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dimanche 14 janvier 2007

Haïti : Plus de 70 femmes victimes de violence sexuelle en moins de six mois

Aide humanitaire Haiti éducation

    Haïti : Plus de 70 femmes victimes de violence sexuelle en moins de six mois

    vendredi 27 janvier 2006
    par Djems Olivier

    P-au-P, 27 janv. 06 [AlterPresse] --- Plus de 70 cas de violence sexuelle contre des femmes ont été recensés, durant la période allant de juin à décembre 2005, à travers 21 centres d’accueil mis en place par la Solidarité des Femmes Haïtiennes (SOFA) dans diverses régions d’Haïti.

    Sur un ensemble de 301 filles et femmes âgées de 6 Ã 56 ans accueillies par la SOFA dans ces différents centres dénommés « Douvanjou » (l’aube), l’organisme indique, dans un récent rapport, avoir enregistré 74 cas de violence sexuelle incluant viols individuels et collectifs.

    Dans ce document remis à AlterPresse, la SOFA précise que 56 cas de « viols simples » sur 23 filles âgées de 6 à 17 ans ont été traités. Les centres ont également recu 18 cas de viols collectifs, dont 11 sur des filles de la même tranche d’âge.

    La plupart de ces actes ont été commis par des voisins, des bandits armés et/ou proches des victimes, souligne la SOFA.

    A Carrefour Feuilles, quartier limitrophe de Martissant (sud-est de Port-au-Prince), trois jeunes filles d’une même famille ont été victimes, chez elles, le 7 août 2005, d’un viol collectif, perpétré par des inconnus. Ces trois sÅ“urs étaient, à l’époque, âgées respectivement de 18, 20 et 22 ans.

    Dans son rapport-bilan, la SOFA fait également mention des cas d’incestes, de viols collectifs accompagnés de bastonnade, de viols suivis de grossesse, de viols conjugaux et de cas de harcèlement sexuel.

    Au chapitre de la violence conjugale, la SOFA attire l’attention sur « les doléances d’une dizaine de femmes dans le département de l’Ouest, dont les conjoints sont des policiers ».

    « Les policiers concernés n’hésitent pas à abuser de leur statut en menaçant leurs partenaires de leurs armes et en séquestrant leurs enfants. L’un d’eux alla même jusqu’à tuer par balle un chien chez la tante de sa femme où celle-ci s’était réfugiée suite à une scène de violence », signale la SOFA.

    « Les déclarations des 301 femmes accueillies et accompagnées par la SOFA confirment combien les femmes et les filles sont exposées à toutes les formes de violence », constate la SOFA.

    Dans son rapport, la SOFA mentionne aussi l’implication des agents de la Police des Nations Unies (UNPol), ci-devant CIVPOL, dans ces violences. Des directeurs et professeurs d’écoles, des pasteurs d’églises protestantes sont aussi épinglés.

    La SOFA dénonce la complaisance et la banalisation des cas de violence contre les femmes par les autorités judiciaires et policières.

    « Le crime de viol demeure récurrent. Et le nombre de viols commis sur des mineures (collectifs ou individuels) est de plus en plus scandaleux », déplore la SOFA.

    « Des soixante quatorze (74) cas de viol enregistrés ces six (6) derniers mois, quarante deux sont commis sur des mineures », relève l’organisme.

    La SOFA appelle les autorités étatiques à assumer leurs pleines et entières responsabilités dans la poursuite de tous les auteurs de ces violences. Car, soutient la SOFA, pour éliminer la violence structurelle spécifique exercée contre les femmes, il faut une politique globale qui prenne en compte les multiples facteurs favorisant la persistance de cette forme de violence.

    C’est le deuxième rapport du genre rendu public par la SOFA. Depuis quelque temps, les violences faites aux femmes se sont intensifiées dans le pays, particulièrement dans la capitale haïtienne. Parmi les zones touchées par la SOFA, les quartiers de Martissant (banlieue sud-est) et Delmas (nord-est de la capitale) sont ceux qui accusent le plus fort taux de violence contre les femmes.

    Récemment à Port-au-Prince, des cas de femmes assassinées par leurs conjoints ont défrayé la chronique. Une d’entre elles est Marie Mimose Iliona, dont la mutilation, le 11 janvier 2006, a été commanditée par son propre mari, un ressortissant canadien du nom de Kerby Pérard.

    Le 24 décembre 2005, la starlette et présentatrice de télévision, Ginoue Mondésir, a été atrocement battue par son conjoint, Valdo Jean. Elle n’a pas survécu.

    L’acte a été commis à coups d’outils métalliques de dépannage d’automobile, sur la route nationale numéro 1 (nord). [do gp apr 27/01/2006 22 :00]

Haïti /Constitution : Débat lancé sur la nécessité ou non d’éventuels amendements

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    Haïti /Constitution : Débat lancé sur la nécessité ou non d’éventuels amendements

    mercredi 29 mars 2006

    P-au-P., 29 mars 06 [AlterPresse] --- L’historien Georges Michel plaide en faveur du respect des prescrits de la Constitution à l’occasion de ce 29 mars 2006, qui marque le 19e anniversaire de la charte fondamentale de la nation.

    Au cours d’une conférence-débat à l’Office Protecteur du Citoyen (OPC) ce mercredi 29 mars 2006, à laquelle a assisté AlterPresse, Georges Michel se prononce contre toute idée d’un amendement immédiat de la Constitution ratifiée le 29 mars 1987.

    « Je n’ai rien contre l’amendement, mais il faut un débat autour de la question. Il y en a qui peuvent manifester des sympathies pour des dispositions plus libérales et d’autres moins libérales », précise Michel.

    « Si nous allons amender la Constitution, il nous faut un consensus sur l’orientation qu’on va lui donner, sinon des gouvernement successifs peuvent, Ã leur guise, porter des changements qui ne seraient pas profitables au pays », souligne-t-il.

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Corruption : Haïti en mauvaise posture dans le classement 2006 de Transparency International

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Corruption : Haïti en mauvaise posture dans le classement 2006 de Transparency International

lundi 6 novembre 2006


P-au-P, 06 Nov. 06 [AlterPresse] --- Haïti n’a pas progressé dans le classement mondial sur la corruption de l’organisation non gouvernementale britannique du nom de Transparency International (TI), publié à Berlin (Allemagne) ce 6 novembre 2006, suivant des données consultées par l’agence en ligne AlterPresse.

Au bas du classement, Haïti, la Birmanie (Myanmar) et l’Irak sont les trois pays où la corruption est perçue comme très généralisée. Haïti obtient la note la plus faible avec 1.8. La Guinée, l’Irak et le Myanmar partagent l’avant-dernière place avec une note de 1.9. La Finlande, l’Islande et la Nouvelle-Zélande ont la note la plus élevée (9.6).

En 2005, le Tchad, le Bangladesh et le Turkménistan avaient remporté cette encombrante distinction. Parmi les mauvais élèves de l’année 2006, on retrouve le Brésil, Cuba, Israël, la Tunisie et les Etats-Unis, ce dernier pays (l’administration publique américaine) rétrogradant cette année de la 17e à la 20e place. Dans tous ces pays, le niveau de perception de la corruption s’est détérioré par rapport à 2005, selon Transparency International.

Avec une moyenne de 9.6, la Finlande, l’Islande et la Nouvelle-Zélande se retrouvent tous en première position des pays, où la corruption est la moins répandue. Ces nations sont suivies du Danemark (9.5), du Singapour (9.4) et de la Suède (9.2).

Haïti occupe la dernière place sur 163 pays précédés du Myanmar (160e), de l’Irak (160e) et de la Guinée (160e). Ces trois derniers obtiennent la note de 1.9 dans ce classement.

« La corruption enferme des millions de personnes dans la pauvreté », déclare Huguette Labelle, Présidente de Transparency International.

« Malgré une décennie de progrès dans l’établissement de législations et de régulations anti-corruption, les résultats d’aujourd’hui montrent qu’il reste beaucoup à faire avant de pouvoir observer de réelles améliorations dans le quotidien des populations les plus défavorisées », poursuit la principale responsable de l’ ONG britannique.

L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2006 est un indice composite, établi à partir de plusieurs sondages d’opinion d’experts se prononçant sur leur perception du niveau de corruption dans les secteurs publics de 163 pays (panel le plus large, analysé dans l’IPC depuis sa création en 1995). Il classe les pays sur une échelle de zéro à dix, zéro indiquant un degré de perception de la corruption élevé et dix indiquant un degré de corruption perçu comme faible.

Les résultats de l’IPC 2006 mettent en évidence une forte corrélation entre corruption et pauvreté. Près de trois quarts des pays figurant dans le classement ont obtenu une note inférieure à cinq. On trouve dans cette catégorie tous les pays à revenus faibles ainsi que tous les pays africains du classement, à l’exception de deux.

Selon Transparency International, la mauvaise note de nombreux pays indique que les facilitateurs de la corruption continuent à aider les élites politiques à blanchir, accumuler et profiter de richesses injustement acquises et souvent tirées de biens publics dérobés.

« Les corrompus savent qu’il y aura toujours un banquier, un comptable, un avocat ou tout autre spécialiste prêt à les aider à produire, transférer ou stocker leurs revenus illicites », souligne l’organisme.

Pour remédier à cette situation, Transparency International exige l’adoption de codes de conduite anti-corruption et des sanctions judiciaires pour les professionnels convaincus de corruption, ainsi qu’une meilleure surveillance des paradis fiscaux. [do rc apr 06/11/2006 13.00]

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