La libération des otages, intervenue mercredi, n'a toutefois été suivie que d'un léger repli des cours, car une chute des stocks d'essence bien plus forte que prévue aux Etats-Unis a de nouveau soulevé des craintes sur l'approvisionnement du marché.

A Londres les cours du Brent reculaient de 59 cents à 67,81 dollars le baril vers 16H00 GMT, et le marché de New York s'orientait lui aussi légèrement à la baisse.

Interrogé sur le niveau actuel des cours pétroliers, M. al-Hamili a refusé de se prononcer sur une éventuelle cible souhaitée par l'Opep. "Nous ne parlons pas de fourchette de prix mais de fondamentaux" de marché, s'est-il contenté de déclarer.

Depuis le début de l'année, les déclarations de plusieurs dirigeants de l'Opep semblaient indiquer que l'organisation était satisfaite avec des cours pétroliers oscillant entre 50 et 60 dollars le baril, une fourchette au sein de laquelle ils s'étaient maintenus jusqu'à la capture des marins britanniques.

A l'inverse des dirigeants de l'Opep, Claude Mandil, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), qui représente les intérêts des pays consommateurs, s'est inquiété, lors du sommet, du niveau des cours, "trop élevés" selon lui.

"L'offre pétrolière est trop faible selon nous car nous sommes dans une période au cours de laquelle les stocks devraient être reconstitués et nous ne sommes pas sûrs qu'ils le soient", a-t-il détaillé, ajoutant qu'il "serait mieux d'avoir un peu plus de pétrole" sur le marché.

Les cours pourraient se retrouver sous pression à l'approche de l'été, période de forte demande en raison des départs en vacances en voiture aux Etats-Unis ("driving season").

Par ailleurs, M. Mandil a relativisé le risque représenté pour les pays consommateurs par l'éventuelle création d'un cartel gazier, à quelques jours de la tenue d'un forum des pays exportateurs de gaz à Doha. "Je ne suis pas très inquiet", a-t-il commenté.