L'ensemble de ses participations représentait près de 5% du Produit intérieur brut (PIB) mexicain en 2006, tandis que les sociétés qu'il contrôle représentent près d’un tiers des 422 milliards de dollars circulant sur la bourse mexicaine, selon les calculs du magazine Fortune.

A la différence de Bill Gates, qui se sépare petit à petit de Microsoft pour pouvoir se consacrer à sa fondation caritative Bill and Melinda Gates Foundation, Carlos Slim continue de voir sa fortune grossir année après année, profitant de ses multiples investissements en Bourse.

Rien que cette année, Carlos Slim a vu ses avoirs bondir de 12 milliards de dollars. Cette hausse est due principalement à la bonne performance de la bourse mexicaine ces dernières années.

Les deux hommes se différencient également par la manière dont ils ont bâti leur fortune. Là où Bill Gates, 51 ans, a mis une trentaine d’années à constituer un empire principalement actif dans les nouvelles technologies (informatique, internet, multimédia, etc.), Carlos Slim a mis, lui, plus de temps mais dans des secteurs plus traditionnels comme la téléphonie.

Fortune se risque à comparer Carlos Slim à John D. Rockefeller, le magnat américain du début du XXe siècle. Ce dernier fait cependant pâle figure face à l'homme d'affaires mexicain, car il ne possédait en effet qu’un cinquante-deuxième du PIB américain alors que "chaque Mexicain rencontre une compagnie de Slim lorsqu’il prend le bus, boit un café, conduit sa voiture et surtout lorsqu’il décroche le téléphone, la compagnie Teléfonos de Mexico contrôlée par Slim détenant 92% du marché mexicain", explique le magazine.

Le monopole de Teléfonos de Mexico dans le pays est d'ailleurs régulièrement critiqué. Un grand nombre de Mexicains se plaint des prix élevés alors que les privatisations des années 90 devaient introduire plus de concurrence et donc conduire à des baisses.

Selon un rapport de la Banque Mondiale, les tarifs en vigueur au Mexique sont parmi les plus élevés des pays en développement.

Bien que la majorité des grandes fortunes mondiales soit originaire des Etats-Unis, un nombre croissant de Chinois, d’Indiens et de personnes venant de pays en développement font leur apparition dans le classement de Fortune.