"Reebok fait des progrès et va aller mieux", a promis le patron du groupe Herbet Hainer lors d'une conférence téléphonique.

Par zones géographiques, les ventes ont progressé en Europe, coeur de marché d'Adidas, en hausse de 6% à 2,1 milliards d'euros. Elles ont en revanche encore chuté aux Etats-Unis de 10%, et de 3% si l'on tient compte des effets de change, à 1,4 milliards d'euros.

Pour l'Asie, qui est une réserve de croissance à un an des Jeux olympiques de Pékin, les ventes ont progressé de 7% pour atteindre 1,03 milliards d'euros. Les commandes, chiffres clés du secteur, étaient en hausse à la fin juin de 6% pour la marque Adidas par rapport à l'année précédente. Celles de sa filiale Reebok ont en revanche reculé de 5%.

"Malgré des conditions difficiles pour certaines de nos marques, nous avons atteint de bons résultats. Dans exactement un an vont commencer les Jeux Olympiques de Pékin. Je suis convaincu que nous sommes en position d'en profiter cette année et les suivantes", a expliqué Herbert Hainer.

Adidas a maintenu ses prévisions de croissance du bénéfice net de 15% cette année, "mais il est encore trop tôt pour faire des pronostics pour l'an prochain", a dit le patron. L'année 2008 sera aussi marquée par le Championnat d'Europe de foot, événement traditionnellement très profitable pour les équipementiers.

Sur la question du partenariat dans le cyclisme, Herbert Hainer a répété "qu'aucune décision n'était prise. Nous attendons l'annonce de T-Mobile demain". Adidas est le partenaire de l'équipe cycliste T-Mobile, ex-Telekom, secouée par les révélations en cascade de cas de dopage. L'entreprise de télécommunications doit dire jeudi si elle se retire du cyclisme.

Sur le conflit opposant Adidas et la fédération de football allemande (DFB) à propos du contrat d'équipement de l'équipe nationale, le patron a annoncé "attendre une décision (du juge) dans les prochaines semaines". La DFB a refusé de reconnaître un accord verbal de reconduction du contrat de sponsoring qui le lie pour 11 millions d'euros par an à l'équipementier, et voudrait signer avec son rival Nike, qui lui propose six fois plus.

Les analystes saluaient dans l'ensemble ces résultats. Pour Tim Burckhardt de LBBW, ces chiffres sont supérieurs aux attentes mais le recul des commandes chez Reebok et les mauvaises performances en Amérique du Nord brouillent l'image. Il conservait sa recommandation sur le titre à "garder".

Equinet au contraire confirmait sa recommandation à l'achat et l'objectif de cours de 50 euros à cause des bonnes perspectives de l'année 2008.

Le titre progressait vers 11H00 GMT de 1,81% à 43,90 euros, dans un indice en hausse de 0,61%.