magistrat de la Cour des comptes, rencontré à une soirée de l'École nationale d'administration (ENA). Il est depuis 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984), Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1993).

Candidats à la Présidentielle 2007

Voici la liste des candidats

  • Ségolène Royal (PS)
  • Nicolas Sarkozy (UMP)

    • Je suis presque sur que cela sera un des 2 mais il y a les autres:

    • Olivier Besancenot
    • Jacques Chirac
    • Arlette Laguiller
    • José Bové
    • Dominique de Villepin
    • Dominique Voynet
    • Marie-George Buffet
    • Clémentine Autain
    • Jean-Pierre Chevènement
    • François Bayrou
    • Corinne Lepage
    • Philippe de Villiers
    • Nicolas Dupont-Aignan
    • Christine Boutin
    • Alain Mourguy
    • Nicolas Miguet
    • Christian Chavrier
    • France Gamerre
    • Jean-Marie Le Pen
    • Jean-Marc Governatori
    • Edouard Fillias
    • Yves-Marie Adeline
  • Listes des personnalités non-candidates...
  • # Dominique Strauss-Kahn # Laurent Fabius # Lionel Jospin # François Hollande # Jack Lang # Daniel Cohn-Bendit # Bertrand Delanoë # Gaël Hascoët # Noël Mamère # Yves Cochet # Christiane Taubira # Marine Le Pen # Dieudonné

Comment j’ai «googlisé» ma vie intime sur Internet

Comment j’ai «googlisé» ma vie intime sur Internet

Nos ex, nos potes d’enfance, nous-mêmes... Tout le monde pianote sur Google en quête de son histoire privée. Les résultats? Surprenants, drôles ou poignants.

NIC ULMI
Publié le 06 juin 2006

Autrefois, pour pister une personne perdue de vue, il fallait sortir les grands moyens. Remonter le fil de proche en proche. Prendre une voiture, une carte routière et une semaine de congé. Ou alors engager un détective. Laborieux. Cher. À réserver aux cas graves. Aujourd'hui? En pianotant une minute sur Google – le temps d'une pause minime au bureau entre deux coups de fil –, on peut tenter de savoir ce qu'est devenu notre amour d'enfance ou le camarade qui nous terrorisait à l'école. En toute discrétion. Sans se mouiller. Sans presque interrompre le fil ordinaire de nos pensées.

Remarquez, la réciproque est également vraie. Le même passage éclair sur le plus usité des moteurs de recherche sur internet suffit aux autres pour savoir où on en est, nous. Enfin, à peu près. «Si je fais une recherche sous mon nom, je suis chauffeur pour la Migros ou general director d'un hôtel de luxe», signale Philippe, qui est en réalité organisateur de spectacles et musicien. Entre les faux indices semés malgré eux par les homonymes, les impasses et les trouvailles inattendues, petit survol des manières dont nous googlisons désormais à tour de bras notre vie privée.

Le festival des ex
Posez la question autour de vous et vous verrez que presque tout le monde l'a fait. Par nostalgie, curiosité, jalousie ou vanité («Je regarde si l'une d'entre elles est devenue quelqu'un d'important…»), on googlise ses ex. Immodérément. «J'y ai passé des nuits blanches. Mon mari n'en pouvait plus. Maintenant, je me suis rangée et je dors un peu plus», raconte Helen, accro qui se soigne.

«Je viens de retrouver la première grande passion de ma vie. Une brève mais mémorable idylle qui date de 35 ans. J'en avais huit... Cela dit, pas sûr que fouiller dans le passé soit toujours une bonne idée», souffle Antonin. Pourquoi? «J'étais raide dingue de cette petite fille, connue dans une colonie de vacances en Bretagne. J'ai beaucoup pleuré à la fin du séjour.» Le garçon multipliera les tentatives de la retrouver. «Il y a vingt ans, j'ai fait paraître une petite annonce dans Libé. Quand internet est arrivé, une des premières choses que j'ai faites a été de la chercher. Depuis lors, j'ai réessayé tous les six mois. Je suis même retourné à l'endroit où elle habitait dans les années 70...»

Et puis? «Il y a deux mois, un peu par désœuvrement, j'ai remis ça. Tout à coup, il y avait des résultats sur Google, qui pointaient vers le site copainsdavant. Comme elle venait de divorcer, elle avait repris son nom de jeune fille. Je me suis inscrit et depuis lors, nous communiquons. Mais…» Mais quoi? «Elle ne se souvient pas de moi. Elle a même dû téléphoner à sa mère pour lui demander si elle avait vraiment été en vacances telle année à tel endroit…»

Le goût des racines

Dans cette ville pleine de racines qui partent ailleurs, on pianote beaucoup sur Google pour renouer avec un passé géographiquement éloigné. «J'ai envie de retourner faire des choses au Maroc. J'ai donc commencé à me demander ce qu'étaient devenus les gens que je fréquentais quand j'y vivais», raconte Badia. Alors? «J'ai retrouvé un copain d'adolescence qui est devenu un grand artiste peintre.»

Cécile googlise, elle, son enfance à Paris. «J'ai retrouvé le prof qui nous apprenait la vie des oiseaux. Je lui dois ma sensibilité à l'environnement. Il est d'ailleurs devenu porte-parole d'une organisation écolo.» Qui d'autre? «Mon voisin. Mon premier amour. Et ma grand-mère, qui s'en est allée en abandonnant ma mère qui avait 15 ans. J'ai retrouvé sa trace à Pompano Beach, Floride.»

L'ego-trip

«Se googliser soi-même, c'est un petit vertige», signale Consuelo. Surtout si vous y découvrez une vie que vous n'avez pas. «Un jour, je suis tombée sur ma bio, faite par un copain qui était un peu amoureux de moi. Un gag-sérénade. Ça commençait de manière réaliste, puis ça décrivait une carrière absolument incroyable. Le truc flatteur devenait un peu lourd. Surtout vis-à-vis des gens avec qui je travaillais et qui tombaient là-dessus...»

Tous détectives

«Une de mes amies a rencontré un gars qui avait l'air bien. Elle l'a épousé et ils ont eu un bébé», narre Amélie. Seulement voilà. «Une autre copine, qui était partie en vacances avec ce couple, est revenue en disant qu'elle trouvait à cet homme des tendances fachos. On remarquait qu'il connaissait beaucoup de choses sur la Seconde Guerre mondiale...» Aïe. La copine se met à pister le suspect et les résultats confirment les inquiétudes. «Il faisait des commentaires sur des sites révisionnistes». En prime, la détective improvisée trouve la photo du bonhomme sur un site de partouzes. Que faire? Amélie ne sait pas. La copine enquêteuse non plus. «Elle a adopté la politique de l'autruche. Quand elle les croise, elle change de trottoir.»

Sur les traces de son passé via Google? Pister son existence personnelle sur Internet peut se révéler très addictif. (george shelley)

«Myspace»: 100 millions d’amis à la merci des marketteurs

«Myspace»: 100 millions d’amis à la merci des marketteurs

Internet - Le site de réseautage dépasse Google et Yahoo aux Etats-Unis. Les entreprises se ruent sur ses usagers.

nicolas goulart
Publié le 26 août 2006

© dr

C'est comme une drogue, avouent certains. Quand on y est, plus moyen de s'arrêter et ça se propage partout. Aux Etats-Unis, la fièvre my­space.com fait des ravages. Plusieurs écoles ont non seulement interdit son accès, mais aussi sa fréquentation en dehors de leurs murs. Et les spécialistes sont nombreux à s'inquiéter du nombre d'heures passées sur myspace par certains teenagers.

Le portail est en passe de devenir une institution encore plus incontournable que Google. Imaginez un instant que toutes les relations sociales réelles puissent se recouper sur Internet; un site web où tous les liens d'amitié seraient référencés à travers un réseau de pages personnelles renvoyant toutes les unes aux autres. C'est cette utopie orwellienne que myspace est en passe d'accomplir en Amérique et qu'il entend poursuivre dans le monde.

Visite guidée… D'entrée de jeu, un bandeau bleu vous prévient: «Myspace, un site pour les amis» (lire ci-contre). Sans même être inscrit, vous êtes invité à parcourir les profils des membres. Sympa. Pour devenir membre, il vous suffit de remplir un questionnaire dont les réponses constitueront le profil que vous présenterez à la communauté. Simple comme bonjour. «Myspace n'a pas inventé la poudre. Sa grande innovation, c'est l'accessibilité: grand avantage par rapport aux concurrents qui tablent sur une approche confidentielle», explique Phil Leigh, du cabinet Inside Digital Media de Miami. En effet, la plupart des sites de réseautage fonctionnent par invitation d'un membre déjà inscrit, alors que myspace est gratuit et accessible directement. C'est une des clés de son succès.

«Accessibilité, simplicité d'utilisation et opportunisme», voilà résumé, toujours selon Phil Leigh, le succès de myspace. «Le site a bénéficié de diverses innovations inventées par d'autres qu'il a le mérite d'agréger. Les gens ont répondu positivement, et maintenant il y a effet de réseau.» Autrement dit, la croissance se nourrit elle-même et l'emballement est exponentiel.
Le portail charrie bien sûr toute la part d'ombre inhérente aux grandes sociétés. Drogues, abus sexuels, porno, tueurs en série sont reliés à myspace dans des affaires qui font quotidiennement les gros titres. Et comme les jeunes sont en première ligne, l'Amérique bien-pensante se scandalise.

Mais les 100 millions d'«amis» sont aussi la proie d'autres prédateurs, moins décriés. Les marketteurs fondent aujourd'hui sur myspace comme des vautours. Sa largeur et sa conductivité laissent présager de nouvelles formes de diffusion publicitaire. Les compagnies sont omniprésentes, non seulement dans les publicités, mais aussi comme sponsors ou même producteurs de films humoristiques qui font fureur. Ces derniers transitent aussi bien par les natels que sur les ordinateurs. De façon générale, on voit poindre de nouvelles stratégies, dites virales, de plus en plus basées sur l'implication et la participation de l'internaute.

L'irruption de «Axe»

Christine Dolce, alias Forbidden sur myspace, a été le vecteur d'une campagne inédite menée par les déodorants Axe. Cette charmante demoiselle, avec plus d'un millions d'«amis» sur myspace, est la personne la plus connectée du site, et peut-être d'internet. La marque a signé un contrat avec elle: un jeu a été placé sur sa page perso qui a attiré 75 000 utilisateurs. Ils furent tous redirigés sur le site d'Axe… Mission accomplie pour les déos, et pactole pour miss Dolce.

De façon générale, toutes les grandes stars de la musique ont maintenant, outre leur site internet officiel, une page sur myspace. Les marques, l'industrie cinématographique et même les politiques leur emboîtent le pas. «C'est bien la première fois qu'un site de networking produit cet effet», et c'est le signe, selon Phil Leigh, «d'un changement d'échelle radical.» Où s'arrêtera myspace? Nul ne le sait pour l'instant. Son expansion atteindra-t-elle un point de saturation? Selon les chiffres, on en est loin, mais sa domination pourrait bien sûr un jour être contestée par de nouveaux sites plus inventifs. Ce serait une perte pour News Corp, mais sûrement pas la fin des réseaux de socialisation en ligne.
Les attentes de Murdoch

News Corp, la compagnie de Ruppert Murdoch, ne s'est pas trompé en rachetant cette étoile montante du Net il y a un an. Depuis, les connections pulvérisent des records, au point qu'aujourd'hui, on compte plus de 100 millions de membres, soit l'équivalent de plus du tiers de la population d'Amérique! La part de myspace dans les revenus de News Corp est pour l'instant réduite, mais son expansion vertigineuse auprès des jeunes génère toutes les spéculations pour le futur. Il y a à peine quinze jours, Google a signé un accord avec News Corp pour installer ses publicités contextuelles sur myspace. Avec myspace comme titre phare, Rupert Murdoch compte devenir l'un des acteurs incontournable de la toile mondiale. Et le lancement récent de la version bêta du site en français n'est qu'un premier pas hors de l'univers anglophone.

Partout, ça marche de façon identique. Sous chaque profil de page perso, s'affiche la liste des «amis» du propriétaire de la page, et, en dessous, un tableau de commentaires laissés par ces amis, que n'importe qui peut lire. Ce sont les services les plus utilisés de myspace. Le chic, bien sûr, c'est d'avoir le plus d'amis possible. Certains passent leurs journées à socialiser devant l'écran. Ils lisent leurs commentaires, y répondent, ou explorent les réseaux avoisinants de leurs amis.

Maya de Seattle explique sur son blog myspace comment elle s'est fait «griller» par son mec à cause de commentaires suggestifs laissés par un type «avec qui elle n'a même pas couché». L'effet panoptique est garanti. Tout le monde a accès aux données sociales de tout le monde. Bien sûr, sur le fond, ça ne vole pas spécialement haut. Entre les fringues et la dernière sonnerie de mobile, le ton est donné. Le site et ses milliers de communautés offrent aux ados un espace gigantesque pour s'adonner, entre pairs et en toute liberté, à leurs différentes marottes compulsives.

Microsoft: Le nouvel Explorer se met en 7

Le nouvel Explorer se met en 7

Publié le 20 octobre 2006

Développé en 2001, l'Internet Explorer 6 de Microsoft faisait franchement vieille chose. Surtout face à Firefox, son principal concurrent, le navigateur Web qui copine avec les flux RSS et dont le système d'onglet vous permet de passer d'une page à l'autre à la vitesse du haut-débit.

La réponse du berger à la bergère est arrivée mercredi avec cet Internet Explorer version 7 téléchargeable gratuitement sur le site www.microsoft.com. Et pour le compte, il y a du changement. Graphiquement, l'interface fait l'impasse sur l'impérissable barre de menus. On navigue là-dedans par icônes à stores déroulants, une option affichant en mosaïque la totalité des pages ouvertes. Des pages, qui s'ouvrent à la régalade, les fameux onglets faisant comme par magie leur apparition. Tout comme la syndication RSS, soit dit en passant. Au niveau de l'astuce maison, la fonction impression optimise l'affichage à l'écran. Pratique.

Sur celui de la sécurité, le programme intègre un piège à phishing ainsi qu'un indicateur coloré de fiabilité des sites. On attend maintenant de voir à quoi ressemblera la version 2 de Firefox prévue sur le quai de téléchargement dans quelques semaines.

L'Europe hésite encore à se lancer dans le vote par internet

L'Europe hésite encore à se lancer dans le vote par internet
TALLINN (AFP)

Des membres de la commission électorale d'Estonie vérifient les résultats du vote par internet pour les élections municipales, le 16 octobre 2005 à Tallinn© AFP/Archives Raigo Pajula
Malgré une nouvelle expérience lors des législatives de mercredi aux Pays-Bas, l'Europe hésite à se lancer dans le vote par internet qui apparaît pourtant inéluctable aux yeux des tenants de l'administration électronique.

Les Pays-Bas en sont à leur deuxième essai après les élections européennes de 2004. Mais le projet reste limité aux citoyens qui résident à l'étranger, et seulement 17.000 d'entre eux ont demandé à voter depuis leur ordinateur pour le scrutin de mercredi.

Pour le moment, l'Estonie est le seul pays en Europe et au monde à avoir décidé de généraliser les élections par internet. En octobre 2005, elle avait été le premier pays à permettre à l'ensemble de ses électeurs de voter électroniquement, à l'occasion des municipales. Elle retentera l'expérience lors des législatives de mars.

Ivar Tallo, qui dirige en Estonie l'Académie de l'E-gouvernement, chargée de diffuser l'utilisation de l'internet par les autorités, est persuadé que l'avénement du vote électronique n'est qu'une question de temps.

Il en veut pour preuve l'essor rapide de la déclaration d'impôts par internet dans son pays. En 2000, seulement 9% des Estoniens y avaient eu recours. L'an dernier, ils étaient 82%. "Pour cela, il faut lutter contre le conservatisme qui est en nous, il est difficile de changer nos habitudes", constate Ivar Tallo.

Les diverses expériences menées en Europe montrent que le vote par internet est parfaitement réalisable techniquement, souligne Michael Remmert, qui suit le dossier pour le compte du Conseil de l'Europe.

"Les électeurs par internet sont satisfaits et pensent que cela correspond à leur mode de vie moderne", dit-il. Mais la demande des citoyens reste globalement assez faible, de sorte que les gouvernements sont lents à innover.

La France et la Grande-Bretagne ont déjà fait des tests grandeur nature mais la plupart des autres pays européens en sont à faire des études de faisabilité.

Pour l'universitaire espagnol Jordi Barrat, les réticences vis-à-vis du vote par internet s'expliquent aussi par son manque inhérent de transparence. "Dans le vote électronique, nous devons forcément faire confiance aux techniciens", explique-t-il.

Certains avancent que le vote par internet pourrait faire remonter une participation qui a tendance à faiblir. C'est la thèse de la Suisse, championne de la démocratie directe, pour qui le vote par internet n'est qu'une version moderne du vote postal.

Or, souligne le gouvernement du canton de Genève, la participation a progressé de 20 points depuis que le vote postal a été introduit. Depuis 2003, ce canton, qui a un rôle pionnier en Suisse, a organisé huit scrutins expérimentaux en ligne.

L'an prochain, le parlement de Genève doit examiner un projet de généralisation du vote par internet à tous les électeurs. Mais, ailleurs en Suisse, il faudra attendre, même si les cantons de Zurich et Neuchâtel organisent de nouveaux tests lors de deux votations (référendums) dimanche.

Les experts affirment cependant qu'il est trop tôt pour savoir si la participation sera réellement stimulée par l'internet. "En Estonie, seulement 12 à 15% des électeurs internet, qui représentaient eux-même seulement 2% de l'électorat, affirment qu'ils n'auraient pas voté sinon", souligne le professeur suisse Alexander Trechsel, qui a mené une étude sur les municipales estoniennes de 2005.

"Je n'ai jamais pensé que ceux qui ne votent jamais voteront, mais cela peut convaincre les électeurs paresseux ou trop occupés", affirme Ulle Madise, conseillère du parlement estonien.

En revanche, selon l'étude d'Alexander Trechsel, le vote par internet ne change rien aux résultats. Car contrairement à ce qu'on pourrait croire, les électeurs par internet ne se distinguent pas des autres par leur âge, leur sexe, leurs revenus ou leur niveau d'éducation. Seuls ceux qui sont à l'aise avec un ordinateur votent par internet et ils se retrouvent sur tout le spectre politique, à gauche comme à droite.

© AFP Agence France-Presse

Emmaüs lance une campagne de récupération des vieux téléphones portables

Emmaüs lance une campagne de récupération des vieux téléphones portables
PARIS (AFP)

Un homme utilise son téléphone portable à Paris© AFP/Archives Fred Dufour
L'assocation de réinsertion Emmaüs va lancer une nouvelle campagne de collecte des téléphones portables, dont certains seront réparés et remis sur le marché et les autres recyclés, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.

Baptisée "Donnez une seconde vie à votre portable", cette campagne de collecte "pour le respect de l'environnement et l'emploi solidaire" va démarrer le 27 novembre, a précisé Emmaüs. Elle devrait permettre de créer des emplois pour des personnes en difficulté.

Le mouvement Emmaüs avait déjà lancé une campagne de ce type le 29 mai à l'occasion de la Semaine du Développement durable.

La campagne est lancée à l'occasion de la mise en place en France depuis le 15 novembre de la filière de recyclage des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) conformément à une directive européenne.

Soulignant que 19 millions de portables étaient échangés chaque année, Emmanüs appelle les utilisateurs de portables usagés à les déposer dès le 27 novembre dans les communautés Emmaüs et dans des bacs disposés à cet effet dans les magasins Fnac.

Les entreprises de réinsertion Emmaüs sont les seules à ce jour en France à recycler les téléphones portables en vue de leur réutilisation, permettant ainsi des créations d'emplois dans cette activité pour des personnes en difficultés, a assuré l'association dans un communiqué.

Emmaüs a fait ainsi appel aux Ateliers du Bocage, pour trier et tester les appareils usagés. Si l’appareil est en état de fonctionnement, il est réparé pour être remis sur le marché de l’occasion notamment à travers le réseau de vente d’Emmaüs. Si l’appareil est hors service, il est dirigé vers des filières agréées de valorisation.

© AFP Agence France-Presse

Téléphones, ordinateurs: les disparités dans l'équipement persistent

Téléphones, ordinateurs: les disparités dans l'équipement persistent
PARIS (AFP)

Un homme utilise une liaison internet sans fil, gare du Nord à Paris, le 9 avril 2003© AFP/Archives François Guillot
Les Français continuent de s'équiper en téléphones, ordinateurs et accès internet dont l'usage se répand, mais cet engouement ne doit pas cacher la persistance de disparités dans l'accès à ces nouvelles technologies.

Près de trois adultes sur quatre sont équipés d'un téléphone mobile, soit une augmentation de 4 points en un an, tandis que 57% disposent d'un ordinateur personnel à domicile (+4 points) et 43% d'un accès à internet (+4 points), selon une étude réalisée en juin par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) et publiée mercredi.

Mais "si les inégalités d'équipements se réduisent pour l'ordinateur et internet, elles sont encore importantes", souligne le Credoc, qui a réalisé cette étude à la demande de l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et du CGTI (Conseil général des technologies de l'information).

Les facteurs discriminants sont l'âge, le revenu, le niveau de diplôme et la catégorie socio-professionnelle, selon cette étude réalisée auprès d'un échantillon de 2.228 personnes représentatives de la population âgée de 12 ans et plus.

Ainsi, pour l'accès internet depuis le domicile, 82% des cadres sont connectés, de même que 74% des ménages aux revenus supérieurs (3.100 euros) et 73% des diplômés du supérieur, contre 38% des ouvriers, 22% des bas revenus (900 euros), 12% des non-diplômés et 6% des personnes âgées de plus de 70 ans.

Selon le Credoc, 19 millions de personnes (12 ans et plus) n'ont pas accès à un ordinateur ni au travail, ni à l'école, ni au domicile. Et dans cette tranche de population, 53% sont des seniors (plus de 60 ans), 88% possèdent un diplôme inférieur au baccalauréat, 70% sont inactifs, et 54% disposent de revenus inférieurs à 1.500 euros par mois.

Pour résorber ce "fossé numérique", le Credoc appelle à "un gros effort", notamment de la part des collectivités locales.

D'autant plus que l'usage d'internet se répand dans les habitudes des Français. Le nombre d'internautes qui se connectent tous les jours est en forte progression. Ils sont ainsi 65% à l'utiliser quotidiennement, contre 56% en 2005.

Parmi les principaux usages, figure le téléchargement de musique, activité de prédilection des jeunes, qui augmente de 13 points en un an. Pour les adultes, le téléchargement de films ou de logiciels fait partie des principales activités, aux côtés de l'envoi de courriels, du classement et de la retouche de photos, ou encore l'écoute de la radio sur internet.

Les plus jeunes (12-17 ans) ont plus que jamais un rôle de précurseurs. L'étude relève que ce sont les plus créatifs sur internet, par exemple dans la réalisation de blogs ou de sites internet. Une pratique d'autant plus aisée que parmi cette génération, ils sont quatre sur cinq à posséder un ordinateur et deux sur trois à disposer d'une connexion à internet.

Outre le succès du commerce électronique qui n'en finit pas de progresser, le Credoc met en avant l'habitude de plus en plus fréquente des internautes de réaliser leurs démarches administratives ou fiscales sur internet. En 2006, ils étaient 14 millions à s'adresser aux nombreux sites mis à disposition par l'administration, soit trois millions de plus que l'année dernière.

© AFP Agence France-Presse

Les valeurs Internet sur une nouvelle spirale ascendante

Bulle ou boom, les valeurs Internet sur une nouvelle spirale ascendante
NEW YORK (AFP)

Page du site youtube.com© AFP/Archives Samantha Sin
Des rachats de jeunes entreprises internet à des prix astronomiques, des actions qui s'envolent, des investisseurs qui reviennent et des modèles économiques convaincants: l'internet connaît une nouvelle vague, mais plus solide que la bulle de 2000, estiment des analystes.

Star de cette renaissance, Google, né en 1998 mais entré en Bourse en 2004, dont l'action a été multipliée par six pour dépasser mardi les 500 dollars. Sa capitalisation boursière, 15e de la Bourse américaine, dépasse celles de groupes comme IBM, Chevron ou Intel.

Comme en 2000, des entreprises créées par des étudiants se vendent des centaines de millions de dollars en quelques mois, comme le site de clips vidéo YouTube, vendu pour 1,65 milliard à Google le mois dernier.

La nouvelle vague date en fait de 2005, année du rachat du groupe de téléphonie sur l'internet Skype pour 2,5 milliards de dollars par eBay, celui du site d'échanges MySpace pour 580 millions par News Corp, et du rachat du site d'échanges de photos Flickr par Yahoo!.

Les sociétés de capital-risque reviennent, avec plus de 25 milliards de dollars d'investissement attendus cette année, soit leur plus haut niveau depuis 2001. Le secteur internet représente 20% de ce total, selon la National Venture Capital Association et le cabinet PriceWaterhouseCoopers.

Un enthousiasme bien plus sage cependant qu'en 2000, où les investissements à risque atteignaient 100 milliards de dollars. Les introductions en Bourse sont nettement moins nombreuses, voire rares, et l'indice de la Bourse électronique Nasdaq, est à quelque 2.450 points actuellement loin de son record de plus de 5.000 points atteint en 2000.

"Je ne crois pas du tout qu'il s'agisse d'une bulle, mais d'une croissance continue et de long terme", a déclaré à l'AFP le président de la National Venture Capital Association, Mark Heesen.

"Les investisseurs restent très intéressés par l'internet mais le scénario est radicalement différent de celui de 2000: bien davantage de consommateurs possèdent des ordinateurs, il y a bien plus de produits et de services qui s'adressent au consommateur final, les sociétés internet sont bien moins chères à financer, avec de nouveaux modèles économiques rentables. Beaucoup d'entreprises n'ont même pas besoin d'investisseurs", a-t-il expliqué.

"Il y a beaucoup d'excitation et de bonnes entreprises à financer, bien plus professionnelles: le champ est grand ouvert, tant que les investisseurs restent rationnels et n'investissent pas trop d'argent", a-t-il résumé.

L'explosion de la publicité en ligne, qui devrait dépasser 17 milliards de dollars aux Etats-Unis cette année et doubler d'ici à 2010, a aussi rendu beaucoup de groupes internet viables, contrairement à 2000.

Les financeurs parient en particulier sur le "web 2.0", ces sites que les internautes peuvent alimenter et personnaliser. Selon le cabinet Venture One, ils ont drainé 455 millions de dollars auprès des sociétés de capital-risque sur les 9 premiers mois de 2006, le double de 2005.

C'est ainsi que le fonds Sequoia, l'un des plus actifs du secteur, a remporté le jackpot en investissant 11 millions de dollars dans le site YouTube, l'une des réussites du web 2.0, avant sa vente à Google.

Ce secteur est celui qui suscite le plus d'enthousiasme mais aussi d'inquiétude. "Cela ressemble d'une façon inquiétante à 1998", a résumé l'analyste de JupiterResearch David Card.

Une méfiance partagée par le poids lourd des groupes informatiques, Microsoft: son créateur Bill Gates a récemment déclaré, selon la presse, qu'il voyait "le retour d'une sorte de bulle internet" avec "des centaines de sites comme YouTube" dont "on ne sait jamais quel est le modèle économique".

© AFP Agence France-Presse

Programmes pornographiques: le CSA ne veut que des rapports protégés

Programmes pornographiques: le CSA ne veut que des rapports protégés
PARIS (AFP)

Des préservatifs© AFP/Archives Jean-Pierre Muller
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a indiqué mercredi qu'il avait demandé aux chaînes diffusant des programmes pornographiques de ne montrer que des rapports sexuels protégés, à partir du 1er janvier 2007, lors de son point de presse mensuel.

Le CSA a écrit aux chaînes autorisées à diffuser des programmes pornographiques, à savoir Canal+, Kiosque, Ciné Cinéma Frisson, XXL, Pink TV, Multivision, TPS Star et TPS Cinéstar. Cette demande ne s'adresse qu'aux chaînes conventionnées. Elle ne concerne pas la vidéo à la demande (VOD), qui ne relève pas de la compétence du CSA.

Le CSA a également demandé à ces chaînes qu'elles continuent de diffuser des messages de prévention. Cette décision fait suite à des discussions entre le CSA et l'association de prévention du sida, Act Up.

© AFP Agence France-Presse

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