L'opération de rachat doit encore être approuvée par les actionnaires de Novelis mais selon un communiqué de son patron Ed Blechschmidt, le conseil d'administration du groupe d'Atlanta a donné son accord unanime à cette transaction «extraordinaire pour les actionnaires».

Avec cet achat, le chiffre d'affaires du groupe Hindalco devrait passer de 11,8 à 20 milliards de dollars par an, a dit son patron Aditya Birla lors d'une conférence de presse. Il a promis de «conserver tous les employés de Novelis et ne pas projeter de fusionner» les deux entités.

Il s'agit de la deuxième opération d'envergure de groupes indiens à l'étranger en une dizaine de jours. Le 31 janvier, Tata Steel, la filiale sidérurgique du conglomérat Tata, s'est emparé de l'aciériste anglo-néerlandais Corus pour 10,6 milliards d'euros. Le rachat de Novelis vient confirmer que les entreprises indiennes se lancent sans complexe à l'assaut de l'Occident.

Sierre circonspect

Pour Roland Harrings, directeur de l'usine de Sierre, ce rachat est positif pour Novelis et donc pour le site valaisan. Il pense que le groupe indien est en principe intéressé à faire croître l'entreprise et que cette opération peut permettre à Novelis de devenir leader mondial dans son secteur.

Mais le syndicat UNIA reste prudent. «On ne connaît pas ce groupe indien», admet Charles-Henri Rudaz, secrétaire du syndicat à Sierre, et les détails de l'opération doivent encore être analysés. Il restera attentif à deux éléments jugés primordiaux. Que ce rachat n'ait aucune répercussion négative sur l'emploi et que les investissements prévus par Novelis à Sierre soient maintenus, à savoir l'injection de 40 millions de francs pour l'installation d'une nouvelle fonderie, qui devrait être opérationnelle au début 2008 et générer la création d'une trentaine d'emplois.