Sur les deux premiers mois de l'année, le marché français est d'ailleurs en hausse aux deux extrémités de la gamme: +5% pour les petites voitures (47,2% du total) et +7,6% pour le segment supérieur et luxe (9% du total).

La tendance reste négative pour le groupe Renault qui a connu une nouvelle dégringolade de 13,2% en mars (42.508 unités), après une chute de plus de 14% en février. Sa part de marché, en recul, se situe désormais à 22,4%. Les nouveaux progrès de la Logan, vendue à 3.203 unités (+75,8%), ne compensent pas le recul de la marque Renault (-16,7% avec 39.405 immatriculations).

Chez Renault, on répète que ces résultats étaient attendus et conformes à ce qui a été "annoncé en début d'année". Pour la marque au losange, "l'excellent accueil" réservé à la nouvelle Twingo, qui sera commercialisée en juin, "crédibilise le plan de reconquête engagé".

Le groupe PSA Peugeot Citroën enregistre pour sa part une légère hausse de 0,6% (62.630 unités) avec une baisse pour Citroën (-1,7% à 26.530 voitures) mais une progression pour Peugeot (+2,7% à 36.100). La part de marché de PSA s'établit à 33%, en hausse sur les 31,5% de mars 2006.

Peugeot s'est félicité notamment de l'accueil réservé à la 207 CC, en faisant état de 3.400 commandes depuis le lancement récent, "très en avance sur la tableau de marche".

Les marques étrangères, en hausse régulière depuis des mois, ont marqué le pas en mars avec une légère baisse de 0,1% (87.851 immatriculations). Hyundai (+21,2%), Suzuki (+13,1%), le groupe BMW (+12,4%) et Toyota (avec Lexus) sont les principaux bénéficiaires.

Pour l'ensemble du premier trimestre, le marché français des voitures neuves est en baisse de 1,4% en données brutes (et en légère hausse de 0,2% à nombre comparable de jours ouvrables), les marques françaises s'octroyant 53,1% de part de marché. Reste que les huit modèles les plus vendus sont des voitures françaises, avec sur le podium les Renault Clio, Mégane et la Peugeot 207.

Le président du CCFA a souligné d'ailleurs que les marques françaises sont "en plein renouvellement", ce qui permettrait "de bons espoirs pour le trimestre prochain".

Xavier Fels n'a pas vu d'effet pré-électoral dans l'état actuel du marché, marqué par "un manque d'enthousiasme à l'achat". Mais au-delà, et en fonction des résultats, il n'a pas exclu "un moral" des consommateurs "qui sera peut-être différent".