Piège en cas de retard

En effet, les conditions générales sont claires. Ces frais spécifiques sont imposés si un versement mensuel équivalent au moins à 10% de la somme due n’a pas été effectué. D’après Manor, la personne aurait enregistré plusieurs retards de payement.

La Fédération romande des consommateurs (FRC) est confrontée régulièrement à des réactions d’étonnement. «Plusieurs commerces offrent ces «cartes privatives». L’avantage est de fidéliser la clientèle, qui aura moins tendance à s’informer sur les prix. Selon la loi fédérale du crédit à la consommation, les intérêts ne peuvent pas dépasser 15%. Le consommateur devrait évaluer les différents taux d’intérêt et le montant de la cotisation annuelle avant de se déterminer. Il faut éviter d’utiliser ces cartes aux distributeurs automatiques, car les frais sont alors importants. Les avantages que l’on fait miroiter se payent. Nous observons par ailleurs que leur possession est l’un des facteurs de surendettement des familles», analyse Véronique Matthey, juriste à la FRC.

Les comparaisons, toutefois, restent difficiles, surtout lorsqu’il s’agit de prendre en compte les rabais et autres offres proposées. La société Accarda s’occupe des concepts de fidélisation et en particulier de la gestion de la carte «myOne», de celles de Pfister et d’Ikea.

Malgré des conditions générales similaires, les coûts diffèrent. Ikea moneycard facture 12 francs annuels de frais de base, le taux d’intérêt annuel est de 9,9% et les taxes de rappel atteignent 20 francs. Pfister-a-la-card, sans frais fixe, perçoit un intérêt de 13,2% et les frais de rappel s’élèvent à 5 francs.