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jeudi 23 novembre 2006

La saison des fêtes est aussi la saison des spams ou pourriels

La saison des fêtes est aussi la saison des spams ou pourriels

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Automobile: Villepin engage des consultations avec des acteurs de la filière

Automobile: Villepin engage des consultations avec des acteurs de la filière
PARIS (AFP)

Le Premier ministre Dominique de Villepin sort du Palais de l'Elysée à l'issue du Conseil des ministres, le 22 novembre 2006 © AFP/Archives Patrick Kovarik
Dominique de Villepin a entamé jeudi une série de consultations avec les acteurs de la filière automobile dans le cadre de la préparation d'un plan de soutien à ce secteur en difficulté.

Le Premier ministre a reçu à Matignon dix représentants de sous-traitants et d'équipementiers qui lui ont fait part de leurs problèmes face à la "dépression" actuelle de la production automobile française. Il doit rencontrer vendredi les constructeurs automobiles.

M. de Villepin a annoncé mercredi qu'il présenterait "dans quelques jours" un plan automobile, sur le modèle des aides à la sous-traitance aéronautique annoncées lors d'un déplacement sur le site d'Airbus à Toulouse, le 14 novembre.

Les équipementiers et sous-traitants, notamment les PME, pâtissent du recul des ventes automobiles, ainsi que de la hausse des matières premières et de la pression des constructeurs sur leurs tarifs.

Selon les chiffres de la Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV), les ventes des usines françaises d'équipement automobile ont totalisé 11,6 milliards d'euros au premier semestre, soit une baisse de 7,6% par rapport à la même période de 2005. Au cours de la même période, les exportations ont reculé de 3,2%, à 5 milliards d'euros.

"Les équipementiers sont en grande difficulté car les coûts des matières premières n'ont cessé d'augmenter à des niveaux extraordinaires tandis qu'en aval, les prix baissent", a fait valoir Thierry Morin, PDG de l'équipementier Valeo.

Mettant en avant les "difficultés de trésorerie" des PME du secteur, Yvon Jacob, président de Legris Industries et du Groupement des fédérations industrielles, a réclamé "une révision des délais de paiement". "Nous ne dépendons pas d'aides de l'Etat, nous souhaitons avant tout qu'il y ait de l'ordre remis dans ce système de paiement", a-t-il insisté à sa sortie de Matignon.

Dans ce domaine, le Premier ministre a souhaité à Toulouse que toutes les solutions, "y compris législatives", soient examinées pour fixer aux grandes entreprises "des délais de paiement plus courts" et faciliter ainsi la vie des fournisseurs.

Le président de la FIEV, Armand Batteux, a évoqué "une dépression, nous l'espérons momentanée, de la production automobile française".

"Il nous faut résister à cette période-là et voir toutes les mesures qui peuvent être prises pour consolider nos positions, continuer l'innovation, l'internationalisation", a-t-il dit en estimant que le gouvernement pouvait aider le secteur "sur un certain nombre de dispositions, comme la taxe professionnelle".

Selon M. Batteux, M. de Villepin n'a pas évoqué "de calendrier" pour son plan de soutien mais s'est montré "conscient de l'urgence de la situation".

Au total, la filière automobile emploie en France 600.000 personnes, dont la moitié chez les équipementiers et les sous-traitants.

M. Batteux avait prévu, fin septembre lors du Mondial de l'automobile, "plus de 5.000 suppressions d'emplois" en 2006 dans le secteur.

Les deux constructeurs français, Renault et PSA Peugeot Citroën, traversent depuis plusieurs mois une passe délicate avec des ventes en berne en Europe, qui les ont conduits à mettre en place des plans d'économie et d'amélioration de la rentabilité.

Récemment, plusieurs équipementiers ont connu de graves difficultés allant jusqu'à la liquidation judiciaire prononcée le 24 octobre pour Thomé-Génot qui employait plus de 300 personnes dans les Ardennes, département lourdement frappé par la crise.

© AFP Agence France-Presse

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Air France-KLM explore une fusion avec Alitalia

    

Air France-KLM explore une fusion avec Alitalia, mais pose ses conditions
PARIS (AFP)

Le président d'Air France-KLM Jean-Cyril Spinetta, le 23 novembre 2006 à Paris© AFP Thomas Coex
Le groupe Air France-KLM a annoncé jeudi qu'il explorait une éventuelle fusion avec son partenaire Alitalia en difficulté, tout en rappelant exiger au préalable une restructuration en profondeur pour ce mariage qui suscite les réserves du gouvernement italien.

"A la demande d'Alitalia, nous avons ouvert une phase d'échange exploratoire", a déclaré le président d' Jean-Cyril Spinetta, lors de la présentation des résultats semestriels du premier groupe aérien européen.

"Depuis l'origine, a rappelé M. Spinetta, les relations avec Alitalia ont toujours intégré une perspective de fusion à terme". et Air France-KLM, partenaires au sein de l'alliance Skyteam depuis 2001, ont échangé une participation de 2% en 2002.

"Mais nous avons encore besoin de réponses sur trois points: le plan d'Alitalia est-il susceptible d'arriver à un équilibre économique satisfaisant pour la compagnie? Partageons-nous une même vision de la stratégie et du futur? Et quelles seraient les synergies qui résulteraient" d'un rapprochement, s'est interrogé le patron d'Air France-KLM, groupe lui-même né de la fusion des compagnies française et néerlandaise en 2004.

Un bureau de la compagnie aérienne Alitalia, le 21 janvier 2006 à Rome© AFP/Archives Giulio Napolitano

A la Bourse de Paris, les investisseurs ont très mal réagi à cette perspective. L'action Air France-KLM plongeait de 7,26% à 29,91 euros vers 13H15 GMT. Le titre Alitalia, en revanche, progressait à la Bourse de Milan de 2,53% à 0,97 euro.

Selon le directeur général délégué du groupe, Pierre-Henri Gourgeon, ces échanges de vue, amorcés "il y a moins d'un mois", pourraient durer "quelques semaines".

Alitalia a confirmé avoir noué des contacts avec Air France-KLM, mais ceux-ci "sont encore dans une phase initiale et ne sont pas exclusifs". La compagnie nationale italienne explorerait en parallèle des opportunités d'alliance en Asie.

Depuis plusieurs mois, Air France-KLM insiste, en réaction à des rumeurs récurrentes de rapprochement, sur le fait qu'elle n'envisagera une fusion qu'après un redressement d'Alitalia, qui s'attend pour 2006 à une perte nette supérieure aux 167 millions d'euros de l'an dernier.

En octobre, M. Spinetta avait évoqué à demi-mot les conditions d'Air France-KLM pour épouser Alitalia. Rappelant l'existence en Italie de deux plateformes de correspondance, Rome et Milan, il avait affirmé qu'il y aurait "des choix à faire".

En outre, Alitalia, confrontée à une vive concurrence sur son réseau moyen-courrier, "souffre d'un problème de revenus". Dans ce cas, "il faut se demander s'il faut maintenir ou supprimer un certain nombre de lignes déficitaires", avait suggéré M. Spinetta.

Selon le Corriere della Sera, Air France-KLM demande le départ de 200 pilotes (soit un sur 10) et de 300 à 400 assistants de vol sur 5.000, ainsi que l'arrêt de trois avions long-courriers et de 20 moyens-courriers.

Le dossier Alitalia sera évoqué vendredi entre le président du conseil italien Romano Prodi et le président français Jacques Chirac lors du sommet franco-italien de Lucques (centre de l'Italie).

Dans un entretien au Figaro jeudi, M. Prodi affirme avoir "beaucoup de doutes" sur les intentions d'Air France concernant la compagnie aérienne italienne, détenue à 49,9% par l'Etat.

"Je voudrais connaître les vraies intentions d'Air France", dit-il. "Veut-elle créer un grand groupe européen de transport aérien dans lequel l'Italie ait aussi sa place ou simplement s'emparer du marché italien du transport aérien, qui est grand et riche?", ajoute-t-il.

© AFP Agence France-Presse

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Givaudan avale un concurrent et devient leader du marché

Givaudan avale un concurrent et devient leader du marché
LIEN

    * Givaudan

PARFUMS Le géant genevois acquiert le Néerlandais Quest International pour 2,8 milliards. Il distance de loin tous ses rivaux.

ÉLISABETH ECKERT
Publié le 23 novembre 2006
KEYSTONE-LAURENT GILLIERON
VERNIER Givaudan pèsera 4 milliards de francs de chiffre d’affaires une fois l’acquisition de Quest International finalisée. L’ex-filiale genevoise de Roche a connu une croissance phénoménale depuis son spin-off en 2000 du géant pharmaceutique bâlois. / KEYSTONE-LAURENT GILLIERON

L'industrie du parfum et des arômes a le don de la discrétion à Genève, encore plus que l'horlogerie et bien davantage que la banque privée. Et pourtant. Là-bas, au bord du Rhône, au fin fond de Vernier, se niche le leader mondial incontesté de la branche.

Le groupe Givaudan – qui, sur neuf mois, affiche déjà un chiffre d'affaires de 2,2 milliards de francs, en progression de 5,5% – vient en effet d'opérer une gigantesque acquisition, en avalant, pour 2,8 milliards de francs, l'un de ses principaux concurrents, Quest International. Sis en Hollande et filiale du Britannique Imperial Chemical Industries, Quest occupe quelque 3400 collaborateurs pour des ventes 2005 de 1,3 milliard de francs.

«Une fois ce rival racheté, Givaudan pèsera 4 milliards de francs de chiffre d'affaires, affirme son directeur général, le Français Gilles Andrier. Et sa taille en fera le leader absolu tant dans les arômes que dans les parfums», et sur un marché mondial estimé entre 16 et 17,5 milliards de francs. Depuis que Roche a décidé. en 2000, de se séparer de sa filiale genevoise, Givaudan a connu une croissance hors du commun. Les milieux financiers le surnomment d'ailleurs «le gorille dans la jungle» ou, moins prosaïquement, le tsar des parfums. Et pour cause. Givaudan n'avait, pour l'heure, plus qu'un challenger de poids, l'Américain International Flavors Flagrance (IFF), qui pèse actuellement 2,5 milliards de francs en chiffre d'affaires, immédiatement suivi par l'autre Genevois de renom, le groupe Firmenich (2,3 milliards de chiffre d'affaires).

150 millions d'économies

Avec cette acquisition – que Givaudan compte financer par un emprunt bancaire auprès de Citigroup (1,8 milliard) et par une augmentation de capital (1 milliard de francs) – la firme genevoise compte non seulement renforcer son positionnement, mais également réaliser pour 150 millions d'économies d'échelle dans un marché du parfum et des arômes où les pressions sur les prix sont violentes. Grâce à une stratégie extrêmement bien ciblée sur les produits à haute valeur ajoutée, le groupe genevois est ainsi parvenu à asseoir sa position de leader, aussi bien en matière de revenus que de savoir-faire. Un concurrent allemand, numéro quatre de la branche – Symrise – a bien tenté le 18 novembre dernier de damer le pion à Givaudan par la plus importante entrée en Bourse outre-Rhin. Mais, même réussie, cette dernière n'est en rien parvenue à menacer tant Givaudan que Firmenich.

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La Bourse suisse

La Bourse suisse

Givaudan vedette du jour.

En milieu de semaine, le marché suisse a marqué une pause après avoir réussi à grignoter quelques points durant les deux dernières séances. Le SMI a campé sur ses positions à 8778 points, tout comme le SPI à 6875 points. Grande nouvelle du jour, le groupe genevois Givaudan (GIVN.VX) a annoncé le rachat de la société hollandaise Quest pour un montant de 2,8 milliards de francs. Cette opération, qui consolide sa position de leader mondial dans le domaine des arômes et des parfums, a séduit les investisseurs. Le titre a affiché une belle progression de 4,1% à 1070. Aux pharmaceutiques, la progression de 0,7% à 225,10 de Roche (ROG.VX) a soutenu le marché. Pour sa part, Novartis (NOVN.VX) a enregistré un très léger repli de 0,14% à 72,10. Aux chimiques, Syngenta (SYNN.VX) (+1,8% à 215,10) et Ciba (CIBN.VX) SC (+1% à 78,15) ont bénéficié de la baisse des cours de l'or noir. Aux financières, UBS (UBSN.VX) (+ 0,5% à 75,50) et Swiss Life (SLHN.VX) (+1,1% à 303,50) sont parvenues à tirer leur épingle du jeu. De son côté, Nobel Biocare (-3,1% à 338,25) a figuré parmi les grands perdants de la séance. En effet, la commission suédoise de la santé a jugé les données fournies par le groupe concernant son implant dentaire Nobeldirect insuffisantes pour justifier la sécurité du produit. La décision finale sera connue dans les deux prochaines semaines. Au sein des valeurs secondaires, Swisslog a campé sur ses positions à 1,52. Le CEO de la société, Remo Brunschwiler, a annoncé dans la presse qu'il tablait sur une croissance du chiffre d'affaires de 10% pour 2006. De plus, Swisslog est toujours dans l'attente de deux gros contrats de la part des géants américains Wal-Mart (WMT) et Coca-Cola qui devraient être effectifs durant le deuxième semestre 2006. Pour sa part, le groupe industriel zurichois Rieter a annoncé la vente d'une unité de fabrication de machines textiles basée à Valence, en France, au groupe hexagonal Co-Martin. Cette filiale occupe actuellement 153 personnes. A la suite de cette annonce, les analystes financiers du broker français Cheuvreux ont réitéré leur recommandation «outperform» sur le titre. Rieter a clôturé en hausse de 2,9% à 627.

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Nous sommes les plus avancés dans le monde

«Nous sommes les plus avancés dans le monde»

   

PARKINSON. La firme Newron dit disposer du traitement le plus prometteur.

       
   

Daniel Eskenazi, Zurich
Jeudi 23 novembre 2006

       
   

Fondée en 1999, la biotech italienne Newron sera cotée avant Noël à la Bourse suisse. Elle a été séparée de la société suédoise Pharmacia & Upjohn, lorsque celle-ci tomba dans le giron du géant américain Pfizer (PFE). Entretien avec Luca Benatti, fondateur et patron de la firme qui emploie 38 collaborateurs.

Le Temps: Après Bioxell en juin, Newron est la seconde société biotech cette année à entrer à la Bourse suisse. Quelles sont les raisons de ce choix?

Luca Benatti: La Suisse est le principal marché de la biotechnologie et ce rôle de leader devrait encore s'accentuer.

- Quelles sont les raisons de votre IPO prochaine?

- En sept ans, nous avons développé la société uniquement au niveau de la recherche. Nous voulons maintenant étendre notre société en développant des forces de vente et le marketing notamment. Les détails financiers de l'opération seront annoncés lundi prochain.

- Vous êtes actifs dans les traitements des maladies du système nerveux central. Lesquelles?

- Notre médicament vedette est le safinamide. Il soigne la maladie de Parkinson, les douleurs neurologiques et inflammatoires, pour lesquelles de nouveaux traitements sont attendus. En septembre, nous avons signé un accord de brevet avec Serono (SEO.VX) de 200 millions de dollars. Il comprend le développement, la fabrication et la commercialisation du Safinamide pour les maladies de Parkinson, d'Alzheimer et des dysfonctionnements du cerveau. Notre premier médicament pourrait être commercialisé en 2010.

- A quel stade de développement se trouvent vos médicaments?

- Safinamide est en phase III pour le traitement du Parkinson. Nous avons aussi un autre médicament, le ralfinamide, qui se trouve en phase II pour le traitement des douleurs chroniques liées au système nerveux central. Nous avons aussi d'autres substances qui font l'objet de développements cliniques.

- Jusqu'à présent, combien d'argent avez-vous récolté?

- Nous avons obtenu 62,5 millions d'euros de la part de différentes firmes de capital-risque: HBM, qui détient près de 20% de Newron, 3i Group, Atlas Venture, Apax Partners et TVM Capital. Cela montre que notre capital a été géré efficacement durant sept ans.

- Quels avantages compétitifs avez-vous sur la concurrence?

- Pour la maladie de Parkinson, nous sommes les plus avancés dans le monde entier. Notre médicament pourrait réellement changer la manière de traiter cette maladie. En fait, nous voulons devenir leader mondial dans le traitement des maladies du système nerveux central.

- Quelles sont les conséquences du rachat de Serono par Merck (MRK) KGaA sur votre activité?

- Nous avons un soutien total des deux firmes. En juin, la société allemande a annoncé l'abandon de son médicament contre Parkinson, ce qui est plutôt positif pour nous.

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La Bourse de New York termine en hausse: DJIA +0,04%, Nasdaq +0,45%

La Bourse de New York termine en hausse: DJIA +0,04%, Nasdaq +0,45%
NEW YORK (AFP)

Des visiteurs regardent des courtiers à la Bourse de New York, le 18 octobre 2006© AFP/GettyImages/Arch. Mario Tama
La Bourse de New York a terminé en légère hausse mercredi, encouragée par un nouveau recul des prix du pétrole: l'indice Dow Jones a pris 0,04%, tandis que le Nasdaq a gagné 0,45% sur un marché déserté à la veille de la fête de Thanksgiving.

Au terme des échanges, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a avancé de 5,36 points à 12.326,95 points, et l'indice composite du Nasdaq de 11,14 points à 2.465,98 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 a pris de son côté 0,23% (+3,28 points) à 1.406,09 points.

"Les nouvelles ont été bonnes aujourd'hui: le déclin des prix du pétrole, une confiance des consommateurs en bonne forme", a souligné Hugh Johnson, analyste chez Johnson Illington Advisors.

Mais, "le marché n'a pas trouvé de direction car il y a eu très peu d'activité et très peu de gens au travail ou prêtant attention à la Bourse", a-t-il ajouté.

"La plupart des courtiers pensaient seulement à rentrer chez eux pour Thanksgiving", a remarqué M. Johnson.

La Bourse de New York sera fermée jeudi et n'ouvrira que pour une séance écourtée vendredi.

Les prix du pétrole ont terminé en baisse de 93 cents à 59,24 dollars le baril à New York.

Seul indicateur significatif de la journée, l'indice de confiance des consommateurs américains, calculé par l'université du Michigan, s'est établi à 92,1 points en novembre contre 93,6 points en octobre.

Cependant, "la confiance des consommateurs a progressé depuis le mois d'août, grâce au recul des prix de l'énergie, à la hausse du marché boursier et à l'amélioration du marché de l'emploi", a relevé M. Johnson.

"Donc la confiance des consommateurs va bien", a-t-il insisté.

Le secteur technologique a été soutenu par l'avancée de Dell qui a bondi de 9,31% à 27,13 dollars à la cloche. Le groupe informatique a réalisé un bénéfice net au 3e trimestre de 677 millions de dollars, en hausse de 11,7%, malgré des ventes en progression plus faible que ses concurrents.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 4,568% contre 4,578% mardi soir, et celui à 30 ans à 4,651% contre 4,658%.

   1. NASDAQ
   2. NYSE

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Wall Street: le Dow Jones grappille 0,04%

Wall Street: le Dow Jones grappille 0,04%

La Bourse de New York a fini en très légère hausse mercredi. L'indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 5,36 points, soit 0,04%, à 12'326,95 points. Le S&P-500, plus large, a pris 3,28 points, soit 0,23%, à 1406,09 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 11,14 points (0,45%), à 2465,98 points.

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La consommation des ménages français repart en octobre

La consommation des ménages français repart en octobre
PARIS (AFP)

Une personne fait ses courses dans un supermarché de Lyon© AFP/Archives Philippe Merle
La consommation des ménages français en produits manufacturés a augmenté de 0,9% en octobre, après une chute de 2,5% en septembre, un rebond qui se vérifie dans tous les secteurs, a annoncé l'Insee mercredi.

La consommation des ménages en produits manufacturés, qui ne représente qu'un quart environ de leur consommation totale, est cependant un bon indicateur de la tendance. Le chiffre d'octobre a été salué par les économistes, qui notent que "les consommateurs font de la résistance".

Le ministre de l'Economie, Thierry Breton, avait indiqué lundi qu'il s'attendait à un "très bon quatrième trimestre" en matière de croissance, grâce en particulier au fait que "la consommation est très forte", après une croissance nulle au troisième trimestre.

Tous les postes de la consommation affichent une hausse en octobre (en données corrigées des jours ouvrables et des variations saisonnières), mais tous avaient baissé en septembre.

Hausse de la consommation des ménages en octobre© AFP/Infographie

Dans le champ commerce (hors automobiles, pneus, pièces détachées et produits médicaux), les dépenses sont en hausse de 0,9% après un fort recul de 3,3% en septembre.

Les dépenses de consommation en biens durables se redressent, progressant de 1,0% en octobre après -0,7% en septembre. Au sein de ce secteur, les achats des ménages en automobiles et les dépenses en biens d'équipement du logement (électronique grand public, électroménager, meubles) progressent respectivement de 1,1% (après -0,8%) et de 0,9% (après -0,6% en septembre).

L'automobile a sans doute profité du "contrecoup du Mondial" à Paris, mais cela "ne constitue pas pour autant une garantie de reprise du marché automobile français pour la fin de l'année", estime Alexander Law, du cabinet d'études sectorielles Xerfi.

En revanche, note cet analyste, "l'équipement du logement continue de mener un train d'enfer" avec une progression annuelle à +18,8%, grâce au fait que "les prix de ces produits continuent de baisser de manière très spectaculaire".

De plus, "de nouveaux produits apparaissent quasi-quotidiennement dans le secteur de l'électronique grand public", renchérit Nicolas Bouzou, du cabinet d'études Asterès.

Mais attention, met en garde Marc Touati (Natixis), "le ralentissement prévisible sur le marché de l'immobilier pourrait conduire à une certaine modération dans ce secteur" à l'avenir.

Les dépenses de consommation en textile-cuir se redressent de 1,5% après un décrochage de -9,0% le mois précédent, et les dépenses consacrées aux autres produits manufacturés augmentent de 0,6% après -1,2% en septembre.

Au total, malgré le recul de septembre, la consommation des ménages est entraînée par des facteurs que Nicolas Bouzou juge "durables". Il cite la baisse des prix des produits, les taux de crédits à la consommation qui restent faibles, et le recul des prix des carburants.

Mais Marc Touati avertit qu"'à force de tirer sur la corde de l'endettement, les ménages finiront par la casser".

© AFP Agence France-Presse

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L'euro au plus haut depuis juin, le seuil de 1,30 dollar à l'horizon

L'euro au plus haut depuis juin, le seuil de 1,30 dollar à l'horizon
NEW YORK (AFP)

Le symbole de l'euro devant le siège de la Banque centrale européenne à Francfort en 2005© AFP/Archives John MacDougall
L'euro a grimpé mercredi au plus haut depuis début juin face à un dollar fragilisé par les perspectives économiques et monétaires aux Etats-Unis, et les cambistes voient poindre le seuil de 1,30 dollar, qui inquiète certains responsables politiques en zone euro.

L'euro a atteint mercredi 1,2957 dollar vers 15H30 GMT, un niveau pas vu depuis le 5 juin. Il valait 1,2943 USD vers 22H00 GMT. Le seuil de 1,30 dollar n'a pas été franchi depuis avril 2005.

La pression sur le billet vert s'intensifie à mesure que se dessine le point final du cycle de resserrement monétaire américain. La Réserve fédérale (Fed) n'a plus modifié son taux directeur depuis un dernier relèvement à 5,25% en juin.

"Les craintes d’un ralentissement prononcé de la croissance américaine ont ressurgi vendredi dernier suite à la publication d’une forte chute des mises en chantier en octobre", ont souligné les analystes d'Ixis CIB.

"La dégradation de l’immobilier pourrait se répercuter sur les autres secteurs d’activité qui demeurent pour l’heure solides (...) et cela a renforcé les anticipations de baisse des taux directeurs en mars 2007", ont-ils ajouté.

Pour Marios Maratheftis, de la banque Standard Chartered, les fondamentaux économiques, en particulier la divergence de taux d'intérêt entre les Etats-Unis, où les taux stagnent, et la zone euro, où ils restent sur la pente ascendante, plaident pour un euro à 1,30 dollar à courte échéance.

Si tel devait être le cas, l'euro pourrait évoluer bientôt à la fois au-dessus de 1,30 dollar et de 150 yens, deux seuils qui font grincer des dents les exportateurs de la zone euro.

La nouvelle serait fraîchement accueillie en France, où la croissance a stagné au troisième trimestre, en même temps que les exportations ont reculé pour la première fois depuis six trimestres. Plusieurs hommes politiques ont récemment critiqué la politique de la Banque centrale européenne (BCE), réputée promouvoir un euro fort.

Mardi, la ministre française du Commerce extérieur, Christine Lagarde, a estimé que la BCE "pourrait faire plus" pour la croissance et critiqué à demi-mot l'orthodoxie monétaire de la banque.

"Un euro à 1,30 dollar n'est pas une nouvelle désastreuse", a relativisé Jonathan Loynes, du cabinet Capital Economics. "L'euro est déjà à un niveau historiquement haut et les exportations européennes ne se portent pas si mal que cela". Le prix moyen d'un euro est en effet de 1,2510 dollar depuis deux ans, contre 0,90 dollar lors de sa mise en circulation début 2002.

"Un mauvais chiffre ne fait pas une tendance et la stagnation de la croissance française n'a pas changé le sentiment des marchés", a jugé Stuart Bennett, de la banque Calyon.

Mercredi matin, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a d'ailleurs estimé que le taux de change actuel de l'euro n'était pas un handicap pour l'économie européenne.

"Je ne vois pas une situation où nous commencerions à souffrir d'un taux de change qui serait dommageable", a-t-il estimé. Il a cependant déploré une baisse "trop sévère" du yen, qui évolue à ses plus bas historiques face à l'euro.

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, reste inflexible face aux critiques, répétant que la mission de son institution n'est pas de soutenir la croissance mais d'assurer la stabilité des prix.

Le yuan chinois valait 7,8647 yuans pour un dollar au terme des échanges sur le marché interbancaire, contre 7,8710 yuans pour un dollar mardi.

© AFP Agence France-Presse

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GM: le milliardaire Kerkorian réduit sa participation de 9,9% à 7,4%

GM: le milliardaire Kerkorian réduit sa participation de 9,9% à 7,4%
NEW YORK (AFP)

Le siège de General Motors à Detroit, le 12 juillet 2006© AFP/Archives Jeff Haynes
Le milliardaire américain Kirk Kerkorian, premier actionnaire individuel de General Motors (GM), a décidé de réduire sa participation dans le groupe automobile de 9,9% à 7,4%, reflétant sa déception après ne pas être parvenu à imposer ses vues à la direction de GM.

Tracinda, la société d'investissements de M. Kerkorian, a cédé environ 14 millions de titres GM au prix de 33 dollars par action et ne détient désormais plus que 7,4% du capital, indique un communiqué transmis au régulateur boursier américain (SEC).

Au prix de cession de 33 dollars, cette transaction représente un montant de 462 millions de dollars, qui serviront vraisemblablement à financer un autre investissement annoncé plus tôt dans la journée par Tracinda.

La société d'investissements a en effet annoncé avant l'ouverture de la Bourse de New York son intention d'acquérir jusqu'à 15 millions de titres, soit 5,3%, du groupe de casinos MGM Mirage pour porter sa participation de 56,3% à 61,6%. L'opération représente un montant de 825 millions de dollars.

Le milliardaire américain Kirk Kerkorian qui détient 9,9% du capital du constructeur automobile General Motors, le 2 décembre 2003 à Wilmington aux Etats-Unis© AFP/Getty/Archives William Thomas Cain

Mais le retrait du capital de GM apparaît aussi comme la suite logique du désaccord qui a opposé pendant plusieurs mois M. Kerkorian à la direction du constructeur.

M. Kerkorian a souvent critiqué la restructuration de GM et a été à l'initiative du projet de rapprochement de GM avec le franco-japonais Renault-Nissan l'été dernier, projet qui a finalement été écarté par le direction de GM.

Cet homme d'affaires de 89 ans, qui s'est forgé une réputation d'investisseur influent et coriace avec les directions des groupes dans lesquels il investit, avait déjà marqué son désaccord avec l'exécutif de GM il y a près d'un an en cédant des actions du groupe en décembre, passant de 9,9% à 7,8%.

M. Kerkorian avait ensuite racheté le même bloc de titres sur le marché en janvier. Un mois plus tard, la direction de GM acceptait de faire entrer au Conseil d'administration un proche conseiller du milliardaire, Jerome York.

Peu après le refus par GM d'un mariage à trois avec Renault-Nissan, début octobre, M. Kerkorian a fait savoir qu'il renonçait à monter encore dans le capital du groupe, et qu'il retirait son représentant du Conseil d'administration.

© AFP Agence France-Presse

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