Pétrole : prix érodés par des craintes sur la demande et le rebond du dollar
Par Crédit défisaclisation économie économique banques crédits moins d'impôts épargne, mardi 1 avril 2008 à 16:27 :: Cours pétrole or platine cuivre :: #890 :: rss
Londres (AWP/AFX) - Les prix du pétrole, tombés sous 100 dollars à Londres, refluaient mardi pour la troisième séance, sous l'effet d'un rebond du dollar et dans un contexte de craintes persistantes sur la consommation américaine d'or noir.
Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le Brent de la mer du Nord pour livraison en mai lâchait 39 cents par rapport à la clôture de lundi soir, à 99,91 dollars le baril sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres.
A la même heure, à New York, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en mai perdait 72 cents à 100,88 dollars.
Les cours sont descendus en cours d'échanges jusqu'à 98,99 dollars à Londres et 99,55 dollars à New York.
"Pour ce qui est des fondamentaux, les Etats-Unis continuent à être le principal talon d'Achille de la demande" énergétique, soulignaient les analystes de la banque Barclays Capital, rappelant que le département américain à l'Energie (DoE) avait révisé à la baisse de 574'000 barils par jour sa prévision de consommation au mois de janvier aux Etats-Unis.
"Le premier trimestre 2008 pourrait afficher la plus faible croissance de la demande (pétrolière) aux Etats-Unis depuis le dernier trimestre 2000", ajoutait Barclays.
Autre facteur ayant pesé sur les cours, le dollar a connu un net sursaut mardi à la mi-journée après la publication d'un indicateur américain réconfortant : il s'est écarté des niveaux historiquement bas où il végétait face à la monnaie unique pour atteindre 1,5564 dollar contre un euro.
Or, les mouvements ascendants du dollar face aux autres devises découragent les achats de matières premières vendues en dollars : celles-ci deviennent plus chères pour les investisseurs payant dans d'autres monnaies.
Lundi, les cours avaient déjà lâché quatre dollars à New York et plus de trois dollars à Londres, en raison d'un apaisement des tensions géopolitiques en Irak et pour des raisons de calendrier: nombre d'investisseurs avaient empoché des bénéfices à la clôture du premier trimestre 2008.
Le rapport hebdomadaire du DoE sur la semaine achevée le 28 mars pourrait attiser les craintes sur la demande d'hydrocarbures mercredi et précipiter encore la retraite des prix.
Les analystes craignent un nouveau fléchissement de la consommation américaine, qui s'affichait déjà la semaine dernière en baisse de 2,2% comparée à la même période un an plus tôt.
Pour les stocks, les analystes tablent sur une hausse de 2,25 millions de barils des stocks de brut, assorti d'un déclin --normal pour la saison-- des réserves d'essence et de distillats (de respectivement 2,5 millions de barils et 1,6 Mb).
Cependant, les prix du pétrole restent soutenus par plusieurs foyers de tensions géopolitiques, sur un marché vulnérable aux interruptions de l'offre en raison de l'équilibre très serré entre offre et demande.
Malgré la fin des combats dans la région de Bassorah, l'Irak, qui produit environ 2 millions de barils par jour, reste au centre des préoccupations.
En proie à des violences chroniques, le Nigeria entretient également la nervosité des intervenants du marché.
afx/rp
(AWP/01 avril 2008 18h20)

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