Marionnaud parfums
Par Crédit défisaclisation économie économique banques crédits moins d'impôts épargne, mardi 22 janvier 2008 à 12:17 :: Economie :: #828 :: rss
Les parfumeries Marionnaud se refont une beauté
LE MONDE | 24.12.07 | 17h49 • Mis à jour le 24.12.07 | 17h49
Refonte des boutiques, nouvelle campagne de publicité et de marketing : Marionnaud met les bouchées doubles pour conserver sa place de numéro un de la distribution de produits de beauté en France, dont il détient 28 % du marché. L'enseigne se fixe comme objectif une croissance de 6 % par an du chiffre d'affaires d'ici à 2010.
Pour y parvenir, la chaîne cherche à instaurer plus de cohérence entre ses 560 magasins. Contrairement à Sephora, qui a constitué son réseau ex nihilo, Marionnaud a bâti le sien en rachetant successivement des parfumeries de quartier, qui n'avaient rien en commun. "En dehors des enseignes, des sacs de caisse et de la carte de fidélité, chaque magasin est différent", concède Laurence Paganini, directrice générale de Marionnaud nommée il y a quelques mois.
DYSFONCTIONNEMENTS
En 2008, le nouveau concept - des couleurs prune et vert tilleul et des "quick" instituts, où des clientes bénéficient de soins en un temps très court - sera déployé dans 60 magasins parmi les plus importants de la chaîne. Installé déjà dans 12 boutiques, ce nouveau concept semble porter ses fruits : "Elles affichent des taux de croissance à deux points", affirme Mme Paganini. L'un des axes de la relance de Marionnaud passe par la relation clientèle. Le parfumeur compte déjà 7,7 millions de porteurs de cartes de fidélité. "L'objectif est d'atteindre les 10 millions", annonce Mme Paganini.
En 2005, plombé par les malversations financières de son fondateur, Marcel Frydman, Marionnaud avait été racheté pour 900 millions d'euros par le groupe chinois AS Watson. Celui-ci avait consenti une augmentation de capital de 800 millions d'euros, et a aussi investi plusieurs dizaines de millions d'euros dans l'enseigne pour réorganiser toute la logistique ainsi que la chaîne de transport.
Ce chantier et les dysfonctionnements qu'il avait entraînés avaient, parmi d'autres facteurs, coûté son poste à Hugues Witvoet, début 2007, poussé à la démission dix-huit mois à peine après son arrivée à la tête de la chaîne de parfumerie. Depuis, les choses semblent être rentrées dans l'ordre. Approvisionnement et réduction des coûts ont été améliorés grâce à un nouvel outil. "Nous avions vingt-cinq plates-formes logistiques. Désormais tout est centralisé à proximité de Paris ou externalisé", explique Mme Paganini.
En 2004, Marionnaud avait affiché une perte de 98 millions. Depuis, la chaîne de distribution n'est plus cotée en Bourse et ne donne pas de détails sur sa rentabilité. Mais le nouvel actionnaire de Marionnaud attend avec impatience un retour à l'équilibre.
Le temps presse, en effet, car derrière, son principal challenger, Sephora, met les bouchées doubles. La filiale du groupe LVMH continue à grignoter des parts de marché et se retrouve désormais au coude à coude avec Marionnaud. Après avoir fait le choix pendant des années de consolider sa rentabilité, l'enseigne est repartie de l'avant avec pour objectif d'augmenter son parc de magasins en France de 25 %, soit l'ouverture d'une cinquantaine de pas-de-porte d'ici à 2010.
achat de parfums produits de beauté
LE MONDE | 24.12.07 | 17h49 • Mis à jour le 24.12.07 | 17h49
Refonte des boutiques, nouvelle campagne de publicité et de marketing : Marionnaud met les bouchées doubles pour conserver sa place de numéro un de la distribution de produits de beauté en France, dont il détient 28 % du marché. L'enseigne se fixe comme objectif une croissance de 6 % par an du chiffre d'affaires d'ici à 2010.
Pour y parvenir, la chaîne cherche à instaurer plus de cohérence entre ses 560 magasins. Contrairement à Sephora, qui a constitué son réseau ex nihilo, Marionnaud a bâti le sien en rachetant successivement des parfumeries de quartier, qui n'avaient rien en commun. "En dehors des enseignes, des sacs de caisse et de la carte de fidélité, chaque magasin est différent", concède Laurence Paganini, directrice générale de Marionnaud nommée il y a quelques mois.
DYSFONCTIONNEMENTS
En 2008, le nouveau concept - des couleurs prune et vert tilleul et des "quick" instituts, où des clientes bénéficient de soins en un temps très court - sera déployé dans 60 magasins parmi les plus importants de la chaîne. Installé déjà dans 12 boutiques, ce nouveau concept semble porter ses fruits : "Elles affichent des taux de croissance à deux points", affirme Mme Paganini. L'un des axes de la relance de Marionnaud passe par la relation clientèle. Le parfumeur compte déjà 7,7 millions de porteurs de cartes de fidélité. "L'objectif est d'atteindre les 10 millions", annonce Mme Paganini.
En 2005, plombé par les malversations financières de son fondateur, Marcel Frydman, Marionnaud avait été racheté pour 900 millions d'euros par le groupe chinois AS Watson. Celui-ci avait consenti une augmentation de capital de 800 millions d'euros, et a aussi investi plusieurs dizaines de millions d'euros dans l'enseigne pour réorganiser toute la logistique ainsi que la chaîne de transport.
Ce chantier et les dysfonctionnements qu'il avait entraînés avaient, parmi d'autres facteurs, coûté son poste à Hugues Witvoet, début 2007, poussé à la démission dix-huit mois à peine après son arrivée à la tête de la chaîne de parfumerie. Depuis, les choses semblent être rentrées dans l'ordre. Approvisionnement et réduction des coûts ont été améliorés grâce à un nouvel outil. "Nous avions vingt-cinq plates-formes logistiques. Désormais tout est centralisé à proximité de Paris ou externalisé", explique Mme Paganini.
En 2004, Marionnaud avait affiché une perte de 98 millions. Depuis, la chaîne de distribution n'est plus cotée en Bourse et ne donne pas de détails sur sa rentabilité. Mais le nouvel actionnaire de Marionnaud attend avec impatience un retour à l'équilibre.
Le temps presse, en effet, car derrière, son principal challenger, Sephora, met les bouchées doubles. La filiale du groupe LVMH continue à grignoter des parts de marché et se retrouve désormais au coude à coude avec Marionnaud. Après avoir fait le choix pendant des années de consolider sa rentabilité, l'enseigne est repartie de l'avant avec pour objectif d'augmenter son parc de magasins en France de 25 %, soit l'ouverture d'une cinquantaine de pas-de-porte d'ici à 2010.
achat de parfums produits de beauté

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