Bruits de rachat sur Julius Baer, suspicion de cachotteries au Credit Suisse, les actionnaires d'UBS sous pression enfin. Le calme peine à revenir sur la place financière helvétique.

Hier, le nouveau patron du Credit Suisse, Brady Dougan, a eu une parole malheureuse lors de la conférence de presse annuelle sur les résultats 2007: «Nous ne parlerons pas du premier trimestre 2008, car l'environnement, difficile, devrait perdurer à court terme.» Sous-entendu: silence radio total, au revoir et à bientôt. Le Credit Suisse   comme prévu - a pourtant réussi à tirer son épingle du jeu en présentant pour l'année écoulée un bénéfice de 8,55 milliards de francs, en hausse de 3%, malgré des corrections de valeur de 3,5 milliards de francs l'an dernier, consécutifs à la crise des subprime.

L'action du Credit Suisse joue au yo-yo
Grâce au private banking   qui a engrangé un peu plus de 50 milliards de francs d'argent frais en 2007  , le Credit Suisse bat dès lors à plate couture son concurrent UBS, qui terminera l'année avec une perte sèche de 4,4 milliards de francs et qui tiendra, demain, sa conférence de presse annuelle. Le groupe Credit Suisse devrait dès lors avoir le sourire aux lèvres, lui qui, ces dernières années, s'est toujours retrouvé relégué au rôle de second couteau face à une UBS triomphante.

Lire la suite