"Comme les températures ont été chaudes, la demande de ce produit a dégringolé et les cours du fioul de chauffage n'ont pas pu soutenir le marché du brut", comme c'est généralement le cas en hiver, a remarqué M. O'Grady.

En outre, "c'est aussi la plus faible période de l'année pour la demande d'essence", a-t-il rappelé.

Les analystes citaient comme facteur de baisse de cours le manque de discipline de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui s'était engagée à réduire sa production de 1,2 million de barils par jour en novembre dernier, puis de 500.000 barils par jour en février prochain, afin de défendre un prix plancher de 60 dollars.

"Le marché continue de tester la détermination de l'Opep", a estimé M. O'Grady, en remarquant qu'une "étude récente suggère que le marché pense que l'Opep a réduit sa production de seulement 700.000 barils".

Les analystes citaient cependant le dernier rapport américain sur l'emploi comme facteur de soutien des cours. Le marché du travail américain a en effet créé 167.000 emplois en décembre soit plus qu'attendu par les analystes, ce qui est un signe de bonne santé de l'économie américaine et donc de demande de pétrole toujours soutenue.

© AFP Agence France-Presse