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mercredi 20 décembre 2006

Année en or pour les banques d'affaires américaines et leur personnel

    

Année en or pour les banques d'affaires américaines et leur personnel
NEW YORK (AFP)

Logo de Morgan Stanley, devant le siège de la banque à New York, le 21 juin 2006© AFP/Getty Images/Archives Mario Tama
Les grandes banques d'affaires américaines, Goldman Sachs, Lehman Brothers et Morgan Stanley, ont encaissé des bénéfices spectaculaires cette année, en passe de battre les records de 2000, et versé des primes faramineuses à leurs dirigeants et leurs cadres.

Goldman Sachs, la première banque d'affaires américaine et mondiale, a enregistré en 2006 les bénéfices les plus élevés de son histoire, grâce aux commissions tirées du boom des fusions et acquisitions dans le monde mais surtout par son activité de spéculation boursière.

Ses profits annuels ont atteint 9,54 milliards de dollars, en hausse de 70% sur 2005, pour un chiffre d'affaires de 37,6 milliards.

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dimanche 17 décembre 2006

Les employés de banque profiteront de bonus substantiels

    

Les employés de banque profiteront de bonus substantiels

BERNE (ATS)
Les employés de banque profiteront du niveau record des résultats dégagés cette année par de nombreux acteurs du secteur. La grande majorité pourra compter, en plus d'une hausse de salaire, sur un bonus représentant entre un demi et trois mois de revenus.

A condition que le collaborateur concerné ait concrétisé les objectifs qui lui étaient fixés en début d'exercice, a indiqué Marie-France Goy, secrétaire centrale de l'Association suisse des employés de banque (ASEB), en revenant sur un article paru dans l'hebdomadaire "SonntagsBlick".

Sur la base d'un salaire moyen de 7640 francs par mois, cela signifie que le bonus oscillera entre un montant de 3800 et 23'000 francs, selon une estimation de l'ASEB. Ce bonus sera versé en supplément d'une augmentation de salaire de 2,5% en moyenne sur une base individuelle pour 2007.

© SDA-ATS News Service

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jeudi 14 décembre 2006

L'économie mondiale à un tournant délicat, selon la Banque mondiale

    

L'économie mondiale à un tournant délicat, selon la Banque mondiale
WASHINGTON (AFP)

Le président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, à Singapour, le 18 septembre 2006© AFP/Archives Tengku Bahar
L'économie mondiale est à un tournant, et même si ce n'est pas le scénario le plus probable, une récession américaine liée à l'immobilier ne peut être exclue, a averti mercredi la Banque mondiale.

"L'économie mondiale se trouve à un tournant" et "les ingrédients sont en place pour un atterrissage en douceur", qui reste le scénario le plus probable, a estimé Hans Timmer, chargé du suivi des tendances mondiales, à l'occasion de la publication mercredi du rapport semi-annuel de conjoncture de la Banque.

Cependant ces périodes charnières sont toujours pleines d'incertitudes et "il reste certains risques", a-t-il souligné.

La Banque mondiale table sur un croissance mondiale de 3,2% l'an prochain dans le monde, après 3,9% cette année. Les pays en développement devraient faire beaucoup mieux (+6,4%) que les pays riches (+2,4%) en 2007, après une dichotomie similaire en 2006 (+7% contre +3,1%).

François Bourguignon, économiste en chef de la Banque mondiale, le 22 avril 2006 à Washington© AFP Paul J. Richards

L'institution juge que de nombreux facteurs pourraient entraîner "un ralentissement plus marqué", notamment lié aux marchés immobiliers.

Elle dresse un parallèle avec le début du XXe siècle, qui avait connu une forte croissance. "Mais au lieu de continuer comme les principaux économistes le prévoyaient à l'époque, le monde a plongé dans la Grande dépression", note-t-elle.

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Les banquiers s’offrent 20 milliards

Les banquiers s’offrent 20 milliards

BONUS L’UBS et le Credit Suisse verseront jusqu’à 2 millions de francs à leurs employés les plus méritants.

ÉLISABETH ECKERT
Publié le 14 décembre 2006

dr- CITY: Les grandes banques d’affaires domiciliées à Londres, comme le Credit Suisse ou l’UBS, distribueront des primes records d’un total de 20 milliards de francs.

On savait l'année boursière 2006 excellente. On redécouvrait également toute la vigueur d'une économie mondiale où les fusions et les acquisitions sont chose courante. Dès lors, les chiffres - à ce stade encore estimatifs - ont commencé à tomber. Ainsi, les grandes banques d'affaires domiciliées à Londres distribueront plus de 20 milliards de francs en bonus à leurs courtiers, gestionnaires ou banquiers d'affaires, soit une croissance de quelque 25% par rapport à 2005, qui fut déjà une année florissante. Outre-Atlantique, à Wall Street, la progression est encore plus forte, puisque selon l'agence financière Bloomberg, les primes liées aux bénéfices des quatre «majors» de la banque d'affaires - Goldman Sachs, Morgan Stanley, Merill Lynch et Lehman Brothers - devraient bondir de 30%, pour atteindre 45,1 milliards de francs, soit, en moyenne, plus de 250 000 francs par employé…

Extrêmement présentes sur ces places financières, l'UBS et le Credit Suisse ne pouvaient dès lors rester en retrait. Selon les estimations - souvent très juste - de la société d'investissements suisse Millenium Associates, spécialisée dans le secteur bancaire, les deux grandes banques vont octroyer des primes records cette année, lesquels, au total, tourneront autour des… 20 milliards de francs. Et pour cause, explique le fondateur de Millenium, Ray Soudah, dans une interview octroyée au site Internet de Cash, «l'UBS et le Credit Suisse, comme les grandes banques d'affaires, vont réaliser en 2006 des bénéfices absolument records. Elles sont dès lors obligées de distribuer des primes exceptionnelles, afin de conserver leurs spécialistes.»

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mercredi 13 décembre 2006

La banque en ligne Synthesis embauche

La banque en ligne Synthesis embauche

EFFECTIF L’établissement genevois, leader dans sa branche, double ses transactions, triple ses clients et engage quarante personnes.

PIERRE ABENSUR- LE PATRON: Charles-Henri Sabet est l’actionnaire majoritaire de Synthesis. Il veut insister sur la formation de la clientèle en organisant des cours d’analyse technique et d’allocations d’actifs.

On pourrait croire que la banque en ligne est une activité des plus virtuelles, qu'elle ne crée pas d'emplois et ne nécessite pas de grands locaux. Tout faux, semblent devoir démontrer les chiffres de la banque d'investissement en ligne genevoise Synthesis. La preuve? 2006 ayant été une année record, les effectifs ont plus que doublé en douze mois (de trente personnes au 1er janvier à septante personnes au mois de décembre) et l'établissement se voit obligé de chercher de nouveaux bureaux en ville afin d'assurer son développement. Et selon la direction, ces mouvements d'expansion devraient continuer en 2007 avec une nouvelle hausse du personnel de 40 à 45%.

Les motifs d'étonnement ne s'arrêtent pas là puisque le nombre de clients a triplé et que le volume de transaction sur les diverses actions, devises ou futures, a doublé. C'est donc un carton plein pour Synthesis qui attire des centaines de clients en ne facturant aucun frais de dépôt. La salle des marchés fonctionne 24 heures sur 24 et joue la carte de l'instantanéité.

Pour les clients agressifs

En outre, les clients profitent d'un back-office et d'un reporting en temps réel. «Toutes nos connexions aux marchés sont informatisées et automatisées, conformément à notre stratégie qui est de miser sur les volumes plutôt que sur les commissions», relève Charles-Henri Sabet, fondateur et actionnaire majoritaire du groupe. Encore peu connus sur le marché suisse, les «contrats pour différence» (un instrument d'investissement qui permet de participer aux fluctuations de prix de valeurs ou d'indices) font partie des outils d'investissement originaux de la banque. En jouant sur ces contrats, le client n'a besoin de bloquer sur son compte que 10% de la valeur de l'action sous-jacente. Ces contrats permettent donc de multiplier un investissement jusqu'à dix fois pour les investisseurs agressifs, prêts à prendre des risques.

Afin de multiplier encore sa clientèle, Charles-Henri Sabet veut insister dorénavant sur la formation des clients. La banque va organiser à Genève Lausanne, Zurich et Bâle des cours d'analyse technique et d'allocations d'actifs, ainsi que des ateliers de travail sur le Forex, les contrats pour différence et les futures.

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dimanche 10 décembre 2006

Compte en banque en Chine

Compte en banque en Chine


Partir en Chine ne nécessite théoriquement pas l’ouverture d’un compte en banque puisque vous pouvez utiliser vos cartes Visa ou MasterCard…

Mais l’ouverture d’un compte en Chine vous permettra tout de même quelques économies de frais bancaires et de vous faire payer en monnaie locale le cas échéant. Cela vous permettra aussi de gérer les retraits de grosses sommes plus facilement.

En effet les billetteries sont plafonnées à 2000/2500 RMB par opération avec des plafonds totaux journaliers à environ 4000/5000 RMB (ce qui signifie généralement que vous payez 2 fois la commission pour arriver au plafond retrait journalier puisqu’il vous faut 2 opérations).

De rares distributeurs modernes de la City Bank permettent un retrait de 4000 RMB en une opération. Ils sont très rares (le seul que je connaisse se situe au rayon Vin du Freshmart de Jing An Temple - Metro ligne 2 sortie 2).

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mardi 5 décembre 2006

GE Money Bank en France

GE Money Bank en France
GE (General Electric)     GE Money Bank est une des onze divisions de General Electric. Créée en 1892 par Thomas Edison, GE est une société diversifiée de technologies et de services, allant des moteurs d’avion et de la production d’électricité aux services financiers, en passant par l’imagerie médicale, les programmes télévisés (NBC) et les polymères techniques. GE opère dans plus de 100 pays et emploie plus de 300 000 personnes.
GE Money Bank     Spécialisée dans le financement aux particuliers, GE Money Bank est un des leaders mondiaux de ce secteur, avec plus de 100 millions de clients et plus de 150 000 partenaires distributeurs dans une quarantaine de pays. GE Money Bank opère dans 21 pays d’Europe occidentale, centrale et orientale. Son siège européen est situé à Dublin. En France, GE Money Bank est née de l’acquisition par GE, en 1995, du Crédit de l’Est puis de Sovac (société créée en 1919 par André Citroën).
Activités     GE Money Bank exerce son activité dans quatre principaux domaines du financement aux particuliers :
- le crédit à la consommation, par le biais de prêts personnels, de crédits renouvelables, de cartes de crédit, de retrait ou de magasin;
- le financement automobile et de la moto, sous la forme de crédit, de crédit-bail ou de location avec option d’achat;
- le financement immobilier, à usage de résidence principale ou secondaire, ou pour des opérations patrimoniales;
- la consolidation de crédits, avec ou sans garantie hypothécaire.
Principaux sites     Le siège social de GE Money Bank est situé à La Défense, avec des centres administratifs à Nantes, Lille et Marseille, en Martinique, en Guadeloupe, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, 31 agences commerciales en France métropolitaine et 10 dans les DOM et dans les TOM.

GE Money Bank compte un peu plus de 1 200 salariés en France métropolitaine, dans les DOM et dans les TOM.

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L’UBS annonce un ralentissement financier

L’UBS annonce un ralentissement financier

MARCHÉS La banque helvétique prévoit un contexte économique difficile en 2007.

AFP
Publié le 05 décembre 2006

Le ralentissement de l'économie américaine pourrait accroître les risques sur les marchés financiers mondiaux l'année prochaine, a estimé hier la banque suisse UBS, qui conseille cependant aux investisseurs de rester fidèle aux actions. Dans leurs prévisions 2007, les analystes d'UBS Wealth Management disent tabler «sur une croissance américaine inférieure aux pronostics de la plupart des autres experts». «Dans ce contexte économique difficile, les investisseurs prendront davantage conscience des risques et toute déception suscitée par les événements politiques ou l'actualité économique pourrait se traduire par des corrections temporaires du marché», avertit le premier groupe bancaire helvétique.

Pour la zone euro, l'UBS prévoit également «des perspectives moins favorables», après une année 2006 qui devrait être la plus dynamique depuis six ans en termes de croissance. «Les politiques économiques sont toutefois de moins en moins favorables à un maintien de la croissance du fait des taux d'intérêt plus élevés et de mesures fiscales plus strictes», selon la banque.

En Asie, si l'UBS attend «un environnement un peu plus difficile en 2007», elle ne pense pas que le ralentissement américain «fera dérailler la locomotive asiatique». «Cette faiblesse devrait être partiellement compensée par une reprise de la demande intérieure», prévoit la banque. Sur le plan mondial, l'UBS considère que les perspectives des actions «sont positives pour les deux à trois années à venir» et devraient mieux se comporter que les obligations.

Si les entreprises pourraient rencontrer des difficultés qui les empêcheront d'améliorer leurs bénéfices, «une véritable contraction de leur marge bénéficiaire semble improbable», analyse la banque, estimant que «les évaluations des actions sont justes». «Le marché mondial des actions devrait être capable de résister à la détérioration de l'environnement de placement l'année prochaine», estime-t-elle.

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vendredi 1 décembre 2006

Record pour Raiffeisen

Record pour Raiffeisen
Le numéro trois helvétique réalise un bénéfice de 737,6 millions sur les neuf premiers mois. Le résultat annuel sera tout aussi exceptionnel

Raiffeisen Suisse a poursuivi sa croissance après neuf mois en 2006. Le bénéfice brut est ressorti à un record de 737,6 millions de francs, en hausse de 7,9%. Le numéro trois bancaire helvétique va ouvrir de nouvelles filiales à Zurich et sur les bords du Léman.

A fin septembre, les avoirs sous gestion dans les 411 succursales que compte le groupe saint-gallois atteignaient 106,7 milliards de francs, 3,3% de plus qu'à la même période de l'an passé, a indiqué hier Pierin Vincenz, patron de Raiffeisen Suisse. Les prêts à la clientèle se montaient eux à 93,8 milliards, en hausse de 3,3% aussi.
Les hypothèques d'abord

S'inscrivant à 86,9 milliards de francs, les créances hypothécaires constituaient la quasi-totalité de ce montant. Dans les opérations d'intérêts, le bénéfice s'est élevé à 1,34 milliard (+5,1%).

Les affaires de commissions et de prestations de services (+18,1%) ainsi que les opérations de négoce (+10,7%) ont progressé encore plus vigoureusement. Et le groupe saint-gallois n'entend pas s'arrêter en si bon chemin, avec à la clef une poursuite de sa croissance l'an prochain.

A cet effet, Raiffeisen Suisse veut tout particulièrement se focaliser sur Zurich et l'Arc lémanique, régions dans lesquels il prévoit l'ouverture de nouvelles succursales, a poursuivi Pierin Vincenz. Le nombre de sociétaires devrait, à terme, passer de plus de 1,3 million aujourd'hui, à 2 millions. Au cours des neuf premiers mois de l'année, pas moins de 50.000 nouveaux coopérateurs ont rejoint l'établissement.

La tenue des assemblées générales de l'ensemble des banques du groupe lui coûte chaque année quelque 25 milllions de francs, a relevé Pierin Vincenz. Raiffeisen Suisse ambitionne aussi d'intensifier ses activités dans l'assurance, en collaboration avec Helvetia. «En restant concentré sur le marché de la banque de détail, Raiffeisen Suisse veut se positionner en tant que prestataire financier complet», a commenté Pierin Vincenz.

Mais le groupe compte aussi poursuivre ses efforts pour étoffer sa clientèle commerciale et élargir ses activités d'investissement en collaboration avec la banque Vontobel.

Le groupe Raiffeisen, dont les effectifs ont progressé de 205 personnes à 6.754 emplois équivalents plein temps entre décembre 2005 et fin septembre 2006, continue de miser sur une croissance organique, a déclaré Pierin Vincenz.
Vers un nouveau record

Pour l'ensemble de l'exercice en cours, le patron du groupe table sur une nouvelle performance record. Les perspectives sont quelque peu moins favorables pour 2007, puisque le bénéfice devrait s'afficher au même niveau que cette année en raison des coûts de mise en oeuvre d'une nouvelle plateforme informatique. / ats

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Malgré l'euro fort, la BCE s'apprête encore à relever le coût du crédit

Malgré l'euro fort, la BCE s'apprête encore à relever le coût du crédit
FRANCFORT (AFP)

Le siège de la Banque centrale européenne à Francfort en 2005© AFP/Archives John MacDougall
Malgré l'euro fort, la Banque centrale européenne (BCE) s'apprête à remonter ses taux directeurs pour la sixième fois en un an, alors que se multiplient les pressions des pouvoirs politiques, surtout français, pour que cette hausse annoncée soit la dernière.

L'euro a amélioré vendredi son plus haut niveau depuis 20 mois face au dollar et son record historique face au yen, après la publication d'un indicateur américain qui a ravivé les craintes d'un atterrissage plus brutal que prévu de l'économie américaine.

L'euro a connu un pic à 1,3348 dollar, un niveau plus vu depuis le 18 mars 2005. Il a parallèlement établi un nouveau record historique face au yen, à 154,11 yens.

Sauf coup de théâtre, les gardiens de l'euro vont décider jeudi d'augmenter d'un quart de point le principal taux directeur de la zone euro pour le hisser à 3,50%, son plus haut niveau depuis cinq ans.

Comme de coutume, le président de la BCE Jean-Claude Trichet a bien préparé le terrain, à grand renfort de mises en garde contre des risques de surchauffe inflationniste.

Et la force actuelle de l'euro, au plus haut depuis vingt mois face au billet vert à plus de 1,33 dollars, n'y changera rien. "La récente appréciation de l'euro ne présente pas un sujet d'inquiétude pour la relance de l'économie de la zone euro et les perspectives de croissance de l'an prochain", juge Anna Grimaldi de Banca Intesa.

Selon l'analyste, seul un saut brutal de la devise entre 1,38 et 2 dollars constituerait une "sérieuse menace" pour la croissance, en freinant les exportations, et serait alors susceptible de modifier le cap de la politique monétaire.

Il y aura un an presque jour pour jour que la BCE a entamé ses resserrements monétaires, après avoir maintenu pendant deux ans et demi son taux au niveau historiquement bas de 2%.

Plusieurs responsables ont laissé entendre que le geste de décembre ne clôturerait pas le cycle. Progression de l'économie de la zone euro au-delà de son potentiel de 2%, retombées inflationnistes liées à la croissance toujours soutenue des crédits, dangers éventuels d'un emballement des prix provenant de fortes hausses salariales pouvant être attisées par des cours du pétrole toujours élevés et un marché du travail en amélioration: les menaces pour la sacro-sainte stabilité des prix sont légion, font valoir les "faucons" au sein du conseil des gouverneurs.

Sans vouloir s'engager sur des échéances en 2007, Jean-Claude Trichet avait gardé toutes les options ouvertes: la BCE fera "tout ce qui est nécessaire" pour préserver la stabilité des prix, atteinte à ses yeux quand l'inflation est proche mais en-dessous de 2%.

Il a promis d'en dire plus lors de la conférence de presse qui suivra le conseil du 7 décembre. La BCE publiera aussi à cette occasion ses nouvelles projections économiques, sur lesquelles elle oriente sa politique de taux.

De nombreux analystes attendent au moins un nouveau tour de vis l'an prochain, voire deux pour porter le principal taux à 4%. L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a même jugé possible une poursuite des hausses de taux jusqu'en 2008.

Une perspective propre à réveiller les critiques des gouvernements de la zone euro contre la BCE, principalement en France déjà en pleine campagne pour les élections présidentielles de l'an prochain et où les exportations traversent une mauvaise passe.

Le ministre des Finances Thierry Breton a exhorté la BCE à "entendre" les préoccupations sur le taux de change euro-dollar des ministres des Finances de l'Eurogroupe, qui ont prôné la "vigilance", en écho au mot clé que prononce le président de la BCE pour annoncer une hausse de taux imminente.

Une manière aussi de relancer le débat sur le partage des compétences en matière d'euro. Le président de l'eurogroupe Jean-Claude Juncker avait réclamé au printemps une plus grand coordination dans ce domaine avec la BCE, initiative reçue par cette dernière comme une nouvelle tentative d'entamer son indépendance et donc sa crédibilité auprès des marchés.

"Je suis Monsieur Euro", avait alors répondu Jean-Claude Trichet.

© AFP Agence France-Presse

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