UBS touche 2 milliards dans sa vente de 20,7% de Julius Baer


UBS obtient un gain de 2 milliards de francs avant impôts en vendant sa participation dans Julius Baer. Le numéro un bancaire helvétique a finalisé hier la cession des 20,7% qu’il détenait dans la banque privée zurichoise, dont l’action a chuté en bourse.

Pression sur Julius Baer

La somme servira à racheter des actions dans le cadre du programme annoncé en mars dernier, a indiqué UBS dans un communiqué. Le groupe a cédé pour 84 francs par action un paquet de 15,23% à des investisseurs institutionnels via une procédure accélérée de bookbuilding –?constitution rapide d’un carnet d’ordres –?et le solde à Julius Baer lui-même pour 90 francs par titre.

Le dénouement annoncé jeudi soir a mis une forte pression, hier, sur le titre Julius Baer. Vers 16?heures, il chutait de 4,5% à 85 francs, non sans avoir cédé plus de 6% à mi-journée dans un marché des valeurs vedettes (SMI) en baisse de 0,42%. Le titre UBS perdait lui quelque 0,59%.

La fin des rumeurs

Le placement définitif du paquet d’UBS prive désormais le titre Julius Baer du bénéfice des rumeurs. Ce qui explique son recul, selon des courtiers. Il pourrait cependant rebondir à moyen terme, car l’avenir de la banque reste flou.

Les rumeurs se sont développées quand UBS a confirmé le mois dernier vouloir se défaire de cette participation non stratégique à l’issue de la procédure de blocage, qui a expiré le 25 mai. Le groupe détient cette part depuis fin 2005, lorsque Julius Baer avait acheté les banques privées Banco di Lugano, Ehinger Armand Von Ernst et Ferrier Lullin, et le gérant d’actifs spécialisé GAM.

Actions vouées à la destruction

Pour mémoire, UBS avait indiqué que la cession du paquet devrait générer des revenus de plus de 4,1 milliards de francs.
Julius Baer, pour sa part, prévoit de détruire les actions rachetées, une fois obtenu le feu vert de ses actionnaires. Le groupe financera cette acquisition par un emprunt de 500 millions de francs et ses fonds propres.