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jeudi 23 novembre 2006

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Vidéo Ségolène Royal

Vidéo Ségolène Royal Premier discours en tant que candidate officielle du parti socialiste

Les pouvoirs du Président de la République

 

Les pouvoirs du Président de la République

Président de la République française

La Présidence de la République est la plus haute fonction de l'organe exécutif de la République française. La République française ne s'est dotée d'un président qu'à partir de 1848 (IIe République). Depuis cette date, cette fonction a été assumée par vingt-deux présidents.

Cinquième République  [modifier]
La présidence dans la Cinquième République est la plus haute fonction de l'État. Contrairement aux Présidents de la Quatrième République, lesquels n'étaient là, selon l'expression consacrée, que pour « inaugurer les chrysanthèmes » [1], le Président de la Ve République dispose de pouvoirs étendus.

Le mandat présidentiel  [modifier]
Les caractéristiques du mandat et de la fonction présidentiels sont définis par la Constitution de la Cinquième République aux articles 5 à 19. La place même de ces articles dans le texte fondamental montre l'importance nouvelle donnée à la fonction.

Depuis un référendum de 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct. Le scrutin est uninominal et comporte deux tours. La durée de son mandat est de cinq ans depuis la réforme constitutionnelle de 2000 instaurant le quinquennat, qui a pris effet pour la première fois avec la réélection de Jacques Chirac en 2002. La durée du mandat était auparavant de sept ans (septennat) depuis 1873. Depuis 2002 il est de 5 ans.

En cas d'impossibilité pour le Président, constatée par le Conseil constitutionnel, d'exercer ses fonctions présidentielles, c'est le président du Sénat qui assure l'intérim. Jusqu'à présent, seul Alain Poher a dû assumer cette tâche : en 1969 après la démission de Charles de Gaulle et à nouveau en 1974 après le décès de Georges Pompidou.

Le chef de l'État est le détenteur du pouvoir exécutif et le chef des armées françaises. Il est « garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire » (article 64 de la Constitution) ; il nomme le président du Conseil supérieur de la magistrature. Il est aussi grand maître de la Légion d'honneur (la plus haute autorité de l'ordre) et co-prince d'Andorre.

Le président nomme le Premier ministre qui dirige le pays avec son gouvernement. Comme l'Assemblée Nationale peut démettre (par une motion de censure) le gouvernement, le président est forcé de nommer un Premier ministre soutenu par l'Assemblée nationale. Si la majorité parlementaire est opposée à celle du président, cela conduit à une cohabitation politique. À l'inverse si la majorité parlementaire soutient l'action du président, le Premier ministre nommé se contentera de suivre les choix et décisions du président.

Enfin, le président de la République peut, par l'article 16 de la Constitution, décider d'assumer des pouvoirs exceptionnels en cas de circonstances exceptionnellement graves. Seul Charles de Gaulle a utilisé cet article, le 23 avril 1961.

Monarque républicain ou vrai chef du gouvernement ?  [modifier]
Les pouvoirs que possèdent le président français et la pratique qu'en ont faite les titulaires successifs de la fonction lui confèrent une double caractéristique.

D'une part l'élection au suffrage universel, depuis 1962, lui donne une très forte légitimité que l'on compare souvent à un sacre. Les présidents ont ainsi un lien direct avec la nation, qu'ils tentent de préserver en prenant leurs distances avec la gestion du pays au jour le jour. On parle couramment de « monarque républicain ».

Toutefois, le président ne demeure pas dans une simple position de garant de la Constitution ou de référent ultime en cas de trouble, comme c'est le cas du chef de l'État dans de nombreux pays européens, en particulier monarchiques. Il possède des pouvoirs très importants : droit de dissoudre l'Assemblée nationale, choix du Premier ministre, nomination du gouvernement. Lors de la campagne présidentielle, les candidats présente un projet de gouvernement ; une fois élu, le Président s'exprime régulièrement sur des questions de politique intérieure et prend parfois à sa charge les choix importants.

Le président est donc partagé entre une dimension « spirituelle », par laquelle il incarne la nation, et une dimension « temporelle », celle de la direction des affaires[2]. Toutefois les périodes de cohabitation viennent encore compliquer la situation. Le président ne possède alors presque plus de pouvoir sur le gouvernement, sauf dans le domaine des affaires étrangères.

Cette situation donne au Président français une situation exceptionnelle et mal cernée par les théories du droit constitutionnel classique. On associe en général droit de dissolution et responsabilité devant le Parlement : le chef de gouvernement anglais possède les deux, le président américain aucun. Dans le système français, c'est le président qui dispose du droit de dissolution, mais c'est le Premier ministre qui est responsable devant le Parlement. Le général de Gaulle, par le biais de référendums réguliers, a mis en place une responsabilité du Président devant le peuple français : c'est sur un référendum perdu qu'il a quitté ses fonctions. Ses successeurs se sont contentés d'une responsabilité devant le peuple lors de la réélection.

Les présidents de la Cinquième République  [modifier]
Voir les articles Article 49 de la Constitution de la cinquième République française et Historique des gouvernements de la France.
Les présidents de la Vème République sont :

Charles de Gaulle (1958-1969)
Georges Pompidou (1969-1974)
Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981)
François Mitterrand (1981-1995)
Jacques Chirac (1995- )

Prérogatives constitutionnelles  [modifier]
Les prérogatives du Président de la République peuvent être distinguées entre celles de ses prérogatives qui sont dispensées du contreseing du Premier Ministre (souvent abusivement appelés pouvoirs propres) en vertu de l'article 19 et celles qui y sont soumises en vertu du même article.

Prérogatives dispensées du contreseing  [modifier]
Nomination du Premier Ministre, acceptation de sa démission (Article 8, alinéa 1).
Référendum, sur proposition du Gouvernement ou proposition conjointe des deux assemblées, relatif à une loi ou à la ratification d'un traité (Article 11). Le résultat du référendum lie le Président.
Dissolution de l'Assemblée Nationale (Article 12). Il ne peut dissoudre de nouveau dans l'année qui suit.
Pouvoirs spéciaux de l'Article 16.
Droit de message aux Assemblées (Article 18).
Saisine du Conseil constitutionnel en vue d'un contrôle de constitutionnalité d'une loi (Article 61) ou d'un traité (Article 54).
Nomination de trois membres du Conseil constitutionnel et choix de son président (Article 56).

Prérogatives soumises à contreseing  [modifier]
Nomination et révocation des membres du Gouvernement sur proposition du Premier Ministre (Article 8, alinéa 2).
Présidence du Conseil des ministres.
Promulgation des lois, possibilité de demander au Parlement une nouvelle délibération d'une loi ou de certaines de ses dispositions ; elle ne peut lui être refusée (Article 10).
Pouvoir réglementaire et de nomination aux emplois civils et militaires par attribution (pouvoir général attribué au Premier Ministre) (Article 13).
Chef de la diplomatie : accréditation des diplomates, diplomates étrangers accrédités auprès de lui (Article 14)
Chef des armées, présidence des conseils supérieurs de la Défense nationale (Article 15).
Droit de grâce (Article 17).
Ouverture et clôture des sessions extraordinaires du Parlement, hors les cas où celui-ci se réunit de plein droit (Article 30).
Négociation des traités, ratification de ceux-ci quand une loi n'est pas exigée en vertu de l'Article 53 (Article 52).
Présidence du Conseil supérieur de la magistrature (Article 65)
Initiative de la révision de la Constitution sur proposition du Premier Ministre (Article 89).

Résidences et fonctions particulières  [modifier]
La résidence officielle et bureau du président est le Palais de l'Élysée, sis à Paris, rue du Faubourg Saint-Honoré.

Parmi les autres résidences présidentielles, on compte :

Le Fort de Brégançon, dans le sud de la France sur la côte varoise, actuel lieu de villégiature officiel.
L'Hôtel de Marigny, à côté du Palais de l'Élysée, lieu d'accueil des représentants étrangers.
Le Château de Rambouillet, habituellement ouvert aux visiteurs et de temps en temps siège de réunions officielles.
Le Domaine National de Marly-le-Roi, habituellement ouvert aux visiteurs et de temps en temps siège de réunions officielles.
Le Domaine de Souzy-la-Briche, dans l'Essonne, une simple résidence privée.
Le Président de la République Française est Chanoine honoraire de la Basilique-cathédrale Saint-Jean du Latran à Rome (Ce qui lui permet d'entrer à cheval dans cette basilique). Il est également co-prince d'Andorre selon la constitution de cette principauté.


Election présidentielle 2007

Dates du scrutin
Les dates du scrutin, qui seront confirmées par décret, ont été rendues publiques par une communication du ministre de l'Intérieur au Conseil des ministres du 24 octobre 2006[1].

dimanche 22 avril 2007 : premier tour.
dimanche 6 mai 2007 : deuxième tour éventuel.
Toutefois en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française et dans les ambassades et les postes consulaires situés sur le continent américain, le scrutin sera avancé d'un jour. Le premier tour y aura donc lieu le samedi 21 avril 2007, et le second tour éventuel le samedi 5 mai.

Candidats déclarés
Les différentes personnes citées dans ce paragraphe sont celles qui ont formellement déclaré leur intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2007. Il est cependant quasi-certain que toutes ne soient pas présentes.

En effet, la liste officielle des candidats ne sera publiée par le Conseil constitutionnel français que quelques semaines avant le premier tour après examen de leur candidature. Les candidats doivent remplir certaines conditions, entre autres de recueillir au moins 500 parrainages d'élus provenant d'au moins trente départements. Il est parfaitement envisageable que certains candidats déclarés échouent à présenter une candidature valide.


Le mandat sera que pour 5 ans cette fois ci! Pour pouvoir voter il faut plus de 18 ans être français avoir les droits civiques et être inscrit sur les listes électorales. Le scrutin se déroule au sufrage universel direct, si un candidat obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (50 pourcent+1voix) au premier tour, il est élu.

Les Pro Ségolène

Soutiens

Certaines personnalités ont ouvertement exprimé leur soutien à Ségolène Royal. Les organes de presse les ont parfois qualifiées de « royalistes », terme auquel Ségolène Royal préfère celui de « ségolistes ». Quelques noms de personnes la soutenant :

Au Parti socialiste

    * Jean-Marc Ayrault (Député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale)[43] ;
    * Malek Boutih (Secrétaire national chargé des questions de société du PS)[44];
    * Christophe Caresche (Député de Paris)
    * Gérard Collomb (Sénateur-maire PS de Lyon, président du Conseil national du PS) réf. nécessaire ;
    * Julien Dray (Député de l'Essonne, secrétaire national et porte-parole du PS)[45] ;
    * Jean-Yves Le Drian (Président PS du conseil régional de Bretagne)[46] ;
    * Jean-Noël Guérini (Président du conseil général des Bouches-du-Rhône)
    * Pierre Mauroy (ancien premier ministre)[47] ;
    * Arnaud Montebourg (Député PS de la Saône-et-Loire, co-animateur du courant Rénover maintenant, fondateur de la Convention pour la sixième République)[48] ;
    * François Rebsamen (Maire de Dijon et numéro 2 du PS) ;
    * Michel Sapin (Président PS du conseil régional du Centre)[49].
    * Georges Frêche (Président du conseil régional du Languedoc-Roussillon) qui lui a dit: "tu es ici chez toi".
    * Christian Paul (Député Socialiste)[50]
    * Maxime Bono (Député-maire de La Rochelle)[51]
    * Jack Lang (Député PS du Pas-de-Calais)[52], qui pourtant, avait écrit mais non publié un livre "antiségolène"[53]
    * Jean-Louis Bianco (Député et président du Conseil Général des Alpes de Haute-Provence, ancien secrétaire général de l'Elysée)

En dehors du Parti socialiste

    * Jacques Attali réf. nécessaire;
    * Danielle Mitterrand réf. nécessaire ;
    * Oscar Temaru (Président indépendantiste de la Polynésie française)[54]
    * Daniel Cohn-Bendit (Député européen des Verts) a annoncé son soutien à la candidature de Ségolène Royal pour l'investiture du PS en vue du second tour. Il soutient Dominique Voynet, candidate des Verts au premier tour[55].

Positionnement de Ségolène Royal

Après une période d'écoute qu'elle qualifie de « diagnostic partagé », Ségolène Royal commence à exposer plus précisément ses prises de positions à partir du printemps 2006. Toutefois, ses détracteurs l'accusent toujours de ne pas avoir de programme clairement défini et de se situer dans l'aile droite du parti, ce qui est contesté par ses partisans.

Économie

Consulter également les synthèses sur la fiscalité[23] et le co-développement[24].

En matière économique, Ségolène Royal explique dans les Échos[25] être favorable à une nouvelle donne économique (« un bon deal[26] ») alliant performance économique et justice sociale.

Elle envisage, entre autres, d'instaurer un statut fiscal incitatif pour les investissements dans la recherche, l'innovation et l'environnement. Elle n'est également pas opposée à des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35 heures, etc.) à condition que le CDI reste une référence et que de nouvelles sécurités soient trouvées pour compenser une plus grande flexibilité. Elle se pose comme objectif de réduire les déficits par une politique économique favorable à la croissance, mais également de réduire le train de vie de l'État (éviter les gaspillages, éliminer les doublons, etc.).

Pour réduire le coût du travail (causé par les charges selon elle), elle propose de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Enfin, elle se prononce pour une augmentation du Smic et insiste sur le fait que personne ne doit être payé à ne rien faire.

Institutions

Ségolène Royal s'est prononcée pour le non-cumul des mandats (prévu dans le projet du Parti socialiste) et par souci de « cohérence » elle a décidé de ne pas poser sa candidature au renouvellement de son mandat de député des Deux-Sèvres[27] qu'elle cumulait avec la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004.

Invitée par Arnaud Montebourg le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse, elle se prononce pour une nouvelle république et pour le partage du pouvoir actuellement concentré entre les mains du chef de l'État.

Le 22 octobre 2006, elle déclare qu'elle souhaite limiter à deux le nombre de mandats pour le Président de la République et limiter dans le temps celui de tous les élus.

Pour impliquer les citoyens dans les processus politiques, elle émet l'idée de faire évaluer l'action des élus par des jurys citoyens. Cette proposition a soulevé immédiatement de vives réactions d'hommes politiques et d'éditorialistes la comparant à « Mao »[28], aux « sans-culotte de 1793 »[29], à Boulanger, Déroulède, Pétain[30], « Pol Pot »[31], aux « soviets »[32], d'être une mesure qui « confine à la stupidité »[33] ou lui reprochant d' « épouser un populisme qui ferait le jeu de l'extrême-droite »[34] ainsi que des critiques de l'Association des maires de France.

Immigration

Elle est en accord avec les positions officielles du Parti Socialiste sur les questions d'immigration. Elle est donc favorable aux dispositifs administratifs d'intégration et de naturalisation des personnes immigrées arrivées légalement ou clandestinement sur le territoire national.

Elle se prononce contre le principe même d'immigration choisie voulue par Nicolas Sarkozy, estimant "insupportable" que la France aille "piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé" et prône le codéveloppement des pays en voie de développement.

Politique étrangère et Europe

Voici certaines prises de positions le 20 août 2006, à Frangy-en-Bresse, à propos de la politique étrangère

Elle critique la politique étrangère effacée de la France alors qu'elle est membre du Conseil de sécurité et que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés. Elle a honte du classement international de la France en matière d'aide au développement au 18e rang sur 21 pays. Elle dénonce, sans citer de pays, qu'une partie de cette aide irait à des pays peu démocratiques. Elle ironise sur la performance de la France concernant les ventes d'armes aux dictatures.

Concernant le Traité établissant une Constitution pour l'Europe : elle fixe l'horizon, d'une Europe sociale, politique, de l'environnement et de la recherche comme chantiers majeurs. Elle exclut que les socialistes proposent à nouveau la ratification d'un traité constitutionnel que le peuple français a rejeté. Le projet socialiste prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court, visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Ce texte, une fois négocié, serait soumis à un référendum populaire. Ségolène Royal défend depuis son discours du 11 octobre 2006 une « Europe par la preuve »[35]. Cette vision est très critiquée par les fédéralistes européens[36]. D'autre part elle s'oppose à ce que l'Iran développe, même pour un usage civil et énergétique, une capacité nucléaire. (un droit qui est pourtant garanti à tous les pays par les traités internationaux)[37]

Concernant la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, elle estime que les guerres préventives aggravent plus les problèmes qu'elles prétendent traiter, qu'il n'y a plus que George W. Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak et que le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. Elle qualifie de « simpliste » la théorie de l'Axe du Mal avancée par George W. Bush et considère la peur comme une mauvaise conseillère[38].

La politique étrangère semble être le point faible de la candidate du PSréf. nécessaire. Si la presse étrangère la voit comme « celle qui peut sauver les socialistes », de plus en plus de critiques se font jour, dans les quotidiens de tous bordsréf. nécessaire. Pour le très conservateur quotidien espagnol ABC, « Royal est une personnalité vide d'idéologie, un pur produit marketing disant à chacun ce qu'il a envie d'entendre, sans autre objectif que de grappiller des voix, et qui n'a guère de scrupules à proposer plusieurs solutions contradictoires au même problème.réf. nécessaire »

Concernant la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, Ségolène Royal a déclaré qu'elle se rangerait à l'avis des Français. Cette phrase, prononcée lors de sa conférence de presse à l'Assemblée Nationale le 11 octobre 2006, a laissé sur leur faim les observateurs politiques.

Société

Ségolène Royal n'est pas favorable à une dépénalisation du cannabis qui serait selon elle, « un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue ». Quant à la question de la légalisation de la prostitution (sur le modèle allemand), elle se dit contre ce qu'elle appelle « la vente des corps » et qu'elle considère contraire à la charte internationale des droits de l'Homme.

Homosexualité et homoparentalité

Ségolène Royal a émis des réserves sur le mariage homosexuel : « Je me suis toujours refusée à instrumentaliser les questions de société pour faire "dans le coup". Je préfère le mot union à celui de mariage pour ne pas bousculer les repères traditionnels, la famille c'est un père et une mère[39]. » Néanmoins, depuis juin 2006 et un entretien paru dans le magazine Têtu, elle a déclaré qu'elle appliquerait le programme du parti socialiste qui comprend le mariage des couples de même sexe et de leur droit à l'adoption en promettant leur mise en place en cas de victoire socialiste. Engagement qu'elle a clairement pris à l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006.

Sécurité

En juin 2006, Ségolène Royal révèle certaines des solutions qu'elle envisage pour « tarir la source de la délinquance ». Elle surprend jusque dans son camp par un discours de fermeté, proposant notamment de placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». A l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006 elle insiste sur le fait que toutes les alternatives à la prison doivent être développées et que des camps humanitaires encadrés par des militaires peuvent permettre à un mineur délinquant de « reconquérir l'estime de soi ». Elle reconnait cependant que tous ne pourront en profiter pour des raisons matérielles.

Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales[40] au premier acte d'incivilité de l'enfant » pour « responsabiliser » les parents et propose la création d'« écoles de parents » où seraient tenus de se rendre les parents d'enfants ayant commis des incivilités répétées. Enfin, elle propose la création de « tuteurs de collèges » qui permettraient à certaines classes d'être encadrées par deux adultes.

Travail

Elle valorise la valeur du travail le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse et se déclare pour un syndicalisme de masse (« Les Français ne sont pas fâchés avec la valeur du travail mais profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. (...) La France doit sortir de l'archaïsme de ses relations sociales. J'ai vu, en Suède, un autre état d'esprit et des pratiques bien différentes, grâce à un syndicalisme de masse »).

Elle considère que les 35 heures ont été un progrès pour une majorité de salariés, mais une régression pour d'autres. Le deuxième chapitre du livre édité sur son site Internet, intitulé les désordres du travail, développe cette idée, s'inspirant notamment des travaux de La République des idées qui a démenti tout lien avec Ségolène Royal.

Éducation

Le 8 novembre 2006 est apparue sur Internet une vidéo de Ségolène Royal lors d'une séance avec des professionnels sur le travail des enseignants, qui sont les cadres du PS, dans laquelle elle y propose notamment qu'ils effectuent 35 heures de présence au collège pour améliorer le soutien scolaire[41], ce qui représente un doublement de leur astreinte.

Association « Désirs d'avenir »

« Désirs d'avenir » est le nom de l'association de soutien à Ségolène Royal dans sa « candidature à la candidature » au Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2007.

« Désirs d'avenir » est aussi le nom d'un vaste « forum participatif » qu'elle a lancé sur Internet mi-février 2006[42]. Le site se veut une illustration de la « démocratie participative » prônée par Ségolène Royal. Plusieurs débats sont ouverts à la participation des citoyens internautes sur divers sujets (justice, prison, école, téléchargement, etc.). Les remarques et commentaires apportés par les internautes doivent, normalement, faire ensuite l'objet de synthèses (a priori sous forme de livres) où Ségolène Royal note les idées qu'elle a retenues de ces échanges. Des modérateurs contrôlent les messages, les moins constructifs et certains émettant des critiques sur les propositions de Royal ne sont pas diffusés.

Le principe a fait école et tout au long de 2005 se sont ouverts des blogs « Désirs d'avenir » départementaux, voire communaux.

Ségolène Royal Ministre de l'Environnement

Ministre de l'Environnement

Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement[10] du Gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.

Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).

Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une Direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau, réforme de la police des eaux (coordination internationale de la gestion de l'eau).

Elle accoucha de son quatrième enfant, Flora, alors qu'elle était ministre. C'était la première fois qu'une ministre en France accouchait pendant son mandat. De plus, elle a fortement médiatisé cette naissance en montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes, ce qui suscita un débat sur la séparation entre la vie publique et la vie privée, surtout que son compagnon, François Hollande n'était pas favorable à une telle médiatisation

Carrière Politique de Ségolène Royal

Carrière politique

En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du VIe arrondissement. Conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle est remarquée par Jacques Attali et devient de 1982 à 1988 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour les questions de santé, d'environnement et de jeunesse[3], traversant donc, les crises de Tchernobyl et son traitement exceptionnel en Europe par Pierre Pellerin[4], de l'attentat du Rainbow Warrior et les retombées des essais sur les polynésiens [5].

En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), commune de résidence de sa mère. Cependant, devant le refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos de Micheline Vincent, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle démissionne de ce poste fin 1986. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance[6]. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau.

En 1988, elle parvient à demander à François Mitterrand, le jour de son investiture pour son second septennat, s'il peut l'aider pour obtenir un mandat électif en vue des prochaines élections législatives. Elle est ainsi « parachutée » dans les Deux-Sèvres, en remplacement de Jean-Paul Jean la veille de la fin des inscriptions aux listes électorales. Après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu'elle allait leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou[7] », elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l'École au second tour avec un score de 50,57%. Commentant son succès dans une circonscription historiquement ancrée à droite, elle déclare : « Pour un parachutage, l'atterrissage est réussi. ». François Mitterrand accorde en 1992 une subvention de 50 millions de francs, inscrivant la circonscription de Ségolène Royal dans ses grands travaux présidentiels, ce qui a pour effet d'imposer Ségolène Royal dans son assise locale.

En 1995, elle obtient l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à la mairie de Niort mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.

Elle a annoncé en 2006 qu'elle ne se représenterait pas au poste de députée. Le PS a investi Delphine Batho pour lui succéder.

Le 16 novembre 2006 elle a été désignée par 60,60 % des 178 000 militants socialistes[8] comme candidate officielle du parti socialiste pour les présidentielles de 2007. Ses adversaires étaient Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius[9].

Biographie de Ségolène Royal

Biographie

Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal, est la fille de Jacques Royal, ancien colonel d'artillerie devenu représentant de commerce et adjoint au maire de Chamagne (Vosges), et de Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans : Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert. À 19 ans déjà, elle assigne son père en justice et gagne, car il refusait de divorcer et de verser une pension alimentaire à sa femme Hélène Dehaye pour financer les études de ses enfants. Après de longues années de procédure, Jacques Royal, atteint d'un cancer du poumon, meurt au cours de l'été 1981, sans avoir revu six de ses huit enfants que Marie-Ségolène avait convaincus de défendre résolument leur mère.[1]

Elle est la compagne en union libre, depuis la fin des années 1970, de François Hollande rencontré à une soirée de l'École nationale d'administration (ENA), qui était un jeune magistrat de la Cour des comptes, aujourd'hui premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984) Clémence (1985) Julien (1987) et Flora (1993).

Site sur Ségolène Royal

Le site de Ségolène Royal
Site officiel de Ségolène Royal députée de la 2ème circonscription des Deux-Sèvres.
www.segoleneroyal.com/

Royal sur le site de l'assemblée nationale
Portrait de Ségolène Royal sur le site de l'assemblée nationale
www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_id/2650.asp

Ségolène Royal  sur Wikipedia
Portrait de Ségolène Royal sur Wikipedia.
fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9gol%C3%A8ne_Royal

Segolene.org - annuaire Royal
L'anuaire des sites consacrés à Ségolène Royal.
www.segolene.org/

Portrait de Ségolène Royal

Ségolène Royal

Source Wikipedia

Ségolène Royal    , née Marie-Ségolène Royal le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal (commune d'arrondissement de Ouakam), est une femme politique française. Membre du Parti socialiste, ancienne ministre, elle est présidente du conseil régional de Poitou-Charentes depuis avril 2004 et députée des Deux-Sèvres.

Elle a été désignée candidate officielle du Parti socialiste pour l'élection présidentielle d'avril 2007 par le vote des militants du PS le 16 novembre 2006 et investie à la Mutualité le 26 novembre. La veille de cette investiture, le comité directeur du PRG lui avait accordé son soutien, décidant par là-même de ne pas présenter de candidat issu de ses rangs. Le Mouvement républicain et citoyen a également choisi de la soutenir, lors d'une convention nationale réunie à Paris le 10 décembre 2006, au cours de laquelle l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a annoncé le retrait de sa propre candidature et son ralliement à celle de Ségolène Royal.

Biographie
Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal (commune d'arrondissement de Ouakam), est la fille de Jacques Royal, ancien colonel d'artillerie devenu représentant de commerce et adjoint au maire de Chamagne (Vosges), et de Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans (Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert). À 19 ans, elle assigne son père en justice et gagne, car il refusait de divorcer et de verser une pension alimentaire à sa femme pour financer les études de ses enfants.

Elle est la compagne en union libre, depuis la fin des années 1970, de François Hollande, alors jeune magistrat de la Cour des comptes, rencontré à une soirée de l'École nationale d'administration (ENA). Il est depuis 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984), Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1993).

Candidats à la Présidentielle 2007

Voici la liste des candidats

  • Ségolène Royal (PS)
  • Nicolas Sarkozy (UMP)

    • Je suis presque sur que cela sera un des 2 mais il y a les autres:

    • Olivier Besancenot
    • Jacques Chirac
    • Arlette Laguiller
    • José Bové
    • Dominique de Villepin
    • Dominique Voynet
    • Marie-George Buffet
    • Clémentine Autain
    • Jean-Pierre Chevènement
    • François Bayrou
    • Corinne Lepage
    • Philippe de Villiers
    • Nicolas Dupont-Aignan
    • Christine Boutin
    • Alain Mourguy
    • Nicolas Miguet
    • Christian Chavrier
    • France Gamerre
    • Jean-Marie Le Pen
    • Jean-Marc Governatori
    • Edouard Fillias
    • Yves-Marie Adeline
  • Listes des personnalités non-candidates...
  • # Dominique Strauss-Kahn # Laurent Fabius # Lionel Jospin # François Hollande # Jack Lang # Daniel Cohn-Bendit # Bertrand Delanoë # Gaël Hascoët # Noël Mamère # Yves Cochet # Christiane Taubira # Marine Le Pen # Dieudonné

Comment j’ai «googlisé» ma vie intime sur Internet

Comment j’ai «googlisé» ma vie intime sur Internet

Nos ex, nos potes d’enfance, nous-mêmes... Tout le monde pianote sur Google en quête de son histoire privée. Les résultats? Surprenants, drôles ou poignants.

NIC ULMI
Publié le 06 juin 2006

Autrefois, pour pister une personne perdue de vue, il fallait sortir les grands moyens. Remonter le fil de proche en proche. Prendre une voiture, une carte routière et une semaine de congé. Ou alors engager un détective. Laborieux. Cher. À réserver aux cas graves. Aujourd'hui? En pianotant une minute sur Google – le temps d'une pause minime au bureau entre deux coups de fil –, on peut tenter de savoir ce qu'est devenu notre amour d'enfance ou le camarade qui nous terrorisait à l'école. En toute discrétion. Sans se mouiller. Sans presque interrompre le fil ordinaire de nos pensées.

Remarquez, la réciproque est également vraie. Le même passage éclair sur le plus usité des moteurs de recherche sur internet suffit aux autres pour savoir où on en est, nous. Enfin, à peu près. «Si je fais une recherche sous mon nom, je suis chauffeur pour la Migros ou general director d'un hôtel de luxe», signale Philippe, qui est en réalité organisateur de spectacles et musicien. Entre les faux indices semés malgré eux par les homonymes, les impasses et les trouvailles inattendues, petit survol des manières dont nous googlisons désormais à tour de bras notre vie privée.

Le festival des ex
Posez la question autour de vous et vous verrez que presque tout le monde l'a fait. Par nostalgie, curiosité, jalousie ou vanité («Je regarde si l'une d'entre elles est devenue quelqu'un d'important…»), on googlise ses ex. Immodérément. «J'y ai passé des nuits blanches. Mon mari n'en pouvait plus. Maintenant, je me suis rangée et je dors un peu plus», raconte Helen, accro qui se soigne.

«Je viens de retrouver la première grande passion de ma vie. Une brève mais mémorable idylle qui date de 35 ans. J'en avais huit... Cela dit, pas sûr que fouiller dans le passé soit toujours une bonne idée», souffle Antonin. Pourquoi? «J'étais raide dingue de cette petite fille, connue dans une colonie de vacances en Bretagne. J'ai beaucoup pleuré à la fin du séjour.» Le garçon multipliera les tentatives de la retrouver. «Il y a vingt ans, j'ai fait paraître une petite annonce dans Libé. Quand internet est arrivé, une des premières choses que j'ai faites a été de la chercher. Depuis lors, j'ai réessayé tous les six mois. Je suis même retourné à l'endroit où elle habitait dans les années 70...»

Et puis? «Il y a deux mois, un peu par désœuvrement, j'ai remis ça. Tout à coup, il y avait des résultats sur Google, qui pointaient vers le site copainsdavant. Comme elle venait de divorcer, elle avait repris son nom de jeune fille. Je me suis inscrit et depuis lors, nous communiquons. Mais…» Mais quoi? «Elle ne se souvient pas de moi. Elle a même dû téléphoner à sa mère pour lui demander si elle avait vraiment été en vacances telle année à tel endroit…»

Le goût des racines

Dans cette ville pleine de racines qui partent ailleurs, on pianote beaucoup sur Google pour renouer avec un passé géographiquement éloigné. «J'ai envie de retourner faire des choses au Maroc. J'ai donc commencé à me demander ce qu'étaient devenus les gens que je fréquentais quand j'y vivais», raconte Badia. Alors? «J'ai retrouvé un copain d'adolescence qui est devenu un grand artiste peintre.»

Cécile googlise, elle, son enfance à Paris. «J'ai retrouvé le prof qui nous apprenait la vie des oiseaux. Je lui dois ma sensibilité à l'environnement. Il est d'ailleurs devenu porte-parole d'une organisation écolo.» Qui d'autre? «Mon voisin. Mon premier amour. Et ma grand-mère, qui s'en est allée en abandonnant ma mère qui avait 15 ans. J'ai retrouvé sa trace à Pompano Beach, Floride.»

L'ego-trip

«Se googliser soi-même, c'est un petit vertige», signale Consuelo. Surtout si vous y découvrez une vie que vous n'avez pas. «Un jour, je suis tombée sur ma bio, faite par un copain qui était un peu amoureux de moi. Un gag-sérénade. Ça commençait de manière réaliste, puis ça décrivait une carrière absolument incroyable. Le truc flatteur devenait un peu lourd. Surtout vis-à-vis des gens avec qui je travaillais et qui tombaient là-dessus...»

Tous détectives

«Une de mes amies a rencontré un gars qui avait l'air bien. Elle l'a épousé et ils ont eu un bébé», narre Amélie. Seulement voilà. «Une autre copine, qui était partie en vacances avec ce couple, est revenue en disant qu'elle trouvait à cet homme des tendances fachos. On remarquait qu'il connaissait beaucoup de choses sur la Seconde Guerre mondiale...» Aïe. La copine se met à pister le suspect et les résultats confirment les inquiétudes. «Il faisait des commentaires sur des sites révisionnistes». En prime, la détective improvisée trouve la photo du bonhomme sur un site de partouzes. Que faire? Amélie ne sait pas. La copine enquêteuse non plus. «Elle a adopté la politique de l'autruche. Quand elle les croise, elle change de trottoir.»

Sur les traces de son passé via Google? Pister son existence personnelle sur Internet peut se révéler très addictif. (george shelley)

L'Europe hésite encore à se lancer dans le vote par internet

L'Europe hésite encore à se lancer dans le vote par internet
TALLINN (AFP)

Des membres de la commission électorale d'Estonie vérifient les résultats du vote par internet pour les élections municipales, le 16 octobre 2005 à Tallinn© AFP/Archives Raigo Pajula
Malgré une nouvelle expérience lors des législatives de mercredi aux Pays-Bas, l'Europe hésite à se lancer dans le vote par internet qui apparaît pourtant inéluctable aux yeux des tenants de l'administration électronique.

Les Pays-Bas en sont à leur deuxième essai après les élections européennes de 2004. Mais le projet reste limité aux citoyens qui résident à l'étranger, et seulement 17.000 d'entre eux ont demandé à voter depuis leur ordinateur pour le scrutin de mercredi.

Pour le moment, l'Estonie est le seul pays en Europe et au monde à avoir décidé de généraliser les élections par internet. En octobre 2005, elle avait été le premier pays à permettre à l'ensemble de ses électeurs de voter électroniquement, à l'occasion des municipales. Elle retentera l'expérience lors des législatives de mars.

Ivar Tallo, qui dirige en Estonie l'Académie de l'E-gouvernement, chargée de diffuser l'utilisation de l'internet par les autorités, est persuadé que l'avénement du vote électronique n'est qu'une question de temps.

Il en veut pour preuve l'essor rapide de la déclaration d'impôts par internet dans son pays. En 2000, seulement 9% des Estoniens y avaient eu recours. L'an dernier, ils étaient 82%. "Pour cela, il faut lutter contre le conservatisme qui est en nous, il est difficile de changer nos habitudes", constate Ivar Tallo.

Les diverses expériences menées en Europe montrent que le vote par internet est parfaitement réalisable techniquement, souligne Michael Remmert, qui suit le dossier pour le compte du Conseil de l'Europe.

"Les électeurs par internet sont satisfaits et pensent que cela correspond à leur mode de vie moderne", dit-il. Mais la demande des citoyens reste globalement assez faible, de sorte que les gouvernements sont lents à innover.

La France et la Grande-Bretagne ont déjà fait des tests grandeur nature mais la plupart des autres pays européens en sont à faire des études de faisabilité.

Pour l'universitaire espagnol Jordi Barrat, les réticences vis-à-vis du vote par internet s'expliquent aussi par son manque inhérent de transparence. "Dans le vote électronique, nous devons forcément faire confiance aux techniciens", explique-t-il.

Certains avancent que le vote par internet pourrait faire remonter une participation qui a tendance à faiblir. C'est la thèse de la Suisse, championne de la démocratie directe, pour qui le vote par internet n'est qu'une version moderne du vote postal.

Or, souligne le gouvernement du canton de Genève, la participation a progressé de 20 points depuis que le vote postal a été introduit. Depuis 2003, ce canton, qui a un rôle pionnier en Suisse, a organisé huit scrutins expérimentaux en ligne.

L'an prochain, le parlement de Genève doit examiner un projet de généralisation du vote par internet à tous les électeurs. Mais, ailleurs en Suisse, il faudra attendre, même si les cantons de Zurich et Neuchâtel organisent de nouveaux tests lors de deux votations (référendums) dimanche.

Les experts affirment cependant qu'il est trop tôt pour savoir si la participation sera réellement stimulée par l'internet. "En Estonie, seulement 12 à 15% des électeurs internet, qui représentaient eux-même seulement 2% de l'électorat, affirment qu'ils n'auraient pas voté sinon", souligne le professeur suisse Alexander Trechsel, qui a mené une étude sur les municipales estoniennes de 2005.

"Je n'ai jamais pensé que ceux qui ne votent jamais voteront, mais cela peut convaincre les électeurs paresseux ou trop occupés", affirme Ulle Madise, conseillère du parlement estonien.

En revanche, selon l'étude d'Alexander Trechsel, le vote par internet ne change rien aux résultats. Car contrairement à ce qu'on pourrait croire, les électeurs par internet ne se distinguent pas des autres par leur âge, leur sexe, leurs revenus ou leur niveau d'éducation. Seuls ceux qui sont à l'aise avec un ordinateur votent par internet et ils se retrouvent sur tout le spectre politique, à gauche comme à droite.

© AFP Agence France-Presse

Des livres politiques pour Noël

Des livres politiques pour Noël

Aidez votre entourage à ne pas voter idiot en 2007. Offrez des livres politiques pour Nöel.

Faites-vous des aventures extra-conjugales des candidats à la présidentielle un critère de vote? Pensez-vous que la couleur de leurs tailleurs (ou de leurs costumes) révèle leur capacité à gouverner la France? Voterez-vous en fonction des résultats des sondages? Dans ce cas, continuez de lire Voici et de regarder TF1 ;)

Si au contraire vous souhaitez élire le futur Président de la République en fonction de sa personnalité, de ses idées et de son programme, lisez des livres politiques.

En période de campagne électorale, seuls les livres écrits par ou sur les présidentiables vous permettront d'aller au delà d'une actualité trop souvent faite de petites phrases et des pourcents d'intention de vote.

Pour ce dernier Nöel avant la présidentielle, nous vous proposons, en partenariat avec Amazon.fr, une sélection des meilleurs livres politiques du moment. A consommer sans modération...

dimanche 19 novembre 2006

Royal à peine désignée, la présidentielle commence sur la blogosphère

Royal à peine désignée, la présidentielle commence sur la blogosphère
PARIS (AFP)

Ségolène Royal sur internet le 13 avril 2005 © AFP Gabriel Bouys
A peine désignée candidate socialiste, Ségolène Royal était vendredi sur internet en butte aux attaques, directes ou non, de la droite, tandis que ses troupes préparaient la riposte.

Apparu quelques minutes après la proclamation de la victoire de la députée des Deux-Sèvres, www.segostop.com, lancé par "des militants, dont certains adhérents dans les partis de droite et du centre", choisit l'humour pour dézinguer la candidate PS.

Un questionnaire en onze points permet à l'internaute de savoir s'il souffre de "ségolite", car "pour se soigner il faut d’abord être conscient de sa maladie et l’accepter", avertit le site.

L'UMP poursuit de son côté sa stratégie d'occupation maximale de la toile en achetant des liens commerciaux. A commencer par le moteur de recherche Google, où une recherche du mot "segolene royal" faisait apparaître vendredi, en haut de page, un lien vers le site (http://blog-ump.typepad.fr) racontant un épisode, où, selon ce blog, "Ségolène perd ses nerfs".

Enfin vendredi soir se lançait www.paslesroyal.com, un site virulent lancé "en partenariat avec l'UNI", l'organisation étudiante proche de l'UMP.

Le Parti socialiste compte bien répliquer, en lançant "dans quelques jours" une nouvelle version de son site (www.parti-socialiste.fr) "qui va proposer beaucoup de liens vers la blogosphère socialiste", explique Julien Bézille, chef de projets internet au PS.

Les grands partis ont promis de se plier aux recommandations du Forum des droits sur internet, qui interdisent les liens commerciaux à partir du 1er janvier. Mais la campagne interne socialiste et la mise en ligne anonyme d'une vidéo de Ségolène Royal sur les 35H dans les collèges ont échaudé les responsables du PS.

"Il existe sur le site de l'Ina (Institut national de l'audiovisuel) des centaines d'heures de séquences télévisées. On peut en faire des copier-coller, voire des montages, car on n'est pas à l'abri d'une intoxication sur internet", prévient Vincent Feltesse, secrétaire national adjoint du PS.

L'approche de la campagne présidentielle passionne de plus en plus sur la Toile, même si les instruments de mesure sur internet demeurent bien parcellaires. Ségolène Royal se classait ainsi en 13ème position vendredi en fin de journée parmi les noms les plus recherchés, selon le moteur de recherche mondial Technorati.

Le champ de bataille numérique est vaste: le fameux "buzz", l'opinion sur le net, se fait de moins en moins sur les sites en vue des candidats, et de plus en plus chez les bloggeurs indépendants.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, nombre de ces internautes ont posté en temps réel les résultats de leurs cellules, fédérations, etc, "suscitant un véritable phénomène d'agence de presse sur les blogs", estime Sylvain Lapoix, qui suit la campagne politique sur le net à l'Institut de pratique du journalisme où il étudie.

Puis ont suivi les commentaires. Après avoir donné dès 22h26 les résultats de Niort, le jeune militant PS "Fraise des bois" (http://mamilitance.blog.lemonde.fr) s'abandonnait vendredi à son spleen en dénonçant "un parti kleenex" qui aurait cédé à "l'opiniomanie".

© AFP Agence France-Presse

Ségolène Royal candidate: la presse française dithyrambique

Ségolène Royal candidate: la presse française dithyrambique
PARIS (AFP)

Ségolène Royal à l'annonce de sa victoire le 16 novembre 2006 à Melle© AFP Alain Jocard
Les éditorialistes de la presse quotidienne de samedi saluent encore la victoire de Ségolène Royal, "l'icône", "l'héroïne radieuse" qui a "ringardisé ses adversaires" et prédisent un rude combat à son futur adversaire à la présidentielle.

L'éditorial du Monde souligne comme d'autres que "Ségolène Royal a bâti sa popularité sur sa singularité, sa différence, voire sa rupture avec la vieille maison socialiste".

"Une nouvelle page de l'histoire du PS a été tournée et ses éléphants sont désormais condamnés à la retraite ou à la figuration" insiste Jean-François Montémont du Courrier Picard.

Gérard Dupuy dans Libération, est seul à évoquer son autre différence, son âge: "dans un paysage politique volontiers gérontocratique (...) ses 53 ans ont été un atout ­ qu'elle partagera désormais avec son principal adversaire, Sarkozy", écrit-il.

Nicolas Beytout souligne également la force de Mme Royal: "Aucun d'entre eux n'a trouvé la faille, au contraire : plus ils la critiquaient et plus elle se renforçait". Mais l'éditorialiste du Figaro prévoit que "la machine à gagner s'enrayera", et il ajoute que "la droite pourra gagner, sauf bien sûr si, comme trop souvent dans le passé, sa propre machine à perdre s'est emballée."

Jules Clauwaert de Nord Eclair qui évoque "l'héroïne radieuse" et sa "main de fer dans un gant de velours", affirme que "dans le duel qui l'opposera finalement à Nicolas Sarkozy, ou à tout autre, elle ne mettra plus de gant du tout pour donner la réplique".

Dans l'Humanité, Pierre Laurent, note pour sa part que "Ségolène Royal a gagné la bataille chez les militants du PS. Elle n'a pas gagné la bataille chez électeurs".

S'il pense que le positionnement de la candidate sur certains thèmes "ouvre un espace aux antilibéraux", Philippe Waucampt du Républicain Lorrain se demande si "la campagne royaliste les ringardisera comme cela vient de se produire de manière aussi réjouissante pour les caciques socialistes."

Plusieurs autres éditorialistes prédisent des jours difficiles au patron de l'UMP: comme Jean-Marcel Bouguereau qui dans La République des Pyrénées écrit qu'à la place de Sarkozy, il se ferait du souci. "En même temps qu'elle ringardise les éléphants du PS, elle pourrait bien, avec sa force tranquille, démonétiser notre très agité ministre de l'intérieur", prédit-il.

Pour Sud-Ouest, Bruno Dive, ironise: " Si le ministre de l'Intérieur ne veut pas voir son scalp rejoindre ceux de ses pairs socialistes, il va lui falloir jouer finement".

Enfin Jacques Camus dans La République du Centre estime que Royal et Sarkozy sont des candidats de "rupture" mais prévient le second qu'il serait "bien inspiré de se méfier" car " il ne sera pas facile de faire dérailler la locomotive Royal!"

© AFP Agence France-Presse

Bush vient faire son business asiatique au Vietnam

Bush vient faire son business asiatique au Vietnam

COMMERCE Le forum économique de l’APEC s’est ouvert hier à Hanoi en présence notamment du président américain. Pour la Maison-Blanche, ce sommet est l’occasion de tenter d’obtenir des avancées sur les dossiers commerciaux et sécuritaires.

JEAN-COSME DELALOYENEW YORK
Publié le 18 novembre 2006

EPA/BARBARA WALTON- ALLIANCES: Le président américain, George W. Bush, et le premier ministre australien, John Howard, surpris en balade digestive hier après-midi dans un jardin vietnamien traditionnel à Hanoi. Les deux alliés font partie des 21 leaders économiques assistant au sommet de l’APEC.

George Bush n'était pas connu pour avoir la fibre touristique. Lors de ses six premières années à la Maison Blanche, le président américain a rarement pris le temps de faire des escapades culturelles dans les pays qu'il visitait. Cette semaine, il a cependant dérogé à ses habitudes. De passage à Singapour jeudi, George Bush a visité le musée de la civilisation asiatique avant même de se rendre à l'ambassade des Etats-Unis où il devait prendre ses quartiers. Dans son discours un peu plus tard à l'Université nationale de Singapour, il a affirmé que «dans ce nouveau siècle, l'Amérique va rester engagée en Asie, parce que nos intérêts dépendent de l'expansion de la liberté et des opportunités dans cette région».

Les gestes et paroles de George Bush ne sont apparemment pas passés inaperçus auprès de ses hôtes. L'enjeu est important et double pour Washington. Il s'agit d'abord pour les Etats-Unis de s'assurer une place commerciale de choix sur les disputés marchés asiatiques. Sur le plan sécuritaire, le gouvernement Bush tente de trouver la parade face aux vélléités nucléaires nord-coréennes.

A la veille de l'ouverture du sommet de l'APEC (forum de coopération économique Asie-Pacifique), le président américain a apporté son soutien à la création d'une zone de libre-échange entre les 21 pays membres de l'APEC.

Un adversaire de taille

Il a aussi rappelé que le flux des échanges des Etats-Unis avec les pays du Pacifique est plus important que celui avec les pays européens et africains. Dans la zone des pays de l'APEC qui représente 41% de la population mondiale et plus de la moitié de la richesse produite sur la planète, Washington doit faire face à un adversaire de taille: la Chine. Pékin a récemment conclu des accords commerciaux avec plusieurs pays asiatiques.

Face à la puissance commerciale chinoise, les Etats-Unis tentent de faire front avec leurs propres accords bilatéraux. Mis à part un traité avec Singapour, les succès de Washington en la matière sont plus limités. Cette semaine, l'administration Bush qui espérait voir le Congrès voter une loi qui normaliserait les relations commerciales avec le Vietnam, l'économie asiatique qui a la plus forte croissance, a dû déchanter après que le projet a été bloqué à la Chambre des représentants.

Resserrer la coalition face à la Corée du Nord

L'importante délégation américaine au Vietnam dans laquelle on retrouve notamment Condoleezza Rice, la Secrétaire d'Etat, va profiter du sommet de l'APEC ce week-end pour parler sécurité. Et sur ce plan, Washington tient la corde, en raison de sa forte présence militaire en Asie. Le gouvernement Bush va tenter de resserrer les rangs dans sa coalition face à la Corée du Nord. Pyongyang a accepté le mois dernier de revenir à la table des négociations sur son programme nucléaire. Mais aucune date n'a encore été fixée pour la reprise des discussions auxquelles doivent participer les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la Corée du Sud et le Japon.

vendredi 17 novembre 2006

Ségolène Royal remporte l'investiture socialiste

Ségolène Royal remporte l'investiture socialiste

La Presse

Paris

Ségolène Royal a franchi un pas important dans son ambition de devenir la première présidente de France en étant désignée hier dès le premier tour comme la candidate du Parti socialiste.

C'est la première fois que l'un des partis majeurs français propose une femme pour la plus haute fonction du pays.

« Je vis intensément ce moment de bonheur », a déclaré la politicienne de 53 ans, tout en promettant de ne pas décevoir les militants socialistes.

« La France est en train d'écrire une nouvelle page de son histoire », a indiqué Mme Royal, qui s'était retirée à Melle, dans la région de Poitou-Charentes, pour suivre le déroulement de la soirée, plus rapide que prévu.

Le Parti socialiste avait prévenu qu'il faudrait attendre jusqu'au petit matin pour savoir si un second tour serait nécessaire.

Le porte-parole de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco, a cependant précisé dès 23h que la candidate, largement en avance dans les sondages, avait remporté la mise.

Des médias français ont ensuite annoncé qu'elle avait remporté entre 55 et 60% des voix à l'issue du scrutin, marqué par un taux de participation «historique» de 82%.

Le porte-parole du parti pour la soirée, Stéphane Le Foll, a mis officiellement fin au suspense vers minuit et demi en déclarant, sans avancer de chiffres, que Ségolène Royal serait la candidate des socialistes lors de la présidentielle, prévue en avril 2007.

«La tendance est claire et nette», a indiqué M. Le Foll au siège du parti, rue Solférino, devant un parterre de journalistes venus des quatre coins de la planète.

Les résultats disponibles au moment de mettre sous presse, quasi définitifs, plaçaient la gagnante à 60,6% des voix. Elle était suivie par l'ex-ministre des Finances, Dominique Strauss-Khan, avec 20,8% des voix. L'ex-premier ministre Laurent Fabius est arrivé troisième avec 18,5% des voix.

«Si les militants ont voté si fort (en faveur de Ségolène Royal), c'est qu'ils ont senti qu'elle est portée par la population... Elle a gagné haut la main», a indiqué au milieu de la nuit l'ex-ministre socialiste Jack Lang, qui s'était retiré de la course à l'investiture au dernier moment en se ralliant à la candidate.

Le vote des 220 000 adhérents, comprenant un tiers de nouveaux venus, s'est déroulé de 16h à 22h dans les 4000 sections du parti à travers le pays sans qu'aucun incident majeur ne soit signalé.

Il semble que les sondages suggérant que la politicienne était la seule candidate socialiste en mesure de faire face en 2007 au favori de la droite, l'actuel ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy, ont pesé lourdement en sa faveur hier.

À la sortie du bureau de vote du Parti socialiste dans le 4e arrondissement, rue François Miron, la quasi-totalité des partisans de Ségolène Royal interrogés par La Presse ont évoqué ce facteur parmi les éléments qui ont conditionné leur décision.

«C'est la seule qui peut battre la droite», a indiqué Jean-Pierre Maigret, un partisan socialiste de longue date qui a repris sa carte du parti après de longues années pour pouvoir voter pour la favorite. Il estime que son approche apporte un vent de renouveau, contrairement aux autres candidats. «Ça fait 30 ans que j'entends les mêmes vieux éléphants tenir les mêmes discours», dit-il. «C'est la mieux placée pour battre Sarkozy» a indiqué Jean-Michel Louiche, un nouvel adhérent qui assure que les «Français ont besoin de changement.»

Le vote d'hier marquait l'aboutissement d'une campagne de six semaines durant laquelle les candidats socialistes ont participé à trois débats publics retransmis à la télévision nationale ainsi qu'à trois débats devant les militants.

Ce mode de désignation, plus transparent que celui traditionnellement utilisé par le parti, a reçu un écho largement positif dans la population.

Bien que les débats se soient déroulés dans l'ensemble sans acrimonie, les relations s'étaient tendues au cours de la dernière semaine entre les candidats. Cette tension était palpable hier dans la réaction des opposants de Ségolène Royal, qui misaient sur un second tour pour causer la surprise. Les lieutenants des deux hommes - qui n'avaient pas réagi personnellement au moment de mettre sous presse - ont salué sa victoire tout en soulignant qu'il revenait à la nouvelle championne socialiste de rapprocher les différentes factions.

Mme Royal a fait écho à ces préoccupations en soulignant, dans ses premières déclarations, que «l'heure est au rassemblement». Elle avait prévenu plus tôt dans la journée, dans une vidéo transmise par courriel à ses sympathisants, qu'il était important de voter massivement en sa faveur au premier tour pour ne pas permettre à la droite de la présenter comme «la candidate minoritaire» des socialistes.

Lors d'un déplacement en Algérie cette semaine, Nicolas Sarkozy s'était dit favorable à un affrontement avec Ségolène Royal en mettant en doute sa capacité à rassembler la gauche lors de l'élection présidentielle. Le ministre de l'Intérieur, qui devrait normalement être plébiscité en janvier comme le candidat du principal parti de droite du pays, l'Union pour un mouvement populaire, doit jongler avec la possibilité de candidatures émanant de son propre camp.

Une telle division pourrait faire le jeu du Front national, qui avait réussi, contre toute attente, à se rendre au second tour des élections présidentielles de 2002 en profitant de la dispersion des voix parmi les partis de gauche.

Emmanuelle Parizot, une militante de gauche de longue date qui a décidé de prendre sa carte du Parti socialiste pour appuyer Ségolène Royal, est convaincue que les candidats du Parti socialiste et de l'UMP vont se retrouver face à face au second tour... et que sa favorite gagnera. «Les Français ont retenu la leçon de 2002. Sinon, il faut désespérer du pays et partir vivre ailleurs», dit Mme Parizot.

lundi 6 novembre 2006

La connexion haut débit à domicile a progressé de 36% en un an

La connexion haut débit à domicile a progressé de 36% en un an
PARIS (AFP)

Un internaute télécharge de la musique sur son iPod© AFP/Archives Olivier Stratmann
Le nombre d'internautes français qui se sont connectés à Internet à domicile via une connexion haut débit (câble ou ADSL) a augmenté de 36% en un an, selon des chiffres publiés pour le mois de septembre par Médiamétrie, entreprise spécialisée dans la mesure d'audience des médias.

Près de neuf internautes sur dix (88,6%) âgés de 11 ans et plus se sont connectés à domicile en haut débit, contre 76,9% en septembre 2005, soit une progression de 36% en un an. Ces internautes représentent 37% des Français.

Le même mois, 53,7% des Français âgés de 11 ans et plus se sont connectés à Internet à domicile, au bureau ou dans un autre lieu, soit une augmentation de 12% par rapport à septembre 2005.

En septembre 2006, le temps passé par visiteur unique sur le web, à domicile et/ou sur le lieu de travail a progressé d'environ deux heures, à 22 heures et 11 minutes, contre 19 heures et 52 minutes en septembre 2005.

Au troisième trimestre 2006, on comptait plus de 13,5 millions de foyers français (52,9%) équipés d'un micro-ordinateur, contre 47,3% au 3ème trimestre 2005, soit une progression de 10%.

Par ailleurs, plus de dix millions de foyers ont accès à Internet, soit 42,6% des foyers contre 35,5% au 3ème trimestre 2005.

Google, MSN/Windows Live (messageries électronique et instantanée, blog) et Microsoft occupent les trois premières places au Top 30 des sites les plus visités en France, selon Médiamétrie.

© AFP Agence France-Presse

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