Le ministre a relevé que cette baisse "est la troisième plus forte jamais enregistrée en France, après les baisses historiques de 2003 et 1974".

Baisse historique des morts sur la route en 2006 (durée: 1mn16) © AFP TV

"En 5 ans, ce seront plus de 10.000 vies qui auront été épargnées et 100.000 blessés évités", a poursuivi M. Perben.

Décembre 2006 a toutefois a connu une dégradation: 481 tués, contre 460 en décembre 2005 (+4,6%). M. Perben a attribué ce mauvais chiffre à "une augmentation de la mortalité en milieu urbain et surtout en grande agglomération". Cécile Petit, déléguée interministérielle à la sécurité routière, a souligné que "deux tiers des accidents corporels ont lieu en ville", représentant "plus d'un tiers des tués et plus de la moitié des blessés graves".

M. Perben a affirmé qu'il fallait "poursuivre cette politique" alliant pédagogie et, "quand c'est nécessaire, sanction".

A cet égard, il s'est déclaré fermement opposé à toute amnistie présidentielle. "Attention à ne pas envoyer un message négatif, car cela se paiera en morts et blessés supplémentaires", a-t-il dit. Il a cependant précisé qu'il ne se prononçait pas sur les PV pour stationnement, car "on n'est pas dans la sécurité routière".

Le ministre a expliqué les bons résultats de l'année par un meilleur respect de la vitesse et du port de la ceinture de sécurité, et des progrès en matière de lutte contre l'alcool et la drogue au volant.

Le ministre n'a pas cité les radars qui ont pourtant fortement contribué à la modification des comportements. Selon une étude de la sécurité routière publiée au printemps, les trois quart des décès évités depuis 2002 peuvent leur être attribués.

La raison principale semble être la "peur du gendarme": l'accroissement des machines au bord des routes (1.250 fin 2006 et 2.000 prévues d'ici fin 2007) a entraîné une augmentation exponentielle des points perdus.

Conscient de l'irritation des automobilistes, le gouvernement a d'ailleurs décidé de ramener de trois à un an le délai de récupération pour les infractions n'entraînant la perte que d'un point. Cependant, tempère-t-on au ministère des Transports, en 2005, il y a eu 54.242 permis perdus, presque tous par des hommes, mais 815.952 personnes ont regagné leurs 12 points.

Les futures marges de progression viendront, selon M. Perben, de trois directions: les deux-roues, qui représentent un tué sur six alors qu'ils ne sont qu'un usager sur 120, la conduite en ville, et certains départements mauvais élèves. Le bilan des deux-roues enregistre cependant une légère amélioration en 2006 avec 770 tués, soit 110 de moins qu'en 2005.

Pour 2007, le ministre a fixé pour objectif de passer en dessous des 4.200 personnes tuées, dont moins de 500 morts chez les conducteurs de deux-roues.

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