Un constat que paraît partager la Réserve fédérale américaine. Elle a relevé la semaine dernière que la croissance aux Etats-Unis a été modérée depuis la mi-janvier avec "un certain ralentissement" dans plusieurs régions.

Concernant la zone euro, M. Cotis a implicitement invité la Banque centrale européenne à faire une pause après sept hausses de taux en l'espace de quinze mois.

"Dans la mesure où l'inflation a été moins élevée que prévu dans la période récente, les perspectives concernant la stabilité des prix ne semblent pas inquiétantes", a jugé M. Cotis.

Il a ajouté qu'avec ses relèvements de taux successifs, la BCE avait déjà "largement" enlevé le caractère "accommodant" de sa politique monétaire, c'est-à-dire stimulant pour la croissance économique.

La BCE a relevé son principal taux directeur d'un quart de point de pourcentage la semaine dernière et laissé entendre que le resserrement monétaire n'était pas terminé.

Elle a justifié sa décision par des risques inflationnistes à moyen terme, son président Jean-Claude Trichet qualifiant la politique monétaire de l'institution qu'il dirige de toujours "plutôt accommodante". Une manière de signifier qu'il n'y a désormais pas d'urgence à relever davantage le loyer de l'argent.

Au Japon, toujours sous la menace d'un retour à la déflation, M. Cotis juge que les taux "ne devaient pas être relevés" avant que les prix n'augmentent de manière durable.

Les taux d'intérêt japonais restent extrêmement bas malgré la reprise de la croissance au Japon. Le taux directeur de la Banque du Japon est à seulement 0,50%.

© AFP Agence France-Presse