Un riche Asiatique sur deux est client de UBS ou du Credit Suisse
Par Crédit défisaclisation économie économique banques crédits moins d'impôts épargne, mercredi 6 février 2008 à 20:26 :: Economie :: #837 :: rss
Si les banques privées suisses préfèrent oeuvrer depuis Hongkong ou Singapour, les grandes banques sont aujourd'hui très présentes en gestion de fortune ou mises en Bourse des entreprises chinoises.
Cela ne se passe pas, pour l'heure, directement en Chine: les restrictions posées par Pékin au développement des banques étrangères dans l'Empire du Milieu sont encore trop importantes. Mais Hongkong? Mais Singapour? Ces deux citadelles historiques de la diaspora chinoise servent depuis des années de base arrière aux millionnaires asiatiques qui veulent faire fructifier leurs avoirs. Tout compris, ces fortunes privées s'élèvent à ... 1400 milliards de dollars, dont seuls 10% sont pour l'heure captées par des banques étrangères.
C'est peu, certes. Mais, face à cette manne encore à venir, les deux grandes banques suisses se sont déjà particulièrement bien positionnées, puisque, selon les dires du patron de UBS, Marcel Rohner, «un millionnaire asiatique sur deux est client d'une banque suisse». On estime ainsi que le Credit Suisse et UBS gèrent à elles seules quelque 200 milliards de francs en provenance de l'Extrême-Orient.
Voilà . Tout est dit. Tant pour UBS qui compte quelque 5500 salariés entre Shanghai, Singapour ou Hongkong que pour le Credit Suisse (qui veut quant à lui encore engager 6000 personnes dans la région), l'Asie est, depuis quelques années, une terre dorée. Et comme l'affirme Urs Roth, directeur de l'Association suisse des banquiers (ASB), qui revient d'un voyage en Chine, «une présence directe devient toujours plus importante».
Cela ne se passe pas, pour l'heure, directement en Chine: les restrictions posées par Pékin au développement des banques étrangères dans l'Empire du Milieu sont encore trop importantes. Mais Hongkong? Mais Singapour? Ces deux citadelles historiques de la diaspora chinoise servent depuis des années de base arrière aux millionnaires asiatiques qui veulent faire fructifier leurs avoirs. Tout compris, ces fortunes privées s'élèvent à ... 1400 milliards de dollars, dont seuls 10% sont pour l'heure captées par des banques étrangères.
C'est peu, certes. Mais, face à cette manne encore à venir, les deux grandes banques suisses se sont déjà particulièrement bien positionnées, puisque, selon les dires du patron de UBS, Marcel Rohner, «un millionnaire asiatique sur deux est client d'une banque suisse». On estime ainsi que le Credit Suisse et UBS gèrent à elles seules quelque 200 milliards de francs en provenance de l'Extrême-Orient.
Voilà . Tout est dit. Tant pour UBS qui compte quelque 5500 salariés entre Shanghai, Singapour ou Hongkong que pour le Credit Suisse (qui veut quant à lui encore engager 6000 personnes dans la région), l'Asie est, depuis quelques années, une terre dorée. Et comme l'affirme Urs Roth, directeur de l'Association suisse des banquiers (ASB), qui revient d'un voyage en Chine, «une présence directe devient toujours plus importante».
C'est exactement ce que vient de faire la Compagnie Financière Tradition (CFT), sise à Lausanne et numéro trois mondial de l'intermédiation financière. Un exploit! Pour l'heure, en effet, seules les deux grandes banques suisses ont des filiales réellement implantées dans le Céleste Empire.
De leur côté, les banques privées genevoises, si elles ne négligent en rien le marché chinois, dirigent actuellement leurs activités depuis Singapour ou Hongkong. Or il y a quelques jours seulement, la CFT a annoncé avoir créé une société commune, sise à Shenzhen, avec le numéro deux de l'assurance en Chine, Ping An. «Ni eldorado ni enfer»
Mais cela dit, la Chine est encore très loin d'être, pour les banques, la terre d'accueil que peut être la Suisse. Aujourd'hui encore, ne cherchez pas un magnifique building à Shanghai, où brillerait UBS ou Credit Suisse. Comme l'affirme le banquier privé genevois et président de l'ASB, Pierre Mirabaud: «Pour moi, la Chine ne représente ni un eldorado ni un enfer, mais simplement un marché porteur à très forte croissance.» Cet enthousiaste prudent s'explique aisément, malgré les 800 milliards de dollars d'épargne qui dorment dans les banques d'Etat.
«Le marché chinois est, à l'heure actuelle, aussi important qu'il est difficile, résume Urs Roth. Les autorités de Pékin restreignent encore fortement l'accès des banques étrangères, en imposant par exemple qu'un institut qui voudrait faire de la gestion de fortune ou de l'investment banking soit allié à une banque nationale.» Or ces dernières, telle la Bank of China (dans laquelle UBS a pris une participation de 500 millions de dollars) ou la Banque de Construction ont eu une gestion des risques de crédits si inexistante qu'on peut parler, ici, d'une véritable crise communiste des subprime!
De leur côté, les banques privées genevoises, si elles ne négligent en rien le marché chinois, dirigent actuellement leurs activités depuis Singapour ou Hongkong. Or il y a quelques jours seulement, la CFT a annoncé avoir créé une société commune, sise à Shenzhen, avec le numéro deux de l'assurance en Chine, Ping An. «Ni eldorado ni enfer»
Mais cela dit, la Chine est encore très loin d'être, pour les banques, la terre d'accueil que peut être la Suisse. Aujourd'hui encore, ne cherchez pas un magnifique building à Shanghai, où brillerait UBS ou Credit Suisse. Comme l'affirme le banquier privé genevois et président de l'ASB, Pierre Mirabaud: «Pour moi, la Chine ne représente ni un eldorado ni un enfer, mais simplement un marché porteur à très forte croissance.» Cet enthousiaste prudent s'explique aisément, malgré les 800 milliards de dollars d'épargne qui dorment dans les banques d'Etat.
«Le marché chinois est, à l'heure actuelle, aussi important qu'il est difficile, résume Urs Roth. Les autorités de Pékin restreignent encore fortement l'accès des banques étrangères, en imposant par exemple qu'un institut qui voudrait faire de la gestion de fortune ou de l'investment banking soit allié à une banque nationale.» Or ces dernières, telle la Bank of China (dans laquelle UBS a pris une participation de 500 millions de dollars) ou la Banque de Construction ont eu une gestion des risques de crédits si inexistante qu'on peut parler, ici, d'une véritable crise communiste des subprime!

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