La Bourse suisse veut plaire aux investisseurs américains
Par Crédit défisaclisation économie économique banques crédits moins d'impôts épargne, samedi 4 août 2007 à 07:06 :: Bourse :: #693 :: rss
Les entreprises ne sont pas les seules à vivre des restructurations. A la Bourse suisse, l'heure est au grand chambardement. Annoncées au début du mois, lesmodifications sont triples. Tout d'abord, le SMI (Swiss Market Index) se verra délesté, dès le 24 septembre, après presque vingt ans de bons et loyaux services, de cinq de ses valeurs stars: Givaudan, Ciba, SGS, Lonza et Swatch. Ces dernières rejoindront les rangs du SMIM, un indice plus large regroupant trente sociétés de moyenne capitalisation. Enfin, cette réforme s'accompagne d'une naissance, celle du SLI, pour Swiss Leader Index, lancé le 2 juillet etreprésentatif des trente plus grosses capitalisations. Explications de Werner Bürki, membre de la direction de la Bourse suisse.
Quelles sont les raisons qui ont amené la Bourse suisse à ces modifications?
C'est
le fruit d'une longue réflexion, menée depuis plusieurs mois et faisant
suite à une certaine désaffection pour notre indice-vedette. Pour nous,
il ne faisait aucun doute que ce manque d'attractivité est
principalement dû au fait que le SMI est dominé par cinq poids lourds
-UBS, Credit Suisse, Novartis, Roche, Nestlé - , qui pèsent pour 67% de
la capitalisation totale. Nous avons planché avec des experts pour
mettre en placede nouveaux modèles. D'où la création du SLI.
Le SLI est donc le successeur du SMI?
Le SMI est
une «marque» si bien établie que ce serait un désastre de vouloir le
remplacer. Il y aura toujours un marché pour le SMI, pour des
investisseurs qui acceptent qu'il soit peu diversifié tout en étant
représentatif de la réalité économique du pays. Mais l'environnement a
considérablement évolué ces dernières années, et ce nouvel indice, même
s'il est plus«fictif», répond aux impératifs financiers actuels,
notamment du côté des fonds institutionnels étrangers. Ainsi, le SLI
estcompatible aux normes d'outre-Atlantique, avec des valeurs qui
n'excèdent pas 9% de la capitalisation globale de l'indice.
Reste que les compagnies éjectées du SMI estiment perdre en visibilité?
J'ai
appelé personnellement ces entreprises, et elles n'étaient en effet pas
très heureuses de ce changement. Par contre, la plupart se retrouvent
doublement représentées dans le SLI et le SMIM. Une fois la réaction
émotionnelle dépassée, ces firmes verront qu'elles seront encore plus
visibles. Et les choses sont ainsi plus claires: dans le passé, le SMI
fluctuait jusqu'à 27 indices. Là , la barre est fixée à 20. A l'époque
de sa création, on pensait que le SMI allait pouvoir compter jusqu'à 30
sociétés. Chose qui ne s'est pas réalisée, les fusions et les OPA étant
passées par là .

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