Le fonds d'investissement Sentinel gère environ 1,5 milliard de dollars d'actifs.

Les mauvaises nouvelles en provenance du premier groupe de distribution mondial, l'américain Wal-Mart, qui a abaissé ses prévisions de résultats, n'ont pas non plus aidé car cette valeur fait partie des 30 composantes de l'indice DJIA. En clôture l'action Wal-Mart a abandonné 5,09%.

"Wal-Mart représentant 20% des ventes de détail (aux Etats-Unis) publiées, s'ils ont des difficultés, on peut en déduire que c'est le cas pour le reste du secteur et que la consommation doit ralentir", a expliqué Art Hogan, analyste de Jefferies. Or le niveau de la consommation est particulièrement observé comme signe de la vigueur de l'économie.

En Europe, la plus forte baisse des grands marchés européens a été enregistrée à Paris, où le CAC 40 a perdu 1,63%, tiré à la baisse par les valeurs bancaires, qui sont potentiellement plus exposées à la crise des "subprimes".

A Londres, l'indice Footsie-100 a cédé 1,21% et à Francfort, le Dax a fini en baisse de 0,66%. A Zurich, l'indice SMI a clôturé à son plus bas niveau de l'année à 8.549,33 points, en baisse de 1,59%, dans le sillage des banques.

En Amérique latine, Sao Paulo a perdu 2,90%, Mexico 2,40% et Buenos Aires 1,74%.

En Asie, Tokyo (+0,27%) et Hong Kong (+0,53%) ont surnagé mais Taipei a perdu encore 0,31%, Séoul 1,70% et Bangkok 1,28%, tandis que la Bourse de Shanghai, plus jeune et plus modeste, a gagné 1,09%, battant record sur record et restant à l'écart de la tendance générale, comme depuis le début de la crise des crédits à risque.

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) n'a pas jugé bon d'intervenir mardi alors qu'elle l'avait fait jeudi et vendredi puis à nouveau lundi, de manière beaucoup plus limitée.

Les conditions sont redevenues "proches de la normale" sur le marché monétaire en Europe, a déclaré mardi la Banque centrale européenne (BCE), qui avait dû injecter en quatre jours 230 milliards d'euros sur ce marché, où les banques se prêtent mutuellement, et qui fut submergé la semaine dernière par un afflux d'emprunteurs en mal d'argent frais.

Au Japon, la Banque centrale en a profité pour annoncer qu'elle retirait désormais hors du marché monétaire l'équivalent des dix milliards d'euros qu'elle y avait injectés ces derniers jours.

Les marchés vont suivre avec attention mercredi la publication d'indices importants sur l'économie américaine comme les prix à la consommation et la production industrielle qui renseigneront sur sa santé et les dangers de reprise de l'inflation.

Celle-ci reste la préoccupation majeure de la Fed même si ses infusions répétées de liquidités sur les marchés ces derniers jours l'ont fait quelque peu passer au second plan.