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jeudi 13 juillet 2006

Mot de Zinédine Zidane

Interview sur Canal+

La conclusion

«J’aimerai dire un grand merci au football, à toutes les personnes qui ont soutenu l’équipe de France et qui m’ont soutenu. Je le dis haut et fort, je voudrais m’excuser auprès de tous les enfants. C’est un geste intolérable».

Zidane s'exprime sur son avenir

Interview sur Canal+

Son avenir

«Beaucoup de personnes ont essayé ces derniers jours de me convaincre de continuer. Mais je crois que non. Cette décision, je l’ai prise, je ne reviendrais pas dessus. En revanche, je pourrais prendre une licence amateur, dans mon quartier de toujours, pour jouer avec mes potes».

La relation Zidane Domenech

Interview sur Canal+

Ses relations avec Domenech

«Il n’y a jamais eu de fossé avec Raymond Domenech. On a voulu me prêter certains propos que je n’ai jamais tenus. Quand je sors face à la Corée du Sud, je suis très déçu. On a fait 0-0 contre la Suisse, 1-1 contre la Corée, vous croyez que je vais sortir avec un grand sourire ? Non, j’étais simplement déçu, c’est l’explication de ce regard».

Zidane son avis sur la coupe du monde en Allemagne

Interview sur Canal+

Sa Coupe du Monde

«Quand on est parti en Allemagne, peu de personnes comptaient sur l’équipe de France. Mais il y avait une bonne ambiance, quelque chose s’est créé entre nous. Le match référence ensuite, c’est celui du Togo. Il nous a permis d’oublier 2002 où l’on n’avait pas gagné. On a chassé les démons. On a pris confiance en nous. On s’est surtout rassuré défensivement, on avait besoin de ça. Ensuite, après l’Espagne, on a su qu’on pouvait aller au bout. Ce qui a fait la différence, c’est qu’on est monté en puissance physiquement au fil des matches».

Zidane sa Panenka

Interview sur Canal+

Sa Panenka
«Le truc, c’est qu’en face de moi, il y a un grand gardien. Je me dis que si je le tire comme d’habitude, sur sa droite, il y a un risque qu’il l’arrête. Et je ne voulais pas non plus tirer sur sa gauche. J’ai eu le temps d’y penser avant que l’arbitre ne siffle et finalement, je décide de faire ce geste pendant ma course d’élan. Cela s’est bien passé et quelque part, je voulais aussi que ça reste».

Mon avis sur les propos de Zizou

Zidane accuse le provocateur OUI et NON c'est vrai qu'il est la source du problème mais la perte de maîtrise (personne n'est infaible sur terre !) ne peut pas complétement être mise sur le dos du provocateur...

"Le vrai coupable est celui qui provoque" selon Zidane. ON peut être d'accord, moi je ne le suis pas tout à fait mais en même temps il est difficile de juger, chacun réagit avec son éducation, son expérience et son passé... et comme zizou le dit ce n'est pas pour le fun qu'il a réagit si fortement c'est vraiment que Materazzi a réussit à toucher là où ça fait mal... et c'est dans ces rare cas que la réaction est plus forte que tout le contexte extérieur ainsi que notre raison qui ne peuvent ensuite que constater les dégats... Zidane en a pleuré, finir sa carrière sur une note de faiblesse, de perte de maîtrise... ce n'est pas facile à vivre.. on aimerait revenir en arrière et éviter les provocateurs mais c'est trop tard... Courage Zizou

mercredi 12 juillet 2006

Le vrai coupable est celui qui provoque selon Zidane

Source la-croix

Mondial: Zidane s'excuse pour son coup de tête mais ne regrette pas

Zinédine Zidane s'est excusé mercredi pour son coup de tête à Marco Materazzi en finale du Mondial de football, mais s'est refusé à exprimer tout regret, affirmant avoir été insulté par "des mots très durs" de l'Italien, le véritable "coupable", selon lui.

Depuis dimanche, partout dans le monde, on attendait les explications de Zidane qui s'est exprimé sur les chaînes françaises Canal+ et TF1 après trois jours de silence.

Mais il laisse peut-être sur sa faim ses supporteurs qui voulaient sans doute savoir si Materazzi s'était laissé aller à des propos xénophobes.

Si le Français a fait acte de contrition, et levé partiellement le mystère qui entourait son coup de sang, il n'a pas clairement révélé les mots exacts du défenseur italien.

Propos racistes, islamophobes? Zinédine Zidane n'a pas répondu ou pas voulu répondre, s'excusant auprès des jeunes qui le prennent en exemple.

"Je m'en excuse auprès des enfants qui ont regardé cela, a déclaré le meneur de jeu. Mon geste n'est pas pardonnable (...) Bien sûr que ce n'est pas un geste à faire. Je tiens à le dire haut et fort parce que cela a été vu par deux-trois milliards de téléspectateurs et des millions et des millions d'enfants."

Pour Materazzi, en revanche, aucun mot d'apaisement: "Je ne peux pas regretter mon geste car cela voudrait dire qu'il avait raison de dire tout cela. Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux pas dire cela. Et non, il n'a pas raison de dire ce qu'il a dit."

Zidane a indiqué que ce qu'avait dit Materazzi, "c'étaient des choses très personnelles". "Cela touche à la maman, à la soeur. Vous les écoutez une fois, vous essayez de partir. C'est ce que je fais parce que je m'en vais en fait. Vous écoutez deux fois, et puis la troisième fois..."

Il a été interrogé sur la véracité des articles de tabloïds anglais qui, s'appuyant sur des spécialistes en lecture labiale, ont accusé l'Italien d'avoir dit: "On sait tous que tu es le fils d'une pute terroriste". Zidane a juste répondu: "Ben oui".

Le joueur, qui a pris sa retraite à l'issue de la rencontre perdue par la France (1-1, 5-3 t.a.b), était arrivé le visage fermé et tendu, peu avant 17h00, au siège de Canal +, accompagné de deux de ses frères.

Zidane a, en revanche, était plus loquace sur les circonstances de l'incident survenu à la 110e minute de la rencontre qui a provoqué son exclusion.

"Il n'y avait pas de contentieux avant (avec les Italiens) même s'il y avait des frictions avec des joueurs, a-t-il indiqué. C'est le jeu, c'est comme cela de toutes façons depuis toujours, notamment dans une finale de Coupe du monde. C'est juste au moment où il y a ce tirage de maillot. Je lui dis de s'arrêter de me tirer le maillot. Que s'il le veut, je le change à la fin du match."

"Là il dit des mots, des mots qui sont très durs et il le répète plusieurs fois, a ajouté Zidane. Des mots qui sont parfois plus durs que les gestes. C'est quelque chose qui, de toutes façons, se fait très vite. Ce sont des mots qui me touchent au plus profond de moi."

L'ancien N.10 des Bleus, qui fait l'objet d'une enquête disciplinaire de la Fifa, n'a pas souhaité endosser l'habit du coupable et a renvoyé Materazzi à ses responsabilités.

"Ce que j'ai envie de dire c'est que l'on parle toujours de la réaction. Forcément, elle est punissable et elle doit être punie. Mais s'il n'y a pas provocation, il ne peut pas y avoir une réaction. Il faut sanctionner le vrai coupable, et le coupable, c'est celui qui provoque."

"Est-ce que vous croyez, vous, dans une finale de Coupe du monde comme cela, alors que je suis à dix minutes de la fin de ma carrière, que je vais faire un geste comme cela parce que cela me fait plaisir?"

Le défenseur italien a, lui, livré le même jour une version plus nuancée. "Je ne lui ai rien dit qui concernerait le racisme, la religion et la politique. Je n'ai pas parlé non plus de la mère. J'ai perdu ma maman à 15 ans et aujourd'hui encore je suis ému rien que d'en parler", a déclaré Materazzi dans une interview à la Gazzetta dello Sport.

Au sujet du racisme, Zidane a réservé ses critiques au dirigeant populiste italien Roberto Calderoli, qui avait déclaré que l'équipe de France était "composée de noirs, d'islamistes et de communistes". "(...) Vous pensez pas que c'est pire ça? Vous ne pensez pas que c'est grave ça?", a demandé le joueur.

Zinédine Zidane s'excuse auprès des enfants pour son geste mais...

Résumé de l'entretien en Zinédine Zidane et Michel Denisot sur Canal+ Mercredi soir

Zinédine Zidane s'est excusé, mercredi soir sur Canal+, pour avoir asséné un coup de tête au défenseur italien Marco Materazzi lors de la finale du Mondial 2006 de football entre la France et l'Italie.

"Je m'en excuse auprès des enfants et des personnes qui ont regardé cela, a déclaré le meneur de jeu français. Bien sûr que ce n'est pas un geste à faire. Je tiens à le dire haut et fort parce que cela a été vu par deux ou trois milliards de téléspectateurs et des millions et des millions d'enfants qui ont regardé cela."

"LE COUPABLE EST CELUI QUI PROVOQUE"

Il a affirmé avoir été insulté avec "des mots très durs". Interrogé sur la teneur exacte des propos de Materazzi, Zidane a indiqué que "c'étaient des choses très personnelles, cela touche à la maman, à la sÅ“ur. Il dit des mots et il les répète plusieurs fois. Vous les écoutez une fois, vous essayez de partir. C'est ce que je fais parce que je m'en vais en fait. Vous écoutez deux fois, et puis la troisième fois..." 

Michel Denisot lui a demandé si la réalité "recoupait" ce qu'avaient rapporté les tabloïds anglais qui, s'appuyant sur des spécialistes de la lecture labiale, ont accusé l'Italien d'avoir dit : "On sait tous que tu es le fils d'une pute terroriste."  Zidane a juste répondu : "Ben oui".

Le joueur, qui a pris sa retraite à l'issue du Mondial 2006, a toutefois indiqué "ne pas regretter" le coup de tête qui a provoqué son expulsion à la 110e minute de la rencontre. "Je ne peux pas regretter mon geste car cela voudrait dire qu'il avait raison de dire tout cela", a-t-il expliqué.

Au sujet de l'enquête disciplinaire diligentée contre lui par la Fifa, Zidane a répondu que, selon lui, "le coupable est celui qui provoque". "Mon geste n'est pas pardonnable mais il faut sanctionner celui qui a provoqué", a-t-il lancé.

Excuses publiques de Zidane

EXCUSES PUBLIQUES

Pour ce dernier match de sa carrière, Zidane quittait le terrain en larmes et laissait ses coéquipiers réduits à 10 pour la fin de la rencontre et pour la séance de tirs au but conclue sur la victoire de l'Italie (5-3).

"J'aurais préféré me prendre une droite dans la gueule", a poursuivi Zidane. "Je sais que ce n'est pas un geste à faire. Je tiens à le dire haut et fort.

"Parce que cela a été vu par deux milliards de téléspectateurs et par des millions d'enfants et je m'en excuse auprès d'eux", a-t-il ajouté.

"Je suis conscient que cela se passait à 10 minutes de la fin de ma carrière dans une finale de la Coupe du monde et qu'il ne fallait pas le faire. Mais je ne suis qu'un homme et rien d'autre."

"En revanche, je ne peux pas regretter ce geste car sinon cela voudrait dire que Materazzi a eu raison de dire ce qu'il a dit", a-t-il poursuivi.

Materazzi avait admis avoir insulté son adversaire mais il avait vivement démenti l'avoir qualifié de terroriste islamiste comme l'estimait l'association SOS-Racisme.

La FIFA a, de son côté, décidé d'ouvrir une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de l'incident et le président Sepp Blatter a laissé entendre que Zidane risquait de perdre sa distinction de meilleur joueur de la Coupe du monde.

"Il faut punir les provocateurs. Il faut regarder les images et voir ce qu'il m'a dit. Si quelqu'un peut lire sur les lèvres, on verra que j'ai dit la vérité", a souhaité Zidane.

"J'ai été provoqué. J'ai fait quelque chose qui n'était pas bien et j'ai été puni. Je ne veux attaquer personne mais je veux me défendre. On punit toujours la réaction et jamais la provocation", a-t-il déploré.

L'explication sur l'affaire Materazzi-Zidane

Zinedine Zidane a affirmé que le défenseur italien Marco Materazzi avait insulté sa mère et sa soeur lors de la finale de la Coupe du monde dimanche à Berlin.
"Il (Materazzi) m'a dit des mots très graves, des mots qui me touchaient au plus profond de mots. Des choses qui concernait ma mère et ma soeur", a déclaré Zidane lors d'une interview en direct sur Canal Plus.
"J'ai essayé de ne pas l'écouter mais il l'a répété deux ou trois fois et je suis un homme," Zidane a dit.
Blessé par cette insulte, le capitaine de l'équipe de France avait violemment réagi en donnant un coup de tête dans la poitrine de Materazzi lors de la seconde période de la prolongation dimanche à Berlin.
Ce geste lui avait valu une expulsion après l'intervention du quatrième arbitre, témoin de la scène depuis le bord de la pelouse.
Le numéro 10 des Bleus avait terminé la finale, seul dans les vestiaires, laissant ses coéquipiers réduits à 10 pour les dernières minutes de la rencontre puis lors de la séance des tirs au but.
Les Italiens ont remporté la quatrième Coupe du monde de leur histoire lors de la séance des penalties conclue par 5-3. Les deux équipes étaient à égalité au terme des 120 minutes.
Materazzi avait admis avoir insulté son adversaire mais il avait vivement démenti l'avoir qualifié de terroriste islamiste comme l'estimait l'association SOS-Racisme.
La FIFA a, de son côté, décidé d'ouvrir une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de l'incident et le président Sepp Blatter a laissé entendre que Zidane risquait de perdre sa distinction de meilleur joueur de la Coupe du monde.

Le "coup de boule" de Zinedine Zidane, un tube de l'été ?

Le coup de tête de Zinedine Zidane contre le défenseur italien Marco Materazzi dimanche en finale de la Coupe du monde est en un rien de temps devenu le thème d'une chanson qui pourrait tourner au "tube de l'été".

"Coup de boule" a été écrite lundi matin, juste après la défaite de la France à Berlin, par les trois responsables d'une petite maison de production de musique, "La Plage Records" (www.laplagerecords.com).

Zidane a été exclu sur carton rouge après avoir asséné un coup de tête sur la poitrine de Materazzi. Quelques minutes après, l'Italie gagnait la Coupe du monde 2006 aux tirs au but.

Emmanuel et Sébastien Lipszyc, fondateurs de La Plage, et le compositeur Franck Lascombes ont tenté de surmonter leur tristesse en écrivant sur un coin de table le refrain "Zidane, il a tapé", chanté sur un rythme de zouk.

Ce "Coup de boule" qui devait être une thérapie sous forme de blague pourrait rapporter beaucoup à leurs auteurs.

La chanson a été envoyée, via l'internet, à une cinquantaine d'amis et de contacts pour les consoler. La radio Skryrock l'a immédiatement diffusée, ce qui a déclenché la course aux droits de diffusion par les majors de la musique et les vendeurs de sonneries de téléphone portable.

"Ca a circulé a une vitesse incroyable. Mardi, c'était la folie", a dit à Reuters Sébastien Lipszyc.

"On discute avec quatre grosses maisons de disques et on pourrait signer demain (...) Oui, ça peut devenir lucratif, effectivement (...) Mais, si on peut faire danser tout le monde dessus cet été, ça nous fait marrer", a-t-il ajouté.

Dans les milieux de l'industrie du disque, on estime que les droits de diffusion pourraient être vendus jusqu'à 100.000 euros aux grandes maisons de disque.

Les excuses de Zidane mais pas les regrets

"C'est un geste qui n'est pas pardonnable et je m'en excuse auprès de tous les enfants qui ont pu regarder ça"
, a ajouté Zidane. Mais
"je ne peux pas regretter mon geste, parce que ça voudrait dire qu'il avait raison de me dire tout ça"
, a-t-il ajouté, évoquant les
"mots très durs"
proférés par le défenseur italien.

Zidane pourrait être privé de son titre de meilleur joueur, selon Sepp Blatter

Le président de la FIFA Sepp Blatter a affirmé mercredi que Zinédine Zidane pourrait être privé de son titre de meilleur joueur de la Coupe du monde après son expulsion lors de la finale perdue par la France contre l'Italie.
"Le vainqueur de cette récompense n'est pas désigné par la FIFA mais par une commission internationale de journalistes", observe M. Blatter dans le quotidien italien "La Repubblica". "Ceci dit, le comité exécutif de la FIFA a le droit, et le devoir, d'intervenir lorsqu'il est confronté à un comportement contraire à l'éthique sportive".

"Materazzi a insulté ma mère et ma soeur", dit Zidane

Zinédine Zidane a affirmé mercredi soir que le défenseur italien Marco Matezrazzi avait insulté sa mère et sa soeur lors de la finale de la Coupe du monde de football perdue dimanche soir par les Bleus. S'il s"'excuse", il a dit sur Canal+ qu'il ne pouvait toutefois "pas regretter" son geste.
Après une altercation verbale avec Materazzi, Zidane lui avait assené un coup de tête au torse, se faisant expulser à la 110e minute.
Materazzi a dit "des choses très personnelles", sur "ma maman, ma soeur", a expliqué Zidane. Il a eu "des mots qui sont très durs et qu'il répète plusieurs fois", des mots "parfois plus durs que des gestes (...) qui me touchent au plus profond de moi". "J'aurais préféré prendre une droite dans la gueule plutot que d'entendre ça", a ajouté l'ancien capitaine de l'équipe de France.
"C'est un geste qui n'est pas pardonnable et je m'en excuse auprès de tous les enfants qui ont pu regarder ça", a ajouté Zidane. Mais "je ne peux pas regretter mon geste, parce que ça voudrait dire qu'il avait raison de me dire tout ça", a-t-il ajouté, évoquant les "mots très durs" proférés par le défenseur italien.

Zidane devrait révéler ce soir les raisons de son coup de tête

Le fin mot de l'histoire, ce soir, à 19h 40 sur Canal+ ? Zinédine Zidane devrait donner sa version des faits qui l'ont conduit à asséner un violent coup de tête sur le torse de Marco Materazzi, dimanche, lors de la finale du Mondial de football perdue par la France face à l'Italie.

Si Materazzi a reconnu avoir proféré une "insulte" juste avant le geste de Zizou, la gravité de ses propos reste sujette aux allégations les plus contradictoires. Etaient-ils semblables à ceux que s'échangent les joueurs sur tous les stades du monde et à tous les niveaux sans que cela porte généralement à conséquence ? Ou avaient-ils une connotation raciste ou islamophobe ?

Les explications sont attendues en France, mais aussi dans de nombreux pays, tant l'attitude du capitaine des Bleus a suscité l'incompréhension. Pour l'heure, aux yeux de la Fédération internationale de football (FIFA), le Français est le seul concerné par l'enquête disciplinaire qu'elle a diligentée mardi. Et son président, Sepp Blatter, n'a pas exclu de retirer le titre de "meilleur joueur du Mondial" à Zidane.

Cependant, le cas de Materazzi est instruit par les médias internationaux et par les politiques. Et Zidane a reçu l'appui de son public (61 % le pardonnent, 52 % comprennent son geste selon un sondage CSA publié mardi par Le Parisien) mais aussi, ostensiblement, celui des plus hautes autorités françaises. Venu le premier à son secours, dès dimanche soir, Jacques Chirac lui a fait part lundi de "l'admiration et de l'affection de la nation toute entière" , tandis que le premier ministre, Dominique de Villepin, jugeait mardi que Zidane "restera un exemple".

"TOMBÉ DANS LE PIÈGE DES JOUEURS ITALIENS"

Materazzi a reconnu mardi avoir proféré une insulte, la justifiant par l'"arrogance" du Français. Sans donner de détails, le joueur de l'Inter Milan a toutefois relativisé la gravité de ses propos : c'était "une insulte de celles qu'on s'entend dire des dizaines de fois et qui nous échappent souvent sur le terrain".

La presse britannique, assurant s'appuyer sur des experts de la lecture sur les lèvres, affirme que Materazzi aurait dit à Zidane : "On sait tous que tu es le fils d'une pute terroriste". Faux, répond Materazzi qui, à l'en croire, ne sait "même pas ce que c'est qu'un terroriste islamiste"  et ne peut avoir mis en cause la mère de Zidane parce que, pour lui,"la maman est sacrée".

Zidane semble déjà s'être expliqué auprès de ses coéquipiers. Lilian Thuram n'a pas souhaité dévoiler mardi ce que leur capitaine leur a raconté. Mais les propos de cet homme très engagé dans la lutte contre le racisme dans le football, qu'il a toujours dénoncé publiquement et vigoureusement, notamment en Italie, semblent de nature à relativiser la gravité de ce qu'a vraiment dit Materazzi : "Ce n'est pas le plus important", a assuré Thuram. Selon lui, c'est Zidane qui est "tombé dans le piège des joueurs italiens".

Version de Materazzi dans l'affaire coup de boule en Finale

La Gazzetta dello Sport publiée mardi rapporte les propos de Marco Materazzi concernant son altercation avec Zinédine Zidane en finale de la Coupe du monde. Le joueur avoue avoir injurié le meneur de jeu de l'équipe de France. «J'ai tenu son maillot pendant quelques secondes seulement, il s'est tourné vers moi, il m'a parlé en raillant, il m'a regardé avec une super arrogance, de haut en bas en me disant : si vraiment tu veux mon maillot, je te le donnerai après. Je lui ai répondu avec une insulte, c'est vrai» a-t-il indiqué.

Interrogé sur la teneur de ses propos et notamment sur le fait de savoir si l'insulte portait sur la soeur du joueur, le grand défenseur n'a pas donné plus de précisions, indiquant juste qu'il s'agissait d'une «insulte de celles qu'on s'entend dire des dizaines de fois et qui nous échappent souvent sur le terrain.» Il a toutefois assuré ne pas avoir traité Zidane de «terroriste» car a-t-il dit, «je ne suis pas cultivé et je ne sais même pas ce que c'est un terroriste islamiste... ajoutant ne pas avoir non plus mis en cause la maman du numéro 10, parce que la maman est sacrée.» Le journal italien Corriere della Sera rappelle d'ailleurs que le défenseur de l'Inter Milan a perdu sa maman à l'âge de 14 ans et qu'il est peu probable qu'il ait eu des propos déplacés concernant celle de Zidane.

mardi 11 juillet 2006

Super buts et actions de football en vidéo

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la Fifa ouvre une enquête sur l'affaire Zidane

LONDRES (Reuters) - La Fifa annonce qu'elle va ouvrir une enquête sur les circonstances qui ont entouré l'expulsion de Zinedine Zidane lors de la finale de la Coupe du monde de football.

Dimanche, le capitaine de l'équipe de France, qui jouait le dernier match de sa carrière, avait asséné un coup de tête sur la poitrine du défenseur italien Marco Materazzi lors de la prolongation de la finale, vraisemblablement après une provocation verbale de l'Italien.

Ce carton rouge était le 14e de la carrière de Zidane.

La teneur exacte des propos tenus par Materazzi reste un mystère, mais le défenseur a assuré qu'il n'avait pas traité Zidane de "sale terroriste".

"La Fifa va ouvrir une enquête disciplinaire sur le comportement de Zidane pour établir aussi précisément que possible les circonstances exactes qui ont entouré l'incident", déclare l'instance internationale dans un communiqué.

L'ARBITRAGE EN QUESTION

Depuis l'expulsion de l'ancien capitaine de l'équipe de France, une polémique enfle quant à la manière dont l'arbitre central argentin, Horacio Elizondo, a pris connaissance du comportement de Zidane.

Selon Raymond Domenech, c'est le quatrième arbitre, l'Espagnol Luis Medina Cantalejo qui, sur la foi d'images vues sur un écran de contrôle, a averti Elizondo de l'incident entre Zidane et Matterazi.

Medina Cantalejo, soutenu par la Fifa, niait cette version des faits sur la radio espagnole Cadena Sers.

"Je l'ai vu en direct, je n'ai rien inventé. Le ballon était ailleurs et c'est dans cette direction que l'arbitre regardait, tandis que les arbitres de touche se replaçaient."

"Je demande toujours à mon quatrième arbitre de garder un oeil sur les joueurs parce que des événements peuvent se produire alors que les joueurs se replacent. C'est ce que j'ai fait."

Dans un communiqué, l'instance mondiale du football a confirmé les dires de Medina Cantalejo.

"L'incident a été remarqué directement (c'est à dire recours à un écran de contrôle) par le quatrième arbitre Luis Medina Cantalejo depuis le bord du terrain, qui a averti l'arbitre central et ses assistants."

Ironie de l'histoire, c'est le même Zidane qui a été désigné lundi par la presse meilleur joueur du tournoi.

La Fifa n'est pas en mesure d'affirmer combien de suffrages avaient été exprimés avant l'expulsion du Français.

"Les bulletins de vote ont été déposés dans des urnes au centre de presse de Berlin et il est resté ouvert jusqu'à minuit le jour de la finale," a déclaré un responsable de la Fifa.

"Il est impossible de déterminer combien de journalistes avaient déjà déposé leurs bulletins avant le match et combien l'ont fait pendant puisque les votes ne sont comptabilisés qu'après l'expiration du délai."

Les Français quant à eux semblent avoir pardonné dans leur majorité à Zidane.

Selon un sondage de l'institut CSA publié mardi par Le Parisien, 61% disent pardonner le geste du meneur de jeu français, contre 27% qui ne pardonnent pas.

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