Mais l'économie espagnole doit encore augmenter sa productivité pour améliorer sa compétitivité à l'extérieur, a-t-il précisé.

L'Espagne s'est aussi démarquée dans d'autres domaines, comme les avancées sociales et l'égalité hommes/femmes, a affirmé le chef de l'Etat, soulignant l'adoption en 2006 de lois novatrices pour l'égalité entre hommes et femmes ou pour développer l'aide aux personnes dépendantes.

Pour 2007, l'Espagne vise trois grands objectifs, selon M. Zapatero.

"Nous souhaitons sortir du lot" dans les domaines de la recherche et développement, de la défense de l'environnement et du développement de la sécurité des citoyens, a-t-il expliqué.

Le chef du gouvernement espagnol a par ailleurs estimé que la situation était meilleure qu'auparavant au Pays Basque (nord), après l'annonce d'un "cessez-le-feu permanent" par l'organisation séparatiste ETA en mars.

Il a jugé que cette situation serait "encore meilleure" dans un an, affirmant que le processus de paix se poursuivait dans la "discrétion", alors que certains observateurs estiment qu'il se trouve dans l'impasse en cette fin d'année.

M. Zapatero a également mis à l'actif de son gouvernement cette année l'adoption de nouveaux statuts d'autonomie dans la région de Valence, en Andalousie et surtout en Catalogne, en dépit des critiques de l'opposition, qui juge ce texte inconstitutionnel.

Il a indiqué, en réponse à une question, qu'il n'avait pas l'intention d'avancer en 2007 les prochaines élections législatives prévues au printemps 2008 en Espagne.

Le chef du gouvernement espagnol s'est enfin félicité de l'action extérieure de son gouvernement, notamment au Proche-Orient, où un contingent espagnol de plus de 1.000 hommes participe à la force d'interposition des Nations unies (Finul) au Liban.

Dans une première réaction juste après ces déclarations, un porte-parole du Parti Populaire d'opposition (PP - droite) a estimé vendredi que M. Zapatero avait "complètement perdu le sens des réalités" et que la situation avait en fait "empiré" cette année en Espagne.

Un certain nombre de problèmes, comme l'afflux record d'immigrants clandestins aux Canaries ont révélé "l'incompétence" du gouvernement, a précisé M. Gabriel Elorriaga, responsable de la communication du PP, qui mène une opposition systématique à M. Zapatero.

© AFP Agence France-Presse