C'est sans compter Stéphane Courbit, patron d'Endemol France, bien décidé lui aussi à racheter la société mère. Ami intime de Bernard Arnault, l'homme d'affaires s'est assuré un soutien financier de LVMH, numéro un mondial du luxe, ainsi qu'une participation du fonds PAI dans le montage de son offre de rachat. Confirmant l'information parue dans le Financial Times d'hier, Bernard Arnault a indiqué que sa décision de participer à ce projet était uniquement motivée par les relations personnelles qu'il entretient avec Stéphane Courbit.

Le géant du luxe n'est pourtant pas un étranger du monde des médias. Possédant les marques prestigieuses Louis Vuitton, Céline, Moët & Chandon ou encore Chaumet, LVMH a aussi un pied dans le secteur de la presse. Depuis 2000, le groupe a même constitué un véritable pôle médias en rachetant DI Group, une société fortement active dans la presse écrite. Di Group est en effet propriétaire à 100% du quotidien économique et financier français La Tribune, de l'hebdomadaire Investir ainsi que des mensuels spécialisés Défis et Notes d'infos. Dans les domaines de l'art et de la culture, l'un des «dadas» de Bernard Arnault, la filiale médias de LVMH possède également les magazines Connaissance des Arts et Monde de la Musique, ainsi qu'une radio française. Au total, Di Group affiche un chiffre d'affaires annuel d'environ 15 milliards d'euros.

C'est dire si le secteur des médias a de l'importance dans les affaires de LVMH. On comprend mieux dès lors l'intérêt qu'aurait Bernard Arnault à s'implanter même faiblement sur le terrain à fort potentiel de la télé réalité. L'année dernière, le patron du géant du luxe s'était déjà associé à Stéphane Courbit pour tenter de racheter la société de marketing et de droits sportifs Sportfive, finalement remportée par le groupe Lagardère.