Et les entreprises répondent aussi présentes: 500 sont abonnées à la CVthèque. Des chiffres encore trop modestes au goût de l'entrepreneur. "C'est compliqué. En nous soutenant ouvertement, une entreprise prend des risques pour son image, cela peut se retourner contre elle", explique-t-il.

"On n'a pourtant pas le choix, poursuit-il: les jeunes qui arrivent sur le marché du travail ne sont pas si nombreux et on parle d'allonger la durée du travail. Il faut que des entreprises fassent confiance aux plus âgés".

M. Mosca se défend de vouloir opposer les générations, persuadé que faire travailler les seniors peut parfois permettre de lutter contre le chômage de jeunes sans qualification: "Une grande entreprise peut faire appel à un senior pour former à un métier très pointu un contingent de jeunes sans formation, en rupture avec l'école et scotchés dans le chômage. Cela peut être vrai aussi dans les métiers de l'artisanat, dans les métiers de bouche", dit-il.

"On ne dit pas non plus que les postes de cadres et dirigeants doivent être l'apanage des plus anciens et que les jeunes doivent aller au charbon: il y a des jeunes gens très compétents", ajoute-t-il.

Seniorjob est entièrement gratuit pour les demandeurs d'emplois, tandis que les entreprises se voient demander une petite contribution.

L'ANPE de Provence-Alpes-Côte d'Azur, de son côté, est en train de mettre en place une action spécifique pour l'emploi des seniors. "Nous sommes dans une phase d'études qui permettra de mieux cibler les actions à mener pour ces publics", explique une des responsables, Sylvie Lorenzi, selon laquelle les sites internet comme seniorjob ne représentent "pas du tout une concurrence pour l'ANPE", car le volume d'activités qu'ils traitent n'est en rien comparable à celui des services publics pour l'emploi.