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dimanche 3 février 2008

Microsoft veut s'offrir Yahoo! pour contrer Google



Si elle est menée à son terme, ce sera la plus grosse acquisition jamais réalisée par Microsoft. Le premier éditeur mondial de logiciels a rendu publique, vendredi 1er février, une offre d'achat non sollicitée sur Yahoo!, le portail le plus fréquenté du Web. Microsoft est prêt à débourser une fortune : 44,6 milliards de dollars (dont la moitié en actions Microsoft, l'autre en cash).


La direction de Yahoo! a déclaré, vendredi, qu'elle allait "évaluer la proposition avec attention et célérité". L'offre de Microsoft, qui dispose d'une trésorerie colossale (21 milliards de dollars au 31 décembre 2007), semble très attirante pour les actionnaires du portail, puisqu'elle propose une prime de 62 % par rapport à la valeur de l'action Yahoo! jeudi.

D'autant que la société Internet les déçoit depuis déjà plusieurs années, avec une croissance en berne et un cours de Bourse en baisse régulière. Le rappel à la barre, mi-2007, de Jerry Yang, cofondateur de Yahoo!, tarde à porter ses fruits : les profits ont reculé de 12,1 % en 2007 par rapport à 2006. "A deux, nous allons créer plus de valeur pour nos actionnaires et offrir davantage d'innovations à nos clients", a déclaré, vendredi, Steve Ballmer, PDG de Microsoft. Il n'a prononcé qu'une fois le nom de Google durant son intervention. Ce dernier était pourtant dans toutes les têtes. Car c'est avant tout pour contrer la jeune société californienne, qui, en quelques années, s'est octroyé une position dominante sur le Web, que Microsoft est prêt à tant dépenser.

"Google contrôle aujourd'hui l'univers de la recherche et de la publicité en ligne", selon Jennifer Simpson, du cabinet Yankee Group. Le groupe, créé en 1998 par deux étudiants de Stanford, Larry Page et Sergey Brin, capte entre 30 % et 40 % du total des investissements publicitaires sur Internet. Grâce notamment à une offre très populaire auprès des annonceurs : les "liens sponsorisés".

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samedi 23 juin 2007

Vers une nouvelle année record dans le monde pour les rachats d'entreprises

Vers une nouvelle année record dans le monde pour les rachats d'entreprises

ABN AMbro RBS Fortis Santander Barclay....

Les rachats d'entreprises ont représenté 2.510 milliards de dollars sur les six premiers mois de l'année, d'après le fournisseur canadien de statistiques Thomson Financial, qui prend en compte les transactions finalisées, en cours ou simplement annoncées.

Ce chiffre est en hausse de 53% par rapport au premier semestre 2006.

Il a été dopé par les deux offres d'achat concurrentes lancées récemment sur la banque néerlandaise ABN Amro, par la britannique Barclays d'une part et sa concurrente Royal Bank of Scotland associée à Fortis et SCH d'autre part, pour un total de 187 milliards de dollars. Au final, au plus une seule de ces deux OPA réussira et sera comptabilisée.

Mais les plus gourmands ont été les fonds d'investissement, à l'instar de l'américain Kohlberg Kravis Roberts (KKR), auteur de deux records.

Associé à son homologue Texas Pacific Group et à plusieurs banques d'affaires, il a racheté aux Etats-Unis le groupe d'énergie TXU pour plus de 44 milliards de dollars, record mondial pour un fonds.

En Europe, il a repris le groupe britannique de pharmacies Alliance Boots, en partenariat avec l'un des dirigeants de celui-ci, pour 22 milliards de dollars, là encore un record pour le continent.

Au total, les rachats effectués par des fonds ou des banques d'affaires ont représenté 527 milliards de dollars, soit 21% du total, au premier semestre dans le monde.

Cette inflation des fusions-acquisitions et la montée en puissance des prédateurs purement financiers, qui s'accompagne d'un enrichissement considérable des ténors de Wall Street et de la City, suscitent de plus en plus de critiques.

La méthode d'investissement des fonds, qui implique la plupart du temps un gros endettement de l'entreprise rachetée, et leur tendance à rechercher le profit à court terme en restructurant les sociétés pour les revendre à meilleur prix, a été dénoncée par de nombreux syndicats.

Mais des experts du crédit pointent aussi des dangers.

"Le niveau de liquidités n'a jamais été aussi important sur les marchés financiers mondiaux", a souligné Richard Hunter, de l'agence Fitch, dans une note publiée cette semaine.

Or, selon lui, "cette liquidité est cyclique et, à un certain moment, elle va refluer", au risque de provoquer des défauts de remboursement à la chaîne et de faire s'écrouler tout l'édifice.

Le directeur général de la banque suisse UBS, Peter Wuffli, a mis en garde quant à lui contre un relâchement des critères d'octroi de prêts, conséquence du boom des rachats par endettement (LBO) et de la pression des fonds d'investissement, dans une interview au Financial Times publiée mardi.

Ces avertissements contre les aléas du surendettement et le risque de bulle, récurrents depuis la fin 2006, ont trouvé un écho auprès de responsables économiques et politiques.

Début juin, lors du sommet du G8, le directeur du Fonds monétaire international, Rodrigo Rato, s'est dit "inquiet" du "laisser-aller" observé, selon lui, à l'égard de plusieurs fusions géantes reposant essentiellement sur de la dette.

"Il est possible que ces opérations ne soient pas finançables à long terme", a-t-il prévenu, appelant les "autorités de régulation à être prudentes".

Mais le consensus est loin d'exister en la matière, au sein du G8 comme en Europe. Si la France et l'Allemagne, à l'instar du président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet, prônent un contrôle plus étroit des fonds d'investissement et des fonds spéculatifs, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, où sont basées bon nombre de ces firmes, rechignent pour l'heure à intervenir.

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lundi 19 mars 2007

Petrobras, Braskem et Ultra rachètent Ipiranga pour 4 milliards de dollars

Petrobras, Braskem et Ultra rachètent Ipiranga pour 4 milliards de dollars
SAO PAULO (AFP)

Une station service Ipiranga à Sao Paulo, au Brésil, le 19 mars 2007© AFP Mauricio Lima
Le groupe pétrolier brésilien Petrobras, en association avec le groupe chimique Braskem et le distributeur de carburants Grupo Ultra, a annoncé lundi le rachat du groupe Ipiranga pour près de 4 milliards de dollars.

Ipiranga est le deuxième distributeur de carburants du Brésil derrière Petrobras et opère dans les secteurs du raffinage et de la pétrochimie.

"C'est la principale acquisition privée sur le marché brésilien", a assuré au cours d'une conférence de presse Percio de Souza, du consultant Starter, qui a joué les intermédiaires dans la négociation.

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Barclays hésite avant de demander ABN Amro en mariage

Barclays hésite avant de demander ABN Amro en mariage
LONDRES (AFP)

Des enseignes des banques Barclays et ABM Amro© AFP-ANP/Archives
La banque britannique Barclays a laissé planer le doute lundi sur son intention de créer avec la néerlandaise ABN Amro un nouveau géant mondial du secteur, remettant sa décision à mardi, alors qu'une OPA de sa part ferait probablement des jaloux selon les analystes.

Alors que deux journaux britanniques, le Sunday Telegraph et le Sunday Times, avaient indiqué dimanche que les deux groupes discutaient d'une fusion pour 80 milliards de livres (117 milliards d'euros), Barclays a promis de "clarifier sa position" mardi, sans démentir ces informations. Un porte-parole de la banque interrogé par l'AFP n'a pas souhaité en dire davantage.

Une fusion entre Barclays et ABN Amro donnerait naissance à un nouveau mastodonte du secteur, fort de 47 millions de clients et de 220.000 employés dans plus de 50 pays. En termes de capitalisation boursière, avec plus de 160 milliards de dollars selon la valorisation actuelle des deux banques, il se situerait au niveau de l'américaine JP Morgan Chase au cinquième rang mondial, derrière Citigroup, Bank of America, la chinoise ICBC et HSBC.

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lundi 29 janvier 2007

Nokia-Siemens font état de grands progrès dans la fusion de leurs réseaux

    

Nokia-Siemens font état de "grands progrès" dans la fusion de leurs réseaux
HELSINKI (AFP)

Siège de Nokia à Helsinki© AFP/Archives Markku Ulander
Nokia et Siemens ont indiqué lundi avoir fait de "grands progrès" vers la fusion de leurs réseaux de téléphonie alors que les deux équipementiers examinent toujours l'impact de ce projet sur leurs effectifs respectifs.

"Nokia et Siemens ont fait de grands progrès vers l'intégration de Nokia Siemens Networks", la société-conjointe à parts égales dont les opérations doivent commencer au cours du premier trimestre, selon un communiqué conjoint.

"L'opération a reçu le feu vers des autorités de la concurrence de l'Union européenne et des Etats-Unis et le mode opérationnel et la structure de l'organisation de la société ont été définis", selon ce communiqué.

La création de Nokia Siemens Networks, annoncée en juin, devait être bouclée le 1er janvier 2007 mais le scandale de corruption qui ébranle Siemens depuis plusieurs mois a retardé le processus.

Nokia a fait savoir en décembre qu'il conditionnerait son accord final à un examen sur les pratiques au sein du groupe allemand.

Par ailleurs, Nokia et Siemens indiquent lundi poursuivre les négociations avec les représentants du personnel, en Finlande et en Allemagne, en vue des suppressions d'emploi que la fusion entraînera.

"Les implications pour les activités (actuelles) et le personnel ne devraient pas être connues avant le démarrage de Nokia Siemens Networks", soulignent les deux groupes.

Nokia et Siemens avaient annoncé que les synergies tirées de leur association dans les réseaux mobiles déboucheraient sur la réduction de 10 à 15% de leurs effectifs combinés de 60.000 salariés.

© AFP Agence France-Presse

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Credit suisse: la fusion des banques privées est achevée

Credit suisse: la fusion des banques privées est achevée

ZURICH (ATS)
Credit Suisse a désormais bouclé la fusion de ses banques privées, neuf mois après l'annonce de leur regroupement. La nouvelle entité, Clariden Leu, compte environ 1500 collaborateurs et gère quelque 124 milliards de francs d'actifs.

La fusion est effective depuis vendredi, avec effet rétroactif au 1er janvier. Clariden Leu fait partie des cinq principaux gestionnaires de fortune en Suisse. Axée en premier lieu sur la gestion de fortune individuelle, elle est opérationnelle sur plus de 20 sites dans le monde.

Le 27 avril dernier, le groupe avait annoncé la fusion de ses quatre banques privées indépendante, soit la banque Clariden, la banque Leu, la Bank Hofmann et la Banca di Gestione Patrimoniale (BGP) ainsi que de Credit Suisse Fides, unité spécialisée dans le négoce des valeurs mobilières.

La fusion des cinq unités a pour objectif d'améliorer la rentabilité. Dès 2008, les synergies attendues tant en termes de revenus que d'économies devraient générer 100 millions de francs de bénéfice net supplémentaire.

© SDA-ATS News Service

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jeudi 11 janvier 2007

Club Internet annonce un partenariat avec M6 Vidéo

Club Internet annonce un partenariat avec M6 Vidéo
PARIS (AFP)

Logo du fournisseur d'accès à Internet français, Club Internet© AFP
Le fournisseur d'accès Internet (FAI) Club Internet annonce jeudi dans un communiqué un partenariat avec M6 Video, le service de vidéo à la demande du groupe M6, qui lui permet de lancer un service de "Catch-up TV".

Selon ce communiqué, Club Internet devient ainsi le premier FAI à mettre à disposition de ses abonnés Triple Play (téléphone, Internet et télévision) un service de "Catch-up TV", permettant de revoir une émission déjà diffusée.

Grâce à la rubrique "Club Vidéo TV", proposant une centaine d'heures de programmes, il sera possible de voir ou revoir à tout moment, en différé, des épisodes de séries TV ou des émissions diffusées sur M6.

"Club Internet est le seul opérateur à proposer une télévision à la demande avec pas moins de quatre façons différentes de la consommer: en direct, par enregistrement, avec la VOD ou SVOD (catalogues de vidéos à la demande) et désormais, via la Catch-up TV, la possibilité de voir ou revoir une émission tout juste diffusée, au moment où il le souhaite", souligne Marie Christine Levet, présidente du Club Internet/T-Online France.

Les programmes de M6 Video sont déjà proposés à la demande par d'autres FAI, comme Neuf Cegetel et Free.

© AFP Agence France-Presse

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lundi 18 décembre 2006

Pétrole : fusion géante en Norvège pour créer le leader mondial offshore

    

Pétrole : fusion géante en Norvège pour créer le leader mondial offshore
OSLO (AFP)

Les logos de Statoil et Norsk Hydro, pris en photo le 18 décembre 2006© AFP/scanpix
La compagnie pétrolière norvégienne Statoil va reprendre les activités hydrocarbures de sa compatriote Norsk Hydro pour devenir le "leader mondial de la production offshore", ont annoncé les deux groupes lundi.

La Norvège est le troisième exportateur mondial de pétrole. Les deux compagnies, leaders du secteur en Norvège, donneront naissance à une société qui devrait produire l'an prochain 1,9 million de barils équivalent-pétrole par jour (bep/j) avec des effectifs combinés de 31.000 personnes.

La nouvelle entité, qui sera rebaptisée ultérieurement, sera dans un premier temps détenue à 62,5% par l'Etat norvégien.

"L'industrie fait face à de plus en plus de défis dans le monde. Fusionner maintenant a énormément de sens", ont estimé Jan Reinaas et Jannik Lindbaek, présidents des conseils d'administration de Norsk Hydro et de Statoil, dans un communiqué conjoint.

Photo d'une plateforme de Statoil, à Hammerfest en Norvège, le 3 mai 2006© AFP/Archives John Huges

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mercredi 13 décembre 2006

United et Continental Airlines en discussions pour une fusion

United et Continental Airlines en discussions pour une fusion

NEW YORK (ATS)
Les compagnies aériennes américaines United Airlines et Continental Airlines sont actuellement en cours de négociations en vue d'une possible fusion, a indiqué mardi le New York Times sur son site internet. Le média cite des personnes impliquées dans les négociations.

Les PDG des deux compagnies aériennes, Glenn Tilton pour United et Larry Kellner pour Continental, se sont rencontrés en personne pour discuter d'un éventuel rapprochement, selon une personne proche du dossier citée par le quotidien new-yorkais. Les discussions "bien que loin d'être achevées" se sont récemment accélérées après l'offre de rachat de US Airways sur Delta Air Lines, selon le journal.

Interrogés par le New York Times, les porte-parole de United et de Continental ont refusé de commenter cette information. Un accord est "loin d'être imminent", selon le quotidien, qui précise que les responsables de United Airlines et Continental Airlines attendent de voir comment une éventuelle fusion entre US Airways et Delta Air Lines serait reçue par les autorités de régulations antitrusts.

US Airways, sixième transporteur aérien des Etats-Unis, a présenté le 15 novembre une offre non sollicitée de 8 milliards de dollars en actions et en numéraire sur sa concurrente Delta, numéro 3 du secteur, en dépôt de bilan. La direction de Delta a rejeté cette offre, jugée trop risquée, et souhaité que Delta reste indépendante.

Au cours de clôture de mardi, Continental Airlines avait une capitalisation boursière de 3,86 milliards de dollars, tandis que celle de United Airlines s'élevait à 4,79 milliards de dollars.

© SDA-ATS News Service

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mardi 28 novembre 2006

Les géants russes Gazprom et Rosneft s'allient pour dominer le marché

Les géants russes Gazprom et Rosneft s'allient pour dominer le marché
MOSCOU (AFP)

Le logo de Gazprom, sur un immeuble de Moscou, le 1er juillet 2006© AFP/Archives Alexander Nemenov
Les géants gazier Gazprom et pétrolier Rosneft, contrôlés par l'Etat russe, ont annoncé mardi un accord de partenariat tous azimuts, signe d'un rapprochement censé mettre fin à leurs luttes et favoriser, selon certains analystes, l'émergence d'un "monstre" russe de l'énergie.

"Le président de Gazprom Alexeï Miller et celui de Rosneft Sergueï Bogdantchikov ont signé un accord de coopération stratégique aujourd'hui au siège de Gazprom", selon un communiqué commun des deux groupes.

"Rosneft et Gazprom vont développer leur coopération dans les domaines de l'exploration, de l'exploitation, du transport et de la transformation des hydrocarbures, de l'achat et la vente de gaz", selon cet accord.

Concernant la "participation à des projets communs dans les domaines de l'exploration géologique et de l'exploitation des gisements, la distribution se fera de cette manière: 50% pour Gazprom et 50% pour Rosneft", ajoute le texte.

Un "comité de coordination" doit être formé sous peu pour mettre en place cet accord, qui court jusqu'à 2015.

Cette coopération prévoit aussi que "Gazprom achètera à Rosneft du gaz naturel de ses gisements de Sibérie occidentale reliés au système de gazoducs de Gazprom".

Cette insistance sur le gaz suggère que Gazprom est le grand gagnant de l'accord, qui lui permet d'accéder aux réserves des gisements de Rosneft, selon Andreï Gromadine, spécialiste des hydrocarbures à la banque MDM.

Sur un même gisement se trouvent à la fois du gaz et du pétrole.

"L'accord est surtout important pour le secteur gazier. Gazprom va acheter du gaz des gisements de Rosneft, alors que jusqu'ici cette question était un sujet de désaccords", explique M. Gromadine.

Gazprom, qui vient déjà de créer une société commune avec le numéro un du pétrole russe Loukoïl, cherche à s'assurer de cette façon le monopole de l'exploitation du gaz des gisements de Rosneft et Loukoïl, à l'approche de la libéralisation promise du secteur gazier russe, juge l'analyste.

"Il est important pour Gazprom de s'assurer qu'il va conserver le contrôle de ce marché", explique M. Gromadine.

"Les deux adversaires ont trouvé un terrain d'entente", juge Andreï Fiodorov, analyste de la banque Alfa, jugeant lui aussi que la situation de Gazprom comme monopole gazier est renforcée.

Chris Weafer, analyste de la banque Alfa, évoque la dimension politique de cet accord et le possible rôle du Kremlin, qui aurait demandé aux deux groupes "d'arrêter leurs jeux politiques et de travailler ensemble".

Gazprom et Rosneft convoitent tous deux les actifs de l'ex-numéro un du pétrole russe, Ioukos, en cours de démantèlement. C'est Rosneft et non Gazprom qui fin 2004 avait remporté le principal gisement de Ioukos, Iouganskneftegaz.

"Le fait que ces deux grandes compagnies d'Etat collaborent plutôt que d'être en compétition est logique. Mais cela rend aussi improbable toute participation importante d'une major internationale dans des projets" en Russie, ajoute M. Weafer.

Les deux groupes précisent en effet vouloir participer ensemble à "des concours et des appels d'offres pour recevoir les droits d'exploitation de sous-sols", sans préciser si ces champs visés seront en Russie ou à l'étranger.

"Beaucoup de gens pensent que les ressources énergétiques vont toutes finir dans un même panier. C'est en effet très probable. La question est de savoir quand", estime M. Weafer, prévoyant la création d'un immense "holding" énergétique russe allant du gaz au pétrole en passant par l'électricité.

"Je ne pense pas que cela ira jusqu'à une fusion entre les deux compagnies, qui ont chacune leur stratégie, l'une dans le gaz, l'autre dans le pétrole", estime quant à lui M. Gromadine, ne voyant pas d'intérêt stratégique pour Gazprom et Rosneft à la formation d'un "monstre" de l'énergie alors qu'ils sont séparément "déjà deux monstres".

© AFP Agence France-Presse

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