Pour l'ensemble des 27 pays de l'Union européenne, la croissance s'établit à 0,5% sur le trimestre et à 2,8% sur un an, contre respectivement 0,7% et 3,3% au trimestre précédent.

Les principales économies européennes ont toutes observé un ralentissement, plus ou moins marqué au deuxième trimestre.

L'Allemagne, la première économie du continent, a vu sa croissance subir un coup de frein plus fort que prévu, à cause de piètres performances dans le bâtiment, avec une hausse de 0,3% du PIB (contre +0,5% au premier trimestre).

La France a également enregistré une croissance médiocre, de 0,3% (contre +0,5% au premier trimestre), un résultat inférieur de moitié à ses prévisions et à celles de la Banque de France (+0,6%). Le commerce extérieur a pesé sur la croissance française, tandis que l'investissement dans son ensemble a ralenti (+0,1% après +1,2% au premier trimestre).

La croissance espagnole, l'une des plus dynamiques d'Europe, a également ralenti légèrement, le PIB progressant de 0,8% (contre 1,1% au premier trimestre), en raison de la modération de la consommation des ménages.

Les Pays-Bas ont vu aussi leur croissance ralentir, à 0,2%, selon une première estimation, tandis que le PIB de l'Italie a affiché une augmentation de 0,1% contre 0,3% au premier trimestre.

Parallèlement, la Commission européenne a abaissé mardi ses "projections de croissance" pour la zone euro.

Elle table désormais sur une fourchette de 0,3 à 0,8% de croissance au troisième trimestre, puis de 0,2 à 0,8% au quatrième trimestre et de 0,2 à 0,9% au premier trimestre 2008. Elle prévoyait auparavant 0,4% à 0,8% pour le troisième trimestre et 0,3% à 0,8% au quatrième trimestre.

Le chiffre de la production industrielle en juin dans la zone euro a également été décevant, affichant une baisse de 0,1%, contre une progression de 1,0% en mai (chiffre révisé).

Sur un an, soit comparé à juin 2006, la production industrielle a progressé de 2,3%, après une hausse de 2,6% en mai.