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lundi 28 mai 2007

Sarkozy et Prodi d'accord sur le contenu d'un traité simplifié pour l'Europe

Sarkozy et Prodi d'accord sur le contenu d'un traité simplifié pour l'Europe

Les deux responsables politiques se sont entretenus pendant environ une heure et demie à l'Elysée, dans la perspective du prochain Conseil européen, les 21 et 22 juin.Leurs discussions ont essentiellement porté sur la question des institutions européennes.

S'il n'a pas repris à son compte l'expression de "traité simplifié", âprement défendu par le président français pour sortir l'Europe de la crise, M. Prodi n'en a pas moins affirmé qu'il était d'accord sur le contenu que M. Sarkozy met dans ce traité.

M. Prodi est notamment d'accord pour doter l'UE d'une présidence stable et d'un ministre des Affaires étrangères. Il est également en faveur de la suppression de la règle de l'unanimité (extension du vote à la majorité qualifiée), la reconnaissance de la personnalité juridique de l'UE, les trois piliers (pilier communautaire, sécurité, justice et affaires intérieures).

"Nous avons examiné ensemble les problèmes" qui seront abordés lors du prochain Conseil européen et "pour lequel nous sommes unis par une commune volonté de renforcer les institutions européennes", a affirmé M. Prodi, lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Sarkozy à l'issue de l'entretien.

Le chef de l'Etat a lui aussi insisté sur la "volonté commune de renforcer considérablement les convergences de vues entre la France et l'Italie".

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lundi 21 mai 2007

Segolène - Sarkozy, la bourse s'en fiche

Il y a 25 ans, les milieux d'affaires avaient été terrorisés par la perspective, qui s'est révélée réalité, de voir arriver au pouvoir François Mitterrand, et avec lui la perspective de ministres communistes.

En 2007, à la veille du premier tour des élections présidentielles, le CAC 40 terminait le vendredi sur un record et il poursuit dans l'entre deux tours son bonhomme de chemin.

La Bourse, au niveau mondial, est au firmament. Les investisseurs peuvent donc se payer le luxe de se ficher complètement de l'identité de celui ou celle qui prendra l'Elysée le 6 mai. Ont-ils raison? Peut-être... C'est vrai qu' à entendre le discours hyper protectioniste des deux candidats on ne voit pas ce qui les différencie.

A la fin, la Bourse sait que l'un ou l'autre devra devenir plus réaliste au pouvoir.

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samedi 19 mai 2007

GOUVERNENENT FRANÇAIS François Fillon s'empare de Matignon

GOUVERNENENT FRANÇAIS
François Fillon s'empare de Matignon
Un proche du président français Nicolas Sarkozy, François Fillon, a été nommé hier premier ministre. Il s'est engagé à promouvoir «une politique nouvelle» dans le respect des engagements pris.

François Fillon, un juriste de 53 ans, succède à Dominique de Villepin. Réformateur discret et avocat du gaullisme social, il voit récompenser un soutien sans faille au président de la «rupture», qu'il a rallié en 2004 autant par conviction que par rancœur envers les chiraquiens.

«Les élections présidentielles ont amené nos concitoyens à choisir une politique nouvelle. C'est mon devoir, c'est mon mandat», a déclaré François Fillon après sa nomination. «Je respecterai tous les engagements que nous avons pris, parce que la rénovation de la vie politique est à ce prix», a-t-il poursuivi, mettant en avant la «volonté d'ouverture» du nouveau président.

François Fillon était le conseiller politique de Nicolas Sarkozy depuis 2004. Il avait été écarté du gouvernement en juin 2005, où il avait notamment occupé les postes de ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité (2002-2004) et de l'Education nationale (2004-2005).

Une brève cérémonie, sans chaleur, a marqué la passation des pouvoirs entre François Fillon et Dominique de Villepin à l'hôtel Matignon.

Décrit comme un «fin négociateur», François Fillon est considéré comme l'artisan incontournable des réformes économiques et sociales que le nouveau président veut rapidement mettre en œuvre. Le nom du nouveau premier ministre est surtout associé à une vaste réforme des retraites, conduite en 2003 et dénoncée par la gauche.

La composition du nouveau gouvernement devrait être annoncée ce matin. Nicolas Sarkozy a promis une équipe resserrée de quinze membres, avec autant de femmes que d'hommes - une première en France -, ouverte à des centristes et à des personnalités de gauche.

L'ex-ministre socialiste Bernard Kouchner a été reçu hier par le premier ministre fraîchement nommé. Sa nomination aux Affaires étrangères apparaissait quasi certaine.

Jean-Louis Borloo prendrait un portefeuille regroupant stratégie économique, emploi et entreprises. L'ex-premier ministre Alain Juppé prendrait la tête d'un pôle environnement, développement durable et transport. Il devrait être le numéro deux du gouvernement.

Michèle Alliot-Marie, ex-ministre de la Défense, est annoncée à au Ministère de l'ntérieur et Rachida Dati, dont les parents sont originaires du Maghreb et qui a été porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, au Ministère de la justice. Brice Hortefeux prendrait pour sa part le Ministère de l'immigration et de l'identité nationale.

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Sarkozy s'ouvre à la gauche

Sarkozy s'ouvre à la gauche

Un gouvernement de quinze ministres a été formé hier en France pour engager les réformes promises par le nouveau président Nicolas Sarkozy. Un cabinet marqué par l'arrivée de Bernard Kouchner aux Affaires étrangères.

 

Après plusieurs jours d'intenses tractations, la composition du gouvernement a été annoncée au lendemain de la nomination comme premier ministre de François Fillon.

Pour la première fois en France, le principe de parité est appliqué au gouvernement: l'équipe ministérielle compte huit hommes et sept femmes, nouveau signe de la volonté de changement affichée par le président Sarkozy.

Principal symbole d'une «ouverture» promise vers la gauche, le socialiste Bernard Kouchner, 67 ans, entre au gouvernement. Le chef du Parti socialiste (PS), François Hollande, a annoncé peu après que le fondateur de Médecins sans frontières n'était «plus membre» du parti.

Benoît Hamon, député européen PS, a relevé que Bernard Kouchner «a rejoint un gouvernement qu'il comparait, il y a quelques semaines, à celui de Silvio Berlusconi».

Parmi les quatre secrétaires d'Etat nommés hier, deux sont également issus de la gauche. Jean-Pierre Jouyet, qui fut un proche de François Hollande, devient ainsi secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Transfuge du PS, Eric Besson, qui avait rallié Nicolas Sarkozy durant la campagne, est secrétaire d'Etat «chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques». Le portefeuille de la Défense va à Hervé Morin, un ancien lieutenant du leader centriste François Bayrou. Tous les autres ministres sont membres du parti de droite UMP.

Promotion très remarquée, celle de Rachida Dati, 41 ans, porte-parole de Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale, nommée à la Justice.

Autre nouveauté: la création d'un Ministère de l'immigration et de l'identité nationale, un concept forgé par le président durant sa campagne et considéré par la gauche comme le signe d'une dérive possible vers l'extrême droite. Ce ministère sensible a été attribué à un ami personnel de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux.

Le gouvernement comprend en outre un grand Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable, confié à Alain Juppé, ancien premier ministre de Jacques Chirac. Alain Juppé est le seul à bénéficier du titre de ministre d'Etat, ce qui en fait le numéro deux du gouvernement.

L'ex-ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo, hérite du Ministère de l'économie et des finances. Son rôle sera essentiel dans la mise en œuvre des réformes d'inspiration libérale promises par Nicolas Sarkozy. La Culture a été confiée à Christine Albanel, qui était en charge de la gestion du domaine du château de Versailles. Le portefeuille de l'Intérieur revient à l'ancienne ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie.

Le nouveau gouvernement s'est réuni hier après-midi pour un premier Conseil des ministres présidé par Nicolas Sarkozy.

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jeudi 17 mai 2007

Grande-Bretagne: Gordon Brown assuré de succéder à Tony Blair

Grande-Bretagne: Gordon Brown assuré de succéder à Tony Blair


Le chancelier de l'échiquier a réuni une quasi unanimité (313 parrainages sur un total potentiel de 352) sur son nom au sein des élus travaillistes dans le processus de nomination d'un nouveau chef du Labour.Bien qu'il ait été intronisé jeudi comme candidat unique, la procédure de désignation va se poursuivre jusqu'au 24 juin, prélude à son entrée au 10, Downing Street que quittera Tony Blair le 27 juin.

En Grande-Bretagne, le chef du parti majoritaire à la Chambre devient automatiquement Premier ministre.

Moins de six jours de campagne interne au parti travailliste vont ainsi mettre un terme à sa longue attente de 13 ans pour accéder à la tête du gouvernement.

Seule l'aile gauche a tenté de défier Gordon Brown avec deux candidats, puis, en vain, avec une candidature unique. Mais son adversaire John McDonnell, aura été loin de rassembler le minimum de 45 signatures requises au sein du groupe parlementaire pour valider sa candidature.

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