Mieux surveiller les caisses de pensions

FINANCE Le président de la Commission fédérale des banques veut renforcer la surveillance des institutions financières.

Eugen Haltiner, président de la Commission fédérale des banques, justifie ses intentions par le poids des marchés financiers en Suisse.

La surveillance des caisses de pensions doit être renforcée, considère Eugen Haltiner. Le président de la Commission fédérale des banques estime aussi que le durcissement de la norme pénale envisagé pour le délit d'initié ne constitue qu'une étape intermédiaire.

La situation de la gestion des avoirs du deuxième pilier doit faire l'objet d'une discussion au sein des autorités, a-t-il relevé hier dans la NZZ am Sonntag. «Il faut développer la surveillance de ces structures dans la mesure où il existe incontestablement un besoin d'action.»

Le président de la CFB s'est également exprimé sur le projet du Conseil fédéral, annoncé le 8 décembre, de réviser partiellement la norme pénale sur le délit d'initié. «Il constitue un pas intermédiaire», précise cet ancien cadre à l'UBS.
Comme promis après les remous suscités par l'affaire Swissfirst, le gouvernement veut étendre le délit d'initié à tous les faits susceptibles d'influencer les cours boursiers. Et ce conformément aux demandes déjà émises par la CFB, rappelle Eugen Haltiner.

Globalement, Eugen Haltiner justifie ses intentions par le poids des marchés financiers dans «un petit pays comme la Suisse». Evoquant la future autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA), il tient une entrée en vigueur début 2008 pour peu réaliste. Et d'évoquer plutôt la mi-2008 voire 2009. La FINMA est la nouvelle entité devant réunir la CFB, l'Office fédéral des assurances privées et l'Autorité de contrôle en matière de lutte contre le blanchiment d'argent.