Mais, de son point de vue, l'essouflement est passager.

"Techniquement, nous parlons de +correction de milieu de cycle+", a-t-il expliqué : "l'économie ralentit un peu et elle revient à son rythme potentiel de croissance que nous estimons toujours autour de 3%".

M. Johnson n'a pas souhaité révéler les dernières prévisions chiffrées du Fonds qui doivent être rendues publiques mercredi.

"Le message est rassurant : nous ne pensons pas que les Etats-Unis se dirigent vers une récession", a-t-il conclu.

En prononçant le mot "récession" fin février, Alan Greenspan avait contribué à une brutale déroute des marchés financiers mondiaux.

"Même s'il y a des difficultés dans un secteur important (l'immobilier résidentiel, ndlr), et des problèmes importants dans certaines régions des Etats-Unis, l'économie, dans son ensemble, est saine", a insisté M. Johnson.

Dans une étude distincte publiée jeudi, le FMI a par ailleurs estimé qu'une dépréciation, même modeste, du dollar permettrait de réduire "sans heurts" les déséquilibres mondiaux, caractérisés par un vaste déficit des comptes courant aux Etats-Unis et d'important excédents en Chine, notamment.

Selon cette analyse, "une dépréciation réelle du dollar inférieure à 10% pourrait engendrer une réduction du déficit commercial des États-Unis égale à 1% du PIB", alors que les études économiques situent habituellement la dépréciation nécessaire dans une fourchette de 10 à 20%, selon le FMI.

Le déficit commercial américain a atteint un nouveau record en 2006 à 763,6 milliards de dollars, soit environ 5,8% du PIB, plombé par le pétrole et le déséquilibre des échanges avec la Chine qui représente plus du quart du "trou".