Cette prédominance a valu à Apple l'intérêt de la Commission européenne, qui planche sur ce couple exclusif iPod-iTunes depuis deux ans. Début avril, Apple a d'ailleurs annoncé un accord avec la maison de disque EMI qui permettra de lire des fichiers téléchargés sur iTunes sur des baladeurs autres que l'iPod, grâce à la suppression des droits anti-copie (DRM). Un geste uniquement destiné à améliorer l'image d'Apple, selon certains analystes.

Chez les consommateurs, le baladeur présenté par Apple comme "un prolongement de la personnalité" a suscité un mouvement d'"anti-iPod" aux Etats-Unis et dans le reste du monde, à l'origine de campagnes satiriques dénonçant l'uniformisation des individus, de coalitions sur internet et de "journées sans iPod".

Si Apple souligne que l'iPod est "l'appareil vendu le plus rapidement dans l'histoire des baladeurs de musique", certains prédisent un tassement des ventes.

Carmy Levy, d'Infotech Research table sur "des ventes stables voire en légère baisse en 2007", dans un contexte de concurrence avivée, avec notamment de plus en plus de téléphones mobiles multimédia.