26 millions pour Marcel
Ospel, patron de l’UBS

La croissance des affaires du numéro un bancaire suisse a visiblement profité à son président. Marcel Ospel voit en effet sa rémunération croître cette année de 10,9% à 26 millions de francs. Soit 2,1 millions par mois, Ou encore 72 852 francs par jour. Que faire avec une somme pareille? Acquérir une jolie villa en Suisse tous les 15 jours, par exemple. Ou pourquoi pas acheter chaque jour une nouvelle BMW 530XD! Pas mal, tout de même...

Reste que le salaire de base du patron de l’UBS – 2 millions de francs – est resté stable. Les 24 millions de différence proviennent ainsi de l’acquisition d’actions et d’options sur les titres UBS ainsi que du montant reçu par l’ensemble de la direction générale – 247 millions environ répartis entre 13 personnes au total – en raison des performances de la banque.

21 millions pour Daniel
Vasella, patron de Novartis

L’homme n’est plus le patron helvète le mieux payé du pays. Pire. Non seulement sa rémunération a baissé en une année, mais le big boss du géant pharmaceutique bâlois perd également son parachute doré, qui lui promettait en 2006 une rémunération totale de 44 millions de francs. Une somme qui, notons-le, aurait correspondu à 400 francs par... minute! La décision a été prise par les actionnaires de Novartis lors de sa dernière assemblée générale.

16,7 millions pour Franz
Humer, patron de Roche

La pharma marche fort. Patron de l’autre géant bâlois Roche, Franz Humer voit passer son salaire de 15 millions en 2005 à 16,7 millions en 2006. Un montant que même l’intéressé semble trouver trop important. Lors de la dernière assemblée, le big boss a en effet lancé un pavé dans la mare en envisageant de donner aux actionnaires un droit de vote consultatif sur le salaire des managers du groupe. La mesure pourrait s’appliquer dès 2008.

14 millions pour Peter
Brabeck, patron de Nestlé

Assumant une double casquette de directeur général et de président du conseil d’administration du groupe alimentaire, Peter Brabeck a gagné 14 millions de francs en 2006, soit 300 000 francs de plus qu’en 2005. Sur cette somme, le patron a reçu 3,59 millions cash. Le reste en actions et en options. Notons que Nestlé a également versé près d’1 million aux futures prestations de retraite de Peter Brabeck. Ses vieux jours semblent donc assurés.

12,1 millions pour Walter Kielholz, patron du Credit Suisse Group

Le salaire de Walter Kielhoz est stable depuis 2004. Mais sa rémunération 2006 n’a pas encore été publiée. Dans quelques jours, l’homme pourrait donc bien créer la surprise. Placide, le président du CSG a estimé en février dernier que le débat sur les gros salaires des top managers n’était pas sincère. «Il peut arriver que des banquiers gagnent trop. Mais je ne peux rien changer à cela», avait-il alors déclaré dans la presse.