Ce prix de 59 dollars le baril à prix constants correspond à un cours de 95 dollars en 2030 en tenant compte de l'inflation, précisent les analystes de l'Agence d'information sur l'Energie (EIA), un institut statistique rattaché au DoE.

Le baril de brut a clôturé à 62,44 dollars mardi, sur le marché new-yorkais.

Ce scénario est basé sur une "augmentation substantielle de la production de pétrole conventionnel dans plusieurs pays membres ou non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans les 10 prochaines années ainsi que sur un développement important de la production de pétrole non conventionnel dans les 25 prochaines années", est-il précisé.

Ce recours accrû au pétrole non-conventionnel fait notamment référence aux sables bitumineux, aux huiles lourdes, au charbon liquéfié et au procédé GTL (gas-to-liquids).

Les analystes de l'EIA estiment que l'Opep devrait faire en sorte d'augmenter sa production "à un rythme qui maintienne le prix moyen entre 50 et 60 dollars par baril (en dollars 2005) jusqu'en 2030".

Selon ces spécialistes, cela n'exclut pas que les prix évoluent temporairement en dehors de cette marge au cours des 25 prochaines années.

Mais l'Opep devrait prendre en compte que "laisser les prix du pétrole rester (au-dessus de 60 dollars) pendant une longue période pourrait diminuer les revenus" du cartel à long terme "en encourageant davantage d'investissements dans la production de pétrole non conventionnel ou hors des pays de l'Opep et en décourageant la consommation mondiale" d'hydrocarbures.

Selon ces prévisions, la demande totale de pétrole devrait augmenter de 84 millions de barils par jour en 2005 à 117 millions par jour en 2030.

© AFP Agence France-Presse