Les deux responsables sont également tombés d'accord pour "renforcer la gouvernance économique de la zone euro", notamment à travers une politique des changes.

"Le président Prodi considère qu'il faut renforcer la gouvernance économique de la zone euro. Je partage en tous points son ambition. Nous avons décidé, après le Conseil européen, de prendre des initiatives ensemble", a assuré M. Sarkozy.

Ils ont également marqué leur accord pour proposer une réunion des sept pays méditerranéens de l'UE, à une date non précisée, pour "donner une signification au niveau opérationnel à la politique méditerranéenne", a affirmé M. Prodi.

Ces sept pays sont, en plus de la France et de l'Italie, l'Espagne, la Grèce, Chypre, Malte et le Portugal.

Il s'agit pour ces pays de réfléchir à ce que pourrait être une "Union méditerranéenne", telle que la prône M. Sarkozy.

Alors qu'il était candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait plaidé pour la création d'une "union méditerranéenne", dont il n'avait pas défini les contours, mais avait toutefois indiqué que la Turquie en serait "le pivot".

"Je tiens à ce projet. Il faut faire de la Méditerranée ce qu'on a fait il y a soixante ans en l'Europe. L'idée d'une réunion des sept pays euro-méditerranéens, sans se fermer aux autres, est une idée très forte. Ce qui est important c'est que ces sept pays euro-Méditerranée travaillent ensemble pour porter cette initiative. Bien sûr, il faudra qu'on s'élargisse aux pays du sud de la Méditerranée"", a-t-il dit.

La question de la Turquie, que M. Sarkozy ne veut pas voir entrer dans l'Europe, n'a pas été posée pendant l'entretien car, a expliqué le chef de l'Etat "ma priorité, comme pour le président Prodi, c'est la réussite de la présidence allemande (ndlr: de l'UE, jusqu'au 30 juin) et du Conseil européen" et d'"essayer de sortir du blocage institutionnel".