Kudelski mis en accusation<
Par Crédit défisaclisation économie économique banques crédits moins d'impôts épargne, lundi 11 décembre 2006 à 17:29 :: Economie :: #209 :: rss
Kudelski mis en accusation
ÉTATS-UNIS Un ex-cadre lance une procédure contre le groupe. Il dénonce des paiements frauduleux ainsi qu’un licenciement abusif.
JEAN-BERNARD SIEBER- PATRON: Selon André Kudelski, les accusations de John Markey, licencié en 2004 du groupe, sont «absolument fallacieuses».
Les faits remontent à 2004, année durant laquelle John Markey est licencié, avec effet immédiat, du groupe Kudelski où il travaillait depuis 1998. Cet ex-responsable du marketing, résidant aux Etats-Unis, a déposé plainte en juillet dernier contre son ancien employeur auprès d'un tribunal californien. Motifs: un licenciement discriminatoire ainsi qu'une mise en cause de certaines pratiques illégales concernant un client en Espagne.
L'affaire était relatée hier par la NZZ am Sonntag. On y apprend que John Markey accuse Kudelski d'avoir été congédié pour des raisons d'âge - il avait alors 48 ans -, de nationalité (américaine) et de maladie (arthrite et rhumatisme). Une mise en cause immédiatement balayée par André Kudelski. «Ce n'est pas sérieux lorsqu'on sait le nombre d'Américains et de plus de 50 ans que nous avons engagé. On comprend immédiatement à qui on a affaire, c'est-à -dire une personne qui cherche à soutirer de l'argent pour des raisons fallacieuses», nous explique le patron du groupe, qui connaissait personnellement le plaignant et qui ne souhaite pas détailler, pour des raisons de procédure, les raisons de son renvoi abrupt de l'entreprise.
Comptes en Suisse et au Liechtenstein
Autre accusation: un contrat qui remonte à la fin des années 90 avec l'Espagnol Quiero TV, une société qui voulait alors bâtir un bouquet numérique terrestre. Selon John Markey, qui aurait à cette époque refusé d'y prendre part, voire s'y serait fermement opposé, des arrangements illégaux auraient été pris entre le patron du groupe Kudelski lui-même et les propriétaires de SGT, une société espagnole fournisseur d'installations qui percevait 6% de commission pour un rôle d'agent contesté. Le tout transitant via des comptes bancaires en Suisse et au Liechtenstein, une information confirmée par l'un des propriétaires de SGT, selon le journal dominical.
«Les accusations de John Markey sont absolument fallacieuses: cette affaire a été traitée de manière ordinaire avec un agent qui nous a fourni le support nécessaire pour conclure ce contrat», ajoute André Kudelski. Vendredi, une première tentative de conciliation devant le juge devrait avoir lieu. Le dirigeant de la firme établie à Cheseaux poursuit qu'il est prêt à aller jusqu'au bout de la procédure, tant il se dit confiant dans l'issue. Reste qu'en terme d'image, ce genre d'affaire est toujours désagréable, conclut-il. «Mais sur 2000 employés, ce genre de choses peut toujours arriver.»

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