Une reconstitution des stocks pétroliers américains cette semaine a également contribué à repousser l'attention du marché vers la demande plutôt que vers le niveau de l'approvisionnement, alors que la peur d'une offre insuffisante avait provoqué la récente flambée des cours.

Mais le repli marqué des cours a été mis entre parenthèses en cette fin de semaine. "La séance a été calme, avec visiblement un soutien technique autour du seuil de 90 dollars", a indiqué Eric Wittenauer, d'AG Edwards.

L'analyste a estimé que le plan de relance économique d'environ 140 milliards de dollars n'avait "pas eu d'impact particulier" sur le marché du pétrole, alors qu'il a visiblement peu convaincu les marchés boursiers qui ont baissé dans sa foulée.

"Le marché du pétrole avait fait l'objet de ventes excessives, après avoir chuté de près de 10%, par conséquent un rebond était une possibilité", a évoqué Mike Fitzpatrick, analyste de MF Global, ajoutant cependant que la tendance baissière devrait continuer à dominer dans l'ensemble jusqu'à ce que le marché ait "une vision plus optimiste de l'économie".

Par ailleurs, à l'approche de sa réunion à Vienne le 1er février, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ne semble pas disposée à consentir l'augmentation de sa production réclamée sans arrêt par les pays consommateurs.

Pour l'heure, le cartel conserve sa position traditionnelle, qui est de considérer que la flambée des prix du brut à des niveaux historiques n'est pas due à une question d'approvisionnement du marché.

Le secrétaire général de l'Opep, Abdallah el-Badri, a ainsi déclaré cette semaine que le cartel était "prêt" à tout moment à "augmenter sa production si les fondamentaux le justifient", mais qu'il n'y avait "pas de manque" de pétrole actuellement.

(©AFP / 18 janvier 2008 21h45)