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Téléchargé 500 millions de fois, le navigateur gratuit de Mozilla concurrence Internet Explorer de Microsoft. C’est un peu David contre Goliath. Même s’il est trop tôt pour déclarer un vainqueur, le petit Firefox commence à sérieusement inquiéter Internet Explorer (IE) du géant Microsoft. Vendredi dernier, le navigateur libre et gratuit de la Fondation Mozilla a dépassé les 500 millions de téléchargements toutes versions confondues (la plus récente est la 2.0). Il compte désormais quelque 150 millions d’utilisateurs dans le monde. Au-delà du symbole, ce demi-milliard de téléchargements traduit le chemin parcouru depuis 2005 par Mozilla, une fondation californienne à but non lucratif qui œuvre pour «un meilleur Internet», c’est-à-dire un réseau pleinement compatible avec les différentes plates-formes (Windows, Mac, Linux). Microsoft ayant longtemps profité de sa domination sans partage pour tenter d’imposer ses propres solutions, c’est forcément sur le marché des navigateurs, porte d’entrée du public au Web, que Mozilla mène d’abord son combat.
Un quart des internautes suisses déjà séduits Tout oppose les deux rivaux. Alors que Microsoft a jusqu’ici toujours refusé de dévoiler ses secrets de fabrication, Firefox est régi par les principes de l’open source. L’accès à son code est donc entièrement libre, et celui-ci peut être amélioré ou modifié par tout un chacun. Des milliers de développeurs participent ainsi gracieusement à son élaboration. Conséquence de cette philosophie: constamment mis à l’épreuve par une vaste communauté d’utilisateurs, le petit renard rusé de Mozilla s’avère plus stable, plus pratique et plus respectueux des standards qu’Internet Explorer. Une rigueur payante. Trimestre après trimestre, Firefox grignote du terrain. Aujourd’hui, le navigateur libre s’est solidement installé dans les foyers des internautes. Si, au niveau mondial, ses parts de marché n’atteignent encore que 17% (75% pour IE), elles s’élèvent à 28% en Europe (66% à IE, 3,3% à Opera et 2% à Safari). Selon l’institut Xiti Monitor (www.xitimonitor.com), Firefox aurait déjà séduit un bon quart des Suisses connectés, et près de la moitié (45,4%) des Finlandais. Surtout, sa progression est constante et régulière, preuve d’une confiance acquise par la satisfaction des utilisateurs. En cours de test, la version 3 du navigateur de Mozilla s’annonce aussi innovante que les précédentes. Alors qu’à l’opposé, Internet Explorer 8, prévu lui aussi pour bientôt, se contenterait de singer Firefox 2. La victoire des logiciels libres n’est peut-être plus une vue de l’esprit. www.firefox.fr www.spreadfirefox.com www.mozilla-europe.org/fr
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