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mardi 1 avril 2008

UBS Perte de 12 milliards au premier trimestre - Marcel Ospel s'en va

2e synthèse actualisée

Zurich (AWP/ats) - L'UBS, entraînée dans la crise des marchés financiers depuis neuf mois, doit renflouer ses caisses par une nouvelle recapitalisation. Le numéro un bancaire suisse s'attend à une perte de 12 milliards de francs au 1er trimestre. Son président Marcel Ospel quitte le navire.

Les conditions se sont détériorées dans les positions à risques lors des trois derniers mois, particulièrement en mars, a averti mardi l'UBS. L'établissement a affiché de nouvelles dépréciations de 19 milliards de dollars au 1er trimestre. Au total, la banque a déjà déprécié pour plus de 37 milliards de dollars depuis l'automne.

L'UBS a cependant réduit son exposition dans le subprime à 15 milliards de dollars de janvier à mars. Ces positions se montaient encore à 27,6 milliards à fin décembre.

Touché de plein fouet, le secteur de la banque d'investissement devrait boucler le 1er trimestre sur une perte avant impôts de 18 milliards de francs. De nouvelles suppressions d'emplois seront inévitables, a annoncé Marcel Rohner, patron de l'UBS, en conférence téléphonique. Leur ampleur sera précisée ultérieurement.

Si la division de gestion d'actifs a enregistré des sorties d'argent, celle de gestion de patrimoine et la banque d'affaires ont vu affluer des fonds nouveaux. Mais M. Rohner estime que l'UBS devrait renouer avec les bénéfices en 2009.

En attendant, la banque doit procéder à une nouvelle augmentation de capital destinée à lever 15 milliards de francs. La décision sera soumise à l'approbation de l'assemblée générale du 23 avril à Bâle. La souscription, sécurisée par quatre banques internationales, sera ouverte à tous les actionnaires.

L'augmentation de capital fera de l'UBS l'une des banques les mieux capitalisées du monde, a estimé M. Rohner. Elle renforcera aussi le ratio BRI de catégorie 1 à près de 10,6%.

Cette recapitalisation fait suite à celle acceptée en février par l'assemblée générale extraordinaire. Treize milliards de francs avaient été levés auprès du fonds d'Etat singapourien GIC et d'un investisseur du Moyen-Orient anonyme sous la forme d'un emprunt convertible.

L'UBS va également créer une unité séparée pour les positions liées à l'immobilier américain. L'idée est de réduire le risque d'un impact négatif sur les activités clés du groupe.

Dans un premier temps, l'unité sera entièrement détenue et financée par la banque. Elle pourrait toutefois faire l'objet d'un spin-off ou être cédée à un investisseur, a estimé M. Rohner.

Marcel Ospel, président du conseil d'administration depuis 2001, a choisi le jour de la publication de l'ordre du jour de l'assemblée générale pour annoncer son départ. Jusqu'ici, il martelait son intention de rempiler pour un an. La décision a été prise dans la nuit de lundi à mardi, indépendamment des pressions subies depuis plusieurs mois, a-t-il déclaré à la presse.

Le Bâlois estime avoir assumé sa responsabilité et apporté les solutions pour sortir de la crise. La banque est désormais sur les bons rails, selon lui. Peter Kurer a été désigné pour lui succéder. Conseiller général de la banque, cet avocat de 59 ans a rejoint l'UBS en 2001 et fait partie de la direction générale.

La plupart des analystes ont salué le départ de M. Ospel. Certains estiment cependant que la nomination de M. Kurer est une solution transitoire.

La Commission fédérale des banques s'est quant à elle montrée confiante dans la capacité de ce dernier à assurer l'avenir de la banque. Elle était au courant depuis début mars d'une éventuelle recapitalisation supplémentaire.

A la Bourse suisse, l'UBS a vu son action - qui a perdu plus de 50% de sa valeur depuis l'automne - décoller. Vers 16h30, le titre atteignait son plus haut, gagnant 13,20% à 32,65 francs.

L'action du Credit Suisse progressait dans le même temps de 6,8% à 54 francs dans un SMI en hausse de 3,3%. La deuxième grande banque helvétique est moins touchée par la crise, mais elle a déjà averti que son premier trimestre ne sera pas rentable en raison des difficultés du marché en mars.

ats/rp

(AWP/01 avril 2008 17h01)

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mardi 22 janvier 2008

Les banques allemandes doivent s'attendre à passer de nouvelles dépréciations en 2008

"Nous verrons sûrement la traduction d'une grande partie des turbulences dans les comptes audités de 2007, mais certainement pas la totalité", déclare Axel Weber, le président de la Bundesbank, dans un entretien à paraître mercredi dans le magazine Focus.Il a toutefois estimé qu'on était encore loin d'une vraie crise du crédit.

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vendredi 17 août 2007

Crise financière: Sarkozy appelle le G7 à renforcer la transparence

Le chef de l'Etat français a adressé une lettre en ce sens à la chancelière allemande Angela Merkel, qui assure actuellement la présidence du groupe des sept pays les plus industrialisés. Le courrier a été rendu public par l'Elysée.

Les Bourses mondiales, secouées depuis quelques semaines par les conséquences et les craintes liées à la crise des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis ("subprime"), continuaient à plonger jeudi.

M. Sarkozy se dit "convaincu que ces mouvements de marché ne sauraient affecter durablement la croissance de nos économies, qui est robuste".

Il propose que les ministres des Finances du G7, "en liaison" avec les Banques centrales, le Forum de stabilité financière et le FMI, travaillent sur ce sujet et remettent un "rapport d'analyse et de propositions lors de leur réunion d'octobre prochain à Washington".

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Crise boursière: nous passerons tous à la caisse

Les Bourses mondiales ont été à nouveau secouées hier, inquiètes de la crise des prêts américains. Ce qui n’était qu’un feu de cheminée est en train de se transformer en incendie de forêt, menaçant l’économie.

Entre 3 et 6%: de Séoul à Wall Street en passant par Zurich, les places financières mondiales ont vécu hier un coup de froid particulièrement sévère. Dès lors, après des jours de propos d’experts lénifiants, les craintes se multiplient désormais d’une mise en danger de la croissance économique, américaine d’abord, européenne et suisse ensuite.

Un analyste parmi d’autres, Jonathan Wilmot, économiste au Credit Suisse, monte carrément le ton: «La journée de jeudi pourrait marquer le point de basculement entre une saine correction des actifs les plus risqués (n.d.l.r.: Liés à la spéculation immobilière aux Etats-Unis) à quelque chose de beaucoup plus sinistre, qui pourrait conduire à une véritable détresse de l’économie.» Tour d’horizon très terre à terre de la facture que nous pourrions tous à avoir à payer.❚

CRÉDITS PLUS CHERS Que l’on soit petit propriétaire ou directeur d’une PME, un passage par la case «Emprunt» est quasiment incontournable pour financer l’acquisition d’une villa ou mettre de l’huile dans les rouages de sa société. Or, aujourd’hui, depuis l’explosion de la bulle spéculative des crédits hypothécaires pourris aux Etats-Unis (voir infographie), il s’avère que les grandes banques ont décidé de garder plus jalousement les liquidités dont elles disposent, pour le cas où elles auraient à payer la note américaine.

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mercredi 15 août 2007

Nouvel accès de faiblesse des Bourses mondiales

La Bourse de New York a vu son principal indice, le DJIA, perdre plus de 200 points en abandonnant 1,57% à 13.028,92 points. Depuis le 19 juillet et son record historique en clôture à 14.000 points, le Dow Jones Industrial Average a perdu maintenant presque 1.000 points, soit près de 7%.

La crise des subprimes est "loin d'être terminée", avertit une note du courtier Global Equities, pour qui les injections de liquidités par les banques centrales "vont dans la direction opposée de leurs discours de vigilance sur l'inflation".

"Les inquiétudes concernant le marché du crédit ont été alimentées par des informations selon lesquelles le fonds Sentinel cherchait à suspendre des remboursements aux clients. C'est une preuve de plus que certains fonds ont des problèmes", a expliqué Michael Malone, analyste de Cowen & Co.

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samedi 11 août 2007

Les Bourses mondiales chutent encore, la crise des crédits inquiète

La crise du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis, ou "subprime", s'étend inexorablement, du marché crédit à celui du pétrole et même au marché interbancaire.

En clair, les banques, échaudées par la crise du crédit, hésitent à se prêter mutuellement de l'argent.

La nervosité est montée en flèche jeudi sur les marchés financiers après l'annonce par BNP Paribas du gel de trois fonds adossés sur des crédits à risque.

La Bourse de Paris a ainsi chuté pour la deuxième journée consécutive vendredi, le CAC 40 perdant 3,13%. Londres a également cédé en fort recul, perdant 3,71%, tandis qu'Amsterdam perdait 3,05%, Bruxelles 2,82%, Milan 2,65% et Lisbonne 2,55%.

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