"Certains sont sceptiques face à ce dialogue et à la possibilité d'arriver à quoi que ce soit de substantiel. Il nous appartient donc (...) d'arriver à des résultats tangibles sur les questions les plus importantes pour nos deux nations", a-t-il dit.

Soucieux de leur déficit commercial, dû pour plus du tiers aux importations chinoises (41% en octobre), les Etats-Unis demandent notamment avec insistance à Pékin de réévaluer sa monnaie.

Le secrétaire au Trésor s'est une nouvelle fois fait l'écho de cette demande, appelant à plus de flexibilité du yuan à court terme et une convertibilité totale à moyen terme.

Mais le yuan n'est pas le seul point de friction, les Etats-Unis se plaignant des violations des droits de propriété intellectuelle (DPI) et des entraves à l'ouverture du marché chinois.

Dans un rapport publié lundi, Washington a menacé de poursuivre la Chine devant les instances de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) si elle n'ouvre pas davantage son marché.

Jeudi, Wu Yi a assuré que la Chine "continuerait à intensifier la protection des DPI", jugeant une telle amélioration "nécessaire alors que la Chine s'ouvre et encourage l'innovation".

Elle a par ailleurs souligné que la Chine avait fait de grands progrès réglementaires pour se conformer aux règles de l'OMC.

"La Chine continuera de respecter ses engagements", a-t-elle assuré.

La responsable a encore indiqué que son pays essayait d'accroître ses importations afin de remédier aux déséquilibres commerciaux.

La délégation chinoise comprend notamment le ministre du Commerce Bo Xilai et le président de la Banque centrale Zhou Xiaochuan.

Outre M. Paulson, l'équipe américaine ne comprend pas moins six des secrétaires du gouvernement Bush, ainsi que le président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke.

Jamais les Etats-Unis n'avaient envoyé en Chine un tel aréopage de personnalités.

© AFP Agence France-Presse