Une porte-parole à Hong Kong de la compagnie a simplement précisé que cette tierce partie était "le propriétaire et vendeur".

Le directeur général de Packard-Bell Aymar de Lencquesaing a annoncé en septembre dernier que l'entreprise allait être vendue par le groupe informatique japonais Nec à l'homme d'affaires sino-américain Lap Shun (John) Hui, à la tête du groupe Joui International, et co-fondateur du fabricant de PC eMachines.

Packard Bell, qui possède une importante usine à Angers (France), est l'un des principaux fabricants d'ordinateurs grand public en Europe. Le groupe revendique une forte présence en Angleterre, France, Belgique, Pays-Bas, Espagne et Norvège.

"Nous pensons que l'acquisition proposée créerait une combinaison gagnante, d'où sortirait une forte présence sur le marché et des avantages concurrentiels, particulièrement en Europe de l'Ouest", a dit la porte-parole du groupe chinois, Angela Lee.

Lenovo qui emploie quelque 19.000 personnes dans le monde est un des leaders du PC, notamment depuis son rachat de la branche PC d'IBM en 2004.

L'institut d'études spécialisé dans les technologies de l'information Gartner l'a classé en troisième position mondiale en juillet, avec 8% des parts de marché au deuxième trimestre 2007, derrière Hewlett-Packard et Dell.

"Le but de Lenovo est de croître plus vite et de façon plus rentable que la concurrence en proposant les meilleurs ordinateurs personnels (...) et une combinaison de Lenovo et Packard Bell rentrerait pleinement dans les priorités de croissance stratégique de lenovo", a souligné Angela Lee.

Le groupe dont la cotation principale est à Hong Kong mais qui est basé aux Etats-Unis depuis le rachat des PC IBM, a annoncé début août une multiplication par près de 13 de son bénéfice net au premier trimestre.

Mais alors qu'il continue l'effort d'intégration de la branche PC d'IBM, il a aussi annoncé en avril un projet de suppression de 1.400 postes, soit 5% de ses effectifs.