Bâle, capitale mondiale du luxe… et de la lutte contre la contrefaçon
Par Crédit défisaclisation économie économique banques crédits moins d'impôts épargne, jeudi 12 avril 2007 à 15:29 :: Economie :: #578 :: rss
Bâle, capitale mondiale du luxe… et de la lutte contre la contrefaçon
EXPO: Baselworld attend la visite de 100 000 personnes, soit tout ce que le monde de la haute horlogerie-bijouterie comporte de détaillants, grossistes, fournisseurs et autres clients privilégiés. Sans oublier les contrefacteurs. Les exposants peuvent dépenser plusieurs centaines de milliers de francs pour y assurer leur présence. | BÂLE, ARCHIVES
De rnières heures de préparatifs et de stress pour les 2100?exposants horlogers et bijoutiers du monde entier. Demain, Baselworld ouvrira les portes de son édition 2007, transformant la ville au bord du Rhin en capitale mondiale du luxe. De quoi attirer jusqu’au 19 avril près de 100?000?personnes, soit tout ce que le monde de la haute horlogerie-bijouterie comporte de détaillants, grossistes, fournisseurs, journalistes et autres clients privilégiés. Sans oublier les contrefacteurs.
Depuis quelques années, il n’est pas rare en effet de découvrir au hasard des couloirs de Baselworld des stands exposant de vulgaires copies de marques prestigieuses le plus officiellement du monde. Fort heureusement, le comité d’organisation de la foire veille au grain.
Interview de François Thiébaud, patron de la marque Tissot au sein du groupe Swatch et président du comité des exposants suisses de Baselworld.
–Baselworld, c’est un peu le Forum de Davos de l’industrie horlogère?
–Pas tout à fait. Davos, beaucoup de gens y vont pour être vus. La Foire de Bâle est plus concrète. On est là pour découvrir comment notre métier évolue, pour se mesurer à la concurrence et pour conclure des affaires. Chaque nouveau salon est enrichissant.
–En moyenne, combien de contrats se concluent à Bâle?
–Ce n’est pas chiffrable. Dans le segment de la haute horlogerie, les marques prestigieuses réalisent pendant ces 8 jours près de 50% de leurs affaires, parfois plus. Ces sociétés produisent souvent des pièces uniques, dont la fabrication demande des mois, voire des années. La plupart des commandes de ces pièces spéciales sont passées à Bâle, ce qui peut générer un chiffre conséquent. Les marques actives dans le moyen de gamme comme Tissot n’ont pas ce genre de contraintes. Moins de 10% de leurs commandes sont ainsi passées lors de ce salon.
–La très forte expansion de votre industrie consacre de nos jours surtout le luxe. Le milieu de gamme a-t-il dès lors encore de l’avenir?
–Bien évidemment! Nous ne générons pas seulement du volume et du trafic. Nous apportons également une contribution importante auprès du secteur horloger. Nous offrons aux gens, fortunés ou non, un accès à l’horlogerie suisse. Et cela marche. J’en veux pour preuve la croissance à deux chiffres de Tissot depuis plus de dix ans.
–Depuis quelques années, les contrefaçons empoisonnent le secteur horloger, y compris sur le site de Baselworld. Comment parvenez-vous à lutter contre les faussaires?
–Baselworld a mis en place depuis 1985 un panel composé de juristes et d’experts afin de lutter contre les contrefacteurs. Pendant le salon, chaque marque a la possibilité d’alerter ce panel de la présence de copies de leurs modèles. La saisie des contrefaçons est alors immédiate. Il s’agit là d’un concept de lutte unique au monde et le travail de ce panel est remarquable. L’année dernière, 36 plaintes ont ainsi été déposées, dont 27 violations et 2 retraits.
–Avec l’arrivée de nouvelles marques d’horlogerie-bijouterie, ne vous sentez-vous pas aujourd’hui un peu à l’étroit à Bâle?

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