lundi 29 janvier 2007
Federer le roi d'Australie
Par argent achat billet avion bas prix noel halloween, lundi 29 janvier 2007 à 11:49 :: Sports
Federer, monarque absolu des courts
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* L'EDITORIAL
OPEN D’AUSTRALIE Et de dix Grands Chelems! A 25 ans seulement, le Bâlois s’arroge le droit d’écrire l’histoire tout seul.
Et les principaux chapitres à sa guise.
OLIVIER BREISACHER / MELBOURNE
Publié le 29 janvier 2007
Attendu, ce nouveau sacre de Roger Federer porte la marque d’un champion d’exception qui n’en finit plus d’impressionner. KEYSTONE
Attendu, ce nouveau sacre de Roger Federer porte la marque d’un champion d’exception qui n’en finit plus d’impressionner. KEYSTONE
D'un revers gagnant le long de la ligne, Roger Federer vient de concrétiser sa première balle de match contre Fernando Gonzalez. Il s'affale sur le dos, bras levés au ciel, avant de se relever quelques secondes plus tard. «J'ai d'abord ressenti un véritable soulagement, puis du bonheur, tout simplement», avouera-
t-il.
Sang-froid dans la première manche (où il écarte deux balles de sets à 5-4 sur le service de Gonzalez), maîtrise totale et brio dans la deuxième, puis irrésistible marche en avant vers un troisième sacre à Melbourne (7-6 6-4 6-4) ont jalonné ce triomphe, si attendu mais si accompli et remarquable. Tant Roger Federer n'a jamais failli à sa mission durant cette quinzaine australienne, où tous le guettaient, lui, l'homme à battre et virtuose de la balle.
Son plus bel exploit? Parvenir encore et toujours à surprendre, à enchanter les foules par ses coups venus de nulle part, impressionner ses rivaux par son sentiment d'invincibilité, triompher tout en laissant le sentiment de ne pas avoir puisé dans son formidable potentiel. «J'ai pourtant disputé un excellent tennis, commentait à juste titre Fernando Gonzalez. Mais Roger est au-dessus du lot, il saisit chaque opportunité et ne laisse absolument rien passer.»
L'histoire retiendra que le désormais no 5 mondial de Santiago a fait honneur à son rang et fut le plus proche de tous de ravir un set au Bâlois dans ce tournoi, servant à 5-4 et 40-15.
Lors de la cérémonie de clôture, l'émotion sera au rendez-vous, mais pas les larmes, comme en janvier 2006, lorsque le trophée argenté de l'Open avait ponctué un authentique parcours du combattant. Pas de trace de Rod Laver sur le court cette fois-ci, mais, présence dans la tribune d'honneur de Ken Rosewall, autre monstre sacré du Down Under et unique vainqueur à Melbourne (1971) sans avoir lâché le moindre set. Avant Federer, bien sûr, qui lui rendra hommage publiquement.
Machine à rêver
L'homme aux dix titres en Grand Chelem n'est pas rassasié. Tout au plus a-t-il froid dans le dos en réalisant le chemin parcouru depuis sa première couronne, conquise à Wimbledon, en juillet 2003. «Forcément le titre qui m'a le plus ému, rappelait-il hier. Parce que c'était Wimbledon, parce que c'était le premier.» Comment juge-t-il le dernier en date? «Une surprise de l'avoir remporté sans lâcher un set, une énorme satisfaction et une source de motivation supplémentaire.» Pour relever les prochains défis qui l'attendent. En premier lieu, Roland Garros.
Tant Fernando Gonzalez que les officiels présents sur la Rod Laver Arena ne s'y sont pas trompés au moment de prendre congé de l'ancien et nouveau champion de Melbourne. «Bonne chance pour Roland Garros», lui ont-ils souhaité. Le «French» et l'accomplissement du Grand Chelem (enlever les quatre «majors» la même année) focalisera toute son attention. Ces derniers jours, depuis Melbourne ou par médias interposés, Pete Sampras, Andre Agassi, Jim Courier, Mats Wilander et quelques autres glorieux prédécesseurs se sont tous déclaré persuadés que Federer en est plus proche que jamais. Ne reste plus qu'à en déterminer l'année. Même si le plus tôt sera le mieux.
De belle machine à jouer, le Bâlois s'est transformé en machine à gagner et, mieux encore, en machine à rêver. Monarque absolu des courts, en l'absence de véritable révolte de ses sujets, Roger Federer s'est déniché un nouveau rival de poids: l'histoire. Sacré légende vivante à 25 ans seulement, il s'est arrogé les droits d'en écrire tout seul et à sa guise les principaux chapitres. Et, à en croire les principaux critiques, cette histoire ne ferait que commencer…
