Blog Pubwebmaster Finance crédit banques rachat de crédits

Rachat de crédit | Forum argent travail | Recherche sur le site cadeaux de Noel anniversaire

jeudi 18 janvier 2007

Après Google et Microsoft, les éditeurs belges s'en prennent à Yahoo!

    

Après Google et Microsoft, les éditeurs belges s'en prennent à Yahoo!
BRUXELLES (AFP)

Le siège de Yahoo en Californie© AFP/Getty Images/Archives Brian McGuiness
Après s'être attaqués à Google puis à Microsoft, les éditeurs belges de journaux francophones s'en prennent désormais à Yahoo!, à qui ils reprochent la diffusion non rémunérée de leurs contenus, a indiqué jeudi l'avocat de Copiepresse, association qui les représente.

"Nous avons envoyé hier à Yahoo! une lettre de mise en demeure" pour qu'il cesse de publier sur son moteur de recherche les articles des journaux belges sans autorisation préalable, a déclaré Me Bernard Magrez.

Plus précisément, Copiepresse reproche à Yahoo! de violer les droits d'auteur, en donnant accès, via ses pages "en cache", aux articles anciens des journaux qui, dans la plupart des cas, ont été rendus payants par les éditeurs.

Si Yahoo! n'obtempérait pas, l'association représentant les éditeurs belges pourrait lancer une action en justice.

Il y a un an, Copiepresse a engagé une action contre Google News devant la justice belge, afin que le portail d'information leur demande une autorisation préalable avant de publier leurs articles et qu'il les rémunère.

Le 5 septembre, le tribunal de Bruxelles a condamné la société californienne à purger de la version belge de son site tous les articles des journaux adhérents à Copiepresse, une décision qui avait eu un retentissement international.

Le portail d'information, qui risque une amende de 1 million d'euros par jour de retard, a depuis demandé à être rejugé car il était absent à l'audience du mois d'août. Une nouvelle audience a donc eu lieu le 24 novembre.

Selon Me Magrez, la décision sera rendue "avant la fin janvier".

A ce jour, les astreintes qui menacent Google tournent autour de 100 millions d'euros. Mais, selon Me Magrez, "ce n'est que l'arbre qui cache la forêt", car s'il avait rémunéré les articles interdits durant tous ces mois d'infraction, la facture aurait été beaucoup plus élevée.

Avec Microsoft, beaucoup plus conciliant, le gestionnaire de droits d'auteur en est resté à la lettre de mise en demeure. Depuis, les deux parties collaborent pour retirer le contenu illégal.

Microsoft, Yahoo! et Google sont les trois premiers sites internet les plus fréquentés au monde, selon les données du cabinet Comscore.

© AFP Agence France-Presse

lundi 15 janvier 2007

AOL veut acheter le suédois TradeDoubler pour 900 Millons de dollars

    

AOL veut acheter le suédois TradeDoubler pour 900 Millons de dollars
STOCKHOLM (AFP)

Le portail d'AOL© AFP/Archives Justin Sullivan
AOL, filiale du géant américain Time Warner, s'est dit lundi prêt à débourser 900 millions de dollars pour racheter le suédois TradeDoubler, ce qui lui permettrait de se renforcer dans la publicité en ligne face à ses concurrents Google et Yahoo!.

AOL, dont l'offre en couronnes suédoises s'élève à 6,332 milliards en numéraire, propose 215 SEK par titre TradeDoubler, un fournisseur européen de solutions de marketing et de vente sur l'internet, précise Time Warner dans un communiqué.

Le conseil d'administration de TradeDoubler a recommandé, à l'unanimité, aux actionnaires d'accepter l'offre, selon ce communiqué.

"L'offre ne constitue pas seulement une valorisation intéressante, elle est aussi la possibilité pour TradeDoubler de jouer un rôle clé dans notre stratégie visant à développer nos activités dans le domaine du marketing sur l'internet en Europe", a commenté Jeff Bewkes, Président et directeur général opérationnel de Time Warner, cité dans le communiqué.

"TradeDoubler complètera nos autres activités, en particulier notre réseau de marketing Advertising.com", s'est de son côté réjoui Randy Falco, patron d'AOL.

La publicité en ligne est un marché en pleine explosion pour lequel les géants Google, Yahoo! et AOL multiplient les investissements.

Selon les dernières données du cabinet Comscore parues en décembre, Google a ravi à Yahoo! la place de numéro 2 des sites internet ayant attiré le plus de visiteurs uniques en novembre dans le monde.

Google (hors sa filiale YouTube) se place ainsi derrière Microsoft mais devant Yahoo!, le site d'enchères eBay, Time Warner (propriétaire d'AOL) et l'encyclopédie en ligne Wikipedia.

© AFP Agence France-Presse

vendredi 29 décembre 2006

Google reste le site le plus visité en France

Internet: Google reste le site le plus visité en France
PARIS (AFP)

Logo Google derrière un clavier d'ordinateur© AFP/DDP/Archives
Le moteur de recherche Google est resté en novembre le site internet le plus visité en France, devant Microsoft et France Télécom/Orange, selon les données mensuelles de Médiamétrie et celles du cabinet Comscore parues vendredi.

En novembre, le nombre de personnes âgées de 15 ans et plus qui se sont connectées à internet en France (hors connexions depuis des cafés internet, des téléphones mobiles ou des ordinateurs de poche PDA) a augmenté de 1% par rapport à octobre, à 24,26 millions, indique Comscore.

Parallèlement, Médiamétrie a calculé que 28,37 millions de personnes de 11 ans et plus (soit 54,3% des Français) se sont connectées à Internet en France le mois dernier, que ce soit à domicile, au travail ou dans un lieu public. Cela représente une hausse de 10% par rapport à novembre 2005.

Les sites les plus visités sont restés Google (quasi-stable avec 16,38 millions de visiteurs y étant allés au moins une fois), les sites de Microsoft (+1% avec 15,51 millions de visiteurs) et France Télécom (+1% à 13,59 millions), d'après le classement établi par Comscore.

Viennent ensuite les sites de Free/Iliad (+1% à 12,29 millions de visiteurs), Yahoo! (stable à 10,86 millions), PagesJaunes (-1% à 10,66 millions), le site de ventes aux enchères eBay (+6% à 10,28 millions), les sites du groupe de distribution PPR (+6% à 8,92 millions), ceux du groupe de presse professionnelle Aprovia (+3% à 7,64 millions) et enfin ceux du groupe Orbus (Skyrock), dont l'audience a progressé de 5% à 7,22 millions de visiteurs

Les données relevées par Médiamétrie révèlent un trio de tête semblable avec Google (18,76 millions de visiteurs), le portail MSN/Windows Live de Microsoft (15,91 millions), le site de Microsoft (15,58 millions) et la branche de France Télécom, Orange (13,78 millions), arrivant devant l'opérateur Free, Yahoo! et PagesJaunes.

© AFP Agence France-Presse

Le fondateur de Wikipedia veut s'attaquer à la recherche en ligne

Le fondateur de Wikipedia veut s'attaquer à la recherche en ligne
SAN FRANCISCO (AFP)

Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia, lors d'une conférence le 9 mars 2006 à New York© AFP/Getty/Arch. Mario Tama
Le créateur de l’encyclopédie en ligne Wikipedia a annoncé mercredi sur son blog qu'il travaillait sur un projet de moteur de recherche convivial qui pourrait concurrencer Google et Yahoo!.

Ce nouveau moteur de recherche ferait appel, sur le principe de Wikipedia, à une communauté d’internautes pour vérifier la pertinence des résultats contrairement aux moteurs de recherche classiques qui utilisent des algorithmes de recherche informatiques, a indiqué Jimmy Wales.

Les moteurs de recherche classiques comme Google donnent des résultats pas toujours pertinents car les spammeurs et les commerciaux ont appris à s'adapter à leurs algorithmes. Selon M. Wales, la solution à ce problème passe par la communauté des internautes en créant un moteur de recherche qui fonctionne, comme Wikipedia, sur le modèle du "wiki".

Les "wikis" sont des pages web qui permettent à plusieurs utilisateurs de collaborer en ligne sur un même projet, en ajoutant ou en modifiant du contenu très rapidement.

Dans le projet imaginé par M. Wales, les internautes constitueront des bases de données de sites fiables et augmenteront la pertinence des résultats, débarrassés du spam et des sites commerciaux.

Le projet de Wikipedia sera fondé sur un moteur Open Source comme Nutch.

"De la même façon que Wikipedia a révolutionné notre façon de penser sur les connaissances et l'encyclopédie, nous avons l'opportunité de révolutionner notre façon de penser sur la recherche", a estimé M. Wales.

© AFP Agence France-Presse

vendredi 22 décembre 2006

Audience internet mondiale: Google passe juste devant Yahoo! en novembre

Audience internet mondiale: Google passe juste devant Yahoo! en novembre
NEW YORK (AFP)

Logo Google derrière un clavier d'ordinateur© AFP/DDP/Archives
Google a ravi à Yahoo! la place de numéro 2 des sites internet ayant attiré le plus de visiteurs uniques en novembre dans le monde, Microsoft restant numéro un, selon les données du cabinet Comscore parues jeudi.

Sur les 736 millions de personnes de plus de 15 ans qui ont consulté internet en novembre dans le monde (+10% par rapport à novembre 2005), les sites de Microsoft (dont ses sites de maintenance technique de Windows, son site MSN, son moteur de recherche Live Search, etc.) ont été vus par 501,7 millions de visiteurs uniques (+3%), selon Comscore.

Viennent ensuite les sites du moteur de recherche Google (hors sa filiale YouTube) qui ont été consultés par 475,5 millions de personnes (+9%).

Il passe ainsi juste devant Yahoo!, dont les pages ont attiré 475,2 millions de lecteurs (+5%), et qui était jusqu'ici numéro deux.

Le site de vente aux enchères eBay reste 4e avec 250,8 millions de visiteurs (-1%), suivi de Time Warner (propriétaire d'AOL) avec 222,1 millions (-1%) et de l'encyclopédie en ligne Wikipedia, qui a doublé son audience en un an, avec en novembre 171,9 millions de lecteurs.

Le leader de la vente de produits de loisirs, Amazon, a attiré 143,9 millions (+7%) d'internautes, et Fox Interactive, propriétaire du site de socialisation MySpace, a quintuplé son nombre de visiteurs avec 130,4 millions.

Le moteur de recherche Ask Network est 9e avec 110,9 millions de personnes (-2%) et le site d'échanges vidéos YouTube se hisse à la 10e place avec 107,9 millions, contre seulement 4,4 millions en novembre 2005.

Ces estimations portent sur les consultations d'internet sur le lieu de travail et à domicile, sauf depuis un cybercafé ou un téléphone portable.

A noter qu'en nombre de pages vues (y compris par les mêmes personnes), Fox Interactive (MySpace) a été le plus vu aux Etats-Unis en novembre. En nombre de visiteurs uniques, Yahoo! était en tête aux Etats-Unis le mois dernier.

L'audience sur internet est déterminante pour le niveau des recettes publicitaires que peuvent escompter les groupes internet qui comme Google ou Yahoo ! tirent l'essentiel de leurs recettes des bannières publicitaires placées sur leurs pages ou sur des sites partenaires.

Ce n'est pas le cas pour le groupe Microsoft, dont les revenus et les bénéfices proviennent en grande majorité de la vente de ses logiciels Windows et Office.

© AFP Agence France-Presse

mardi 19 décembre 2006

Stars et sites à la mode, les plus recherchés sur internet en 2006

Stars et sites à la mode, les plus recherchés sur internet en 2006

NEW YORK (ATS)
L'héritière Paris Hilton et les sites de socialisation à la mode Bebo et Myspace ont été les mots-clés les plus demandés par les internautes en 2006 sur les moteurs de recherche Google News et Google.com. Les autres moteurs de recherche privilégient aussi les stars.

Sur le moteur général Google.com, les internautes, qui souvent tapent le nom de sites désirés plutôt que de taper directement leur adresse, ont placé en tête Bebo devant MySpace, a annoncé mardi le groupe Google.

Viennent ensuite les mots "world cup" (la Coupe du monde de football), "metacafe" (un site d'échange de vidéos), "radioblog" (un site de musique en ligne gratuit), "wikipedia" (l'encyclopédie en ligne), le mot "vidéo", la telenovela latino-américaine "rebelde", le site de téléchargement "mininova" et le mot "wiki".

Lire la suite

jeudi 14 décembre 2006

IBM et Yahoo! alliés pour lancer un moteur de recherche intra-entreprises

    

IBM et Yahoo! alliés pour lancer un moteur de recherche intra-entreprises
SUNNYVALE (AFP)

Immeuble IBM à Chicago© AFP/Getty Images/Archives Tim Boyle
Les groupes IBM et Yahoo! se sont alliés pour lancer un moteur de recherche gratuit destiné aux entreprises, pour faire des recherches internes sur leurs documents stockés sur intranet ou internet.

Cet outil, baptisé IBM OmniFind Yahoo! Edition, aide les entreprises à effectuer des recherches de leurs données, tant sur intranet que sur internet, et sera téléchargeable gratuitement "contrairement à d'autres outils qui coûtent des milliers de dollars", ont indiqué les deux groupes mercredi.

Yahoo! et IBM entrent ainsi en concurrence avec Google et d'autres sociétés spécialisées comme Autonomy Corp. ou Fast sur le marché émergent de la recherche de données internes pour les entreprises.

L'outil d'IBM et Yahoo! pourra gérer jusqu'à 500.000 documents par serveur, plus de 200 types de fichier et en plus de 30 langues. Il s'appuie sur le logiciel d'indexation libre Lucene, et comportera de nombreuses fonctions de recherche avancée. Les deux groupes s'engagent à fournir une assistance téléphonique mondiale.

Cet outil de recherche pourra aussi être intégré au moteur de recherche général de Yahoo!, qui espère ainsi accroître son utilisation dans les entreprises, pour rattraper son rival, le leader mondial Google.

Google propose lui un outil payant, qui coûte de 2.000 à 30.000 dollars (serveurs informatiques inclus) et qui lui aussi peut indexer jusqu'à 500.000 documents.

© AFP Agence France-Presse

Google Finance enrichi pour tenter de concurrencer Yahoo! Finance

Google Finance enrichi pour tenter de concurrencer Yahoo! Finance

Google Finance enrichi pour tenter de concurrencer Yahoo! Finance
NEW YORK (AFP)

Capture d'écran de la page internet de Google Finance, lancé le 21 mars 2006© AFP/Archives
Le groupe Google a amélioré cette semaine son site d'informations financières Google Finance, pour tenter de concurrencer Yahoo! Finance, de loin le leader dans ce domaine.

Lancé en mars dernier, Google Finance n'a pas réussi jusqu'ici à percer dans le cercle des 20 principaux sites de données financières, et sa contribution au trafic global de Google reste minuscule, selon les cabinets de mesures d'audience Nielsen et Hitwise.

Sans annonce officielle, Google Finance a depuis cette semaine ajouté des données à la page d'accueil, avec les principales informations du jour, les valeurs vedettes, les évolutions des monnaies. Il offre des graphiques de cours sur 40 ans et une suggestion automatique des codes boursiers.

Il permet aussi de davantage personnaliser les données, comme le portefeuille d'actions à suivre, que l'on peut importer depuis des sites concurrents, ou encore des graphiques de cours personnalisables, etc.

mercredi 6 décembre 2006

Yahoo! contraint de se réorganiser sous la pression de Google

Yahoo! contraint de se réorganiser sous la pression de Google
SAN FRANCISCO (AFP)

Le siège de Yahoo en Californie© AFP/Getty Images/Archives Brian McGuiness
Le groupe internet Yahoo! a annoncé mardi soir une vaste réorganisation de son fonctionnement et de sa direction, afin de doper sa croissance notamment sur le segment publicitaire où il a perdu du terrain face à son rival Google.

Pour commencer, le directeur général (COO) Dan Rosensweig quittera ses fonctions en mars prochain, selon un communiqué.

Le groupe sera à l'avenir organisé en trois pôles: l'un dédié aux outils pour ses clients (moteur de recherche, communication, communautés, médias), le deuxième consacré à la publicité, dirigé par Susan Decker, jusqu'ici directrice financière, tandis que le troisième gèrera le développement technologique du groupe.

Cette simplification doit permettre d'"accélérer la prise de décision" a expliqué le PDG Terry Semel. Yahoo! souhaite aussi améliorer son outil publicitaire et aider à dégager des revenus, son point faible.

Ces modifications de structure prendront effet le 1er janvier et Yahoo! compte achever sa réorganisation d'ici fin mars 2007.

Yahoo!, qui possède le site internet le plus visité aux Etats-Unis, réagit alors qu'il est bousculé par son grand rival Google.

Ce dernier semble avoir récemment pris une longueur d'avance en donnant l'impression d'être à la pointe de l'innovation (achat du site gratuit et très populaire d'échange de vidéos YouTube).

Dans un document interne, dont le contenu a largement filtré dans la presse américaine, un cadre dirigeant de Yahoo! avait il y a peu mis les pieds dans le plat en critiquant la stratégie trop dispersée et bureaucratique à ses yeux du groupe et en appelant à un recentrage du portail internet américain.

Lire la suite

lundi 27 novembre 2006

Avec Bill Gates en ligne de mire, les Vietnamiens se mettent au e-business

Avec Bill Gates en ligne de mire, les Vietnamiens se mettent au e-business
HANOI (AFP)

Nguyen Hoa Binh travaille dans sa start-up PeaceSoft à Hanoi, le 24 novembre 2006 © AFP Hoang Dinh Nam
Avec un père militaire et une mère enseignante, Nguyen Hoa Binh aurait dû se tourner vers une carrière dans le secteur public. Mais, depuis sa province de Ha Tay au nord de Hanoï, ce jeune Vietnamien de 25 ans a créé PeaceSoft, une start-up.

La société se spécialise dans le commerce sur internet et élabore des portails pour des entreprises et administrations.

Dans un Vietnam désormais membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et qui attire des géants de la haute technologie tels qu'Intel ou Microsoft, l'idole n'est plus Ho Chi Minh mais Bill Gates.

"Si la majorité des gens préfèrent encore la vie stable et rassurante des grosses entreprises, il y a aussi de plus en plus de jeunes comme moi", explique Binh, le visage poupin constellé de tâches de rousseur.

Un étudiant brandit un magazine avec Bill Gates en couverture lors de la visite à Hanoi du patron de Microsoft, le 22 avril 2006© AFP/Archives

"Nés après la guerre, dans un Vietnam qui ouvrait enfin ses portes, nous sommes passionnés par les technologies de l'information et des communications (TIC) et prêts à prendre le risque de monter une société".

Les deux-tiers des 83 millions de Vietnamiens ont moins de 30 ans et "ils pigent internet très vite", souligne Henry Nguyen, directeur général d'IDG Venture Vietnam (IDGVV), un fonds d'investissement à capitaux américains spécialisé dans l'internet.

Le nombre d'utilisateurs de la Toile est passé de 500.000 en 2000 à plus de 14 millions, et ceux de téléphones mobiles de 800.000 à 13,5 millions. Soit les plus fortes hausses de toute l'Asie-Pacifique, d'après une étude de la banque d'investissement Rothschild.

Et ce n'est pas fini. Si la croissance oscille entre 7 et 8% par an, Rothschild estime que celle du marché TIC est de 20%.

"Le secteur n'en est qu'à ses débuts", assure Nguyen Minh Hieu, un Hanoïen de 26 ans. "Il y a encore beaucoup d'opportunités pour que des PME se lancent et s'épanouissent".

Après deux ans à l'université de Sydney, ce fils de fonctionnaires a créé en avril dernier DreamViet, un site de consommation comparative. Il a observé avec envie le mois dernier le géant américain Intel injecter, avec Texas Pacific Group, la bagatelle de 36,5 millions de dollars dans le leader national du secteur, FPT. "Ce que FPT reçoit peut convaincre d'autres fonds de s'intéresser au Vietnam", espère-t-il.

Car ces aventuriers de la Toile trouvent leurs soutiens non dans le secteur bancaire classique mais dans les fonds d'investissements, plus audacieux que des banques encore rafraîchies par des décennies de prêts insolvables.

Pour l'heure, ils passent encore pour des originaux et sont lourdement pénalisés par un système éducatif complètement inadapté et un cadre légal trop flou.

"Il y a toujours besoin d'une autorisation et puis d'une autre. Et le cadre légal ne dit pas toujours oui ou non, alors les start-ups essaient des choses et croisent les doigts ", explique Phan Cong Thanh, un Allemand d'origine vietnamienne de 29 ans, patron de Mobile Solution Services, qui vend des publicités pour téléphones portables, des sonneries et des fonds d'écran.

Nul n'en doute, le secteur ne cessera de croître et va se compliquer, avec l'arrivée des géants de la planète. Google, Yahoo, Microsoft s'intéressent désormais au pays.

"Bien sûr, les PME locales risquent de se faire avaler. Mais elles ont l'avantage d'avoir un personnel jeune et d'être les premières sur le marché. Elles comprennent les attentes des clients locaux", souligne Thanh.

Pour récolter une part de ce gâteau, les jeunes prennent exemple sur Bill Gates. En avril dernier, le patron de Microsoft avait été accueilli en gourou par des milliers d'étudiants dans la capitale communiste.

"C'est quelqu'un qui a su avoir du cran, un modèle pour beaucoup de jeunes", relève Hieu.

© AFP Agence France-Presse

jeudi 23 novembre 2006

«Myspace»: 100 millions d’amis à la merci des marketteurs

«Myspace»: 100 millions d’amis à la merci des marketteurs

Internet - Le site de réseautage dépasse Google et Yahoo aux Etats-Unis. Les entreprises se ruent sur ses usagers.

nicolas goulart
Publié le 26 août 2006

© dr

C'est comme une drogue, avouent certains. Quand on y est, plus moyen de s'arrêter et ça se propage partout. Aux Etats-Unis, la fièvre my­space.com fait des ravages. Plusieurs écoles ont non seulement interdit son accès, mais aussi sa fréquentation en dehors de leurs murs. Et les spécialistes sont nombreux à s'inquiéter du nombre d'heures passées sur myspace par certains teenagers.

Le portail est en passe de devenir une institution encore plus incontournable que Google. Imaginez un instant que toutes les relations sociales réelles puissent se recouper sur Internet; un site web où tous les liens d'amitié seraient référencés à travers un réseau de pages personnelles renvoyant toutes les unes aux autres. C'est cette utopie orwellienne que myspace est en passe d'accomplir en Amérique et qu'il entend poursuivre dans le monde.

Visite guidée… D'entrée de jeu, un bandeau bleu vous prévient: «Myspace, un site pour les amis» (lire ci-contre). Sans même être inscrit, vous êtes invité à parcourir les profils des membres. Sympa. Pour devenir membre, il vous suffit de remplir un questionnaire dont les réponses constitueront le profil que vous présenterez à la communauté. Simple comme bonjour. «Myspace n'a pas inventé la poudre. Sa grande innovation, c'est l'accessibilité: grand avantage par rapport aux concurrents qui tablent sur une approche confidentielle», explique Phil Leigh, du cabinet Inside Digital Media de Miami. En effet, la plupart des sites de réseautage fonctionnent par invitation d'un membre déjà inscrit, alors que myspace est gratuit et accessible directement. C'est une des clés de son succès.

«Accessibilité, simplicité d'utilisation et opportunisme», voilà résumé, toujours selon Phil Leigh, le succès de myspace. «Le site a bénéficié de diverses innovations inventées par d'autres qu'il a le mérite d'agréger. Les gens ont répondu positivement, et maintenant il y a effet de réseau.» Autrement dit, la croissance se nourrit elle-même et l'emballement est exponentiel.
Le portail charrie bien sûr toute la part d'ombre inhérente aux grandes sociétés. Drogues, abus sexuels, porno, tueurs en série sont reliés à myspace dans des affaires qui font quotidiennement les gros titres. Et comme les jeunes sont en première ligne, l'Amérique bien-pensante se scandalise.

Mais les 100 millions d'«amis» sont aussi la proie d'autres prédateurs, moins décriés. Les marketteurs fondent aujourd'hui sur myspace comme des vautours. Sa largeur et sa conductivité laissent présager de nouvelles formes de diffusion publicitaire. Les compagnies sont omniprésentes, non seulement dans les publicités, mais aussi comme sponsors ou même producteurs de films humoristiques qui font fureur. Ces derniers transitent aussi bien par les natels que sur les ordinateurs. De façon générale, on voit poindre de nouvelles stratégies, dites virales, de plus en plus basées sur l'implication et la participation de l'internaute.

L'irruption de «Axe»

Christine Dolce, alias Forbidden sur myspace, a été le vecteur d'une campagne inédite menée par les déodorants Axe. Cette charmante demoiselle, avec plus d'un millions d'«amis» sur myspace, est la personne la plus connectée du site, et peut-être d'internet. La marque a signé un contrat avec elle: un jeu a été placé sur sa page perso qui a attiré 75 000 utilisateurs. Ils furent tous redirigés sur le site d'Axe… Mission accomplie pour les déos, et pactole pour miss Dolce.

De façon générale, toutes les grandes stars de la musique ont maintenant, outre leur site internet officiel, une page sur myspace. Les marques, l'industrie cinématographique et même les politiques leur emboîtent le pas. «C'est bien la première fois qu'un site de networking produit cet effet», et c'est le signe, selon Phil Leigh, «d'un changement d'échelle radical.» Où s'arrêtera myspace? Nul ne le sait pour l'instant. Son expansion atteindra-t-elle un point de saturation? Selon les chiffres, on en est loin, mais sa domination pourrait bien sûr un jour être contestée par de nouveaux sites plus inventifs. Ce serait une perte pour News Corp, mais sûrement pas la fin des réseaux de socialisation en ligne.
Les attentes de Murdoch

News Corp, la compagnie de Ruppert Murdoch, ne s'est pas trompé en rachetant cette étoile montante du Net il y a un an. Depuis, les connections pulvérisent des records, au point qu'aujourd'hui, on compte plus de 100 millions de membres, soit l'équivalent de plus du tiers de la population d'Amérique! La part de myspace dans les revenus de News Corp est pour l'instant réduite, mais son expansion vertigineuse auprès des jeunes génère toutes les spéculations pour le futur. Il y a à peine quinze jours, Google a signé un accord avec News Corp pour installer ses publicités contextuelles sur myspace. Avec myspace comme titre phare, Rupert Murdoch compte devenir l'un des acteurs incontournable de la toile mondiale. Et le lancement récent de la version bêta du site en français n'est qu'un premier pas hors de l'univers anglophone.

Partout, ça marche de façon identique. Sous chaque profil de page perso, s'affiche la liste des «amis» du propriétaire de la page, et, en dessous, un tableau de commentaires laissés par ces amis, que n'importe qui peut lire. Ce sont les services les plus utilisés de myspace. Le chic, bien sûr, c'est d'avoir le plus d'amis possible. Certains passent leurs journées à socialiser devant l'écran. Ils lisent leurs commentaires, y répondent, ou explorent les réseaux avoisinants de leurs amis.

Maya de Seattle explique sur son blog myspace comment elle s'est fait «griller» par son mec à cause de commentaires suggestifs laissés par un type «avec qui elle n'a même pas couché». L'effet panoptique est garanti. Tout le monde a accès aux données sociales de tout le monde. Bien sûr, sur le fond, ça ne vole pas spécialement haut. Entre les fringues et la dernière sonnerie de mobile, le ton est donné. Le site et ses milliers de communautés offrent aux ados un espace gigantesque pour s'adonner, entre pairs et en toute liberté, à leurs différentes marottes compulsives.

mardi 21 novembre 2006

Publicités: Yahoo! conclut un accord avec plusieurs journaux américains

    

Publicités: Yahoo! conclut un accord avec plusieurs journaux américains
SUNNYVALE (AFP)

Le siège de Yahoo en Californie© AFP/Getty Images/Archives Brian McGuiness
Le groupe Yahoo! a conclu un accord avec plus de 150 quotidiens américains, qui ont accepté qu'il devienne fournisseur publicitaire de leurs sites internet, et en échange de rendre leurs sites disponibles pour le moteur de recherche d'actualités de Yahoo!.

Pour vendre de la publicité sur leur site internet, les journaux adopteront le système de régie publicitaire de Yahoo! et offriront aussi d'autres outils de Yahoo! (barre de fonctions, moteur de recherche, listes de commerces sponsorisées, etc...).

Autre élement de l'accord, conclu avec sept grands groupes de presse, les annonceurs qui passent des offres d'emploi dans l'un de ces journaux pourront aussi la passer sur le site spécialisé de Yahoo!, HotJobs.

Ces journaux comprennent des titres comme le San Jose Mercury News ou le San Francisco Chronicle.

Aucun détail financier n'a été communiqué.

Début novembre, le groupe Google avait proposé à une centaine d'annonceurs de passer des publicités dans les éditions papier de 50 quotidiens américains.

Les journaux imprimés cherchent tous azimuts des moyens pour résister à la concurrence d'internet, notamment des moteurs de recherche d'actualités comme Yahoo! et Google.

© AFP Agence France-Presse

  web compteur Votez pour ce site au Weborama