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vendredi 13 avril 2007

Le vote électronique à l'épreuve du feu

Le vote électronique à l'épreuve du feu


1,5 million d'électeurs, sur 44,5 millions d'inscrits, pourront ainsi exprimer leur voix.82 communes de plus de 3.500 habitants - volontaires - ont été autorisées à utiliser des machines à voter. Les communes équipées comme Brest, Le Mans, Issy-les-Moulineaux, se situent en métropole.

Chaque machine coûte environ 4.000 euros, l'Etat accordant 400 euros.

L'"urne électronique" comporte plusieurs boutons permettant de voter pour le candidat de son choix et un bouton "vote blanc".

Avantages: facilités pour les handicapés, économies de papier et dépouillement plus rapide.

Les bureaux de vote peuvent être moins nombreux et plus gros, le nombre de personnes requises (présidents, assesseurs, ...) réduit.

Le ministère de l'Intérieur souligne que les machines, toutes fabriquées à l'étranger, sont parfaitement fiables et qu'elles n'ont jamais connu de problème depuis leur lancement en 2003.

Elles ne fonctionnent pas en réseau et répondent à un règlement contraignant. Leur conformité a été vérifiée par deux organismes indépendants.

Le PS a demandé un moratoire sur leur utilisation, en dénonçant des "risques réels de fraude et d'erreurs massives".

Des informaticiens soulignent que des fraudeurs peuvent intervenir lors de leur fabrication, transport ou stockage et qu'un ordinateur n'a pas besoin de fraudeur pour produire des résultats en erreur (bugs, défauts de programmation...).

Le maire PS du Mans, Jean-Claude Boulard, dont la commune est en pointe dans l'utilisation des urnes électroniques, a répondu que "les erreurs et fraudes constatées dans l'histoire ont toujours été le fait des hommes dans le cadre des procédures manuelles de vote".

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jeudi 15 février 2007

PS et UMP cadrent le coût de leurs programmes sans entrer dans les détails

PS et UMP cadrent le coût de leurs programmes sans entrer dans les détails
PARIS (AFP)

Montage de photos de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy, candidats à la présidentielle© AFP/Archives Laban-Mattei/Guillot
Un certain flou persiste sur l'évaluation des coûts des programmes respectifs des candidats à la présidentielle Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal malgré les précisions apportées par ces derniers ou leurs entourages.

"Mon projet représente 30 milliards d'euros en cinq ans", a déclaré Nicolas Sarkozy dans un entretien au journal Les Echos.

De son côté, le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a évalué mercredi sur Canal+ à 35 milliards d'euros le coût du "pacte présidentiel" de Ségolène Royal, soit 50 milliards de dépenses moins 15 milliards d'économies ou de recettes nouvelles.

Ces enveloppes globales restent toutefois nettement en deçà des estimations réalisées point par point par trois experts indépendants et de sensibilités différentes pour l'Institut de l'entreprise, un centre de réflexion patronal.

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mercredi 7 février 2007

PSA Peugeot Citroën vise une reprise en 2007 après une mauvaise année

PSA Peugeot Citroën vise une reprise en 2007 après une mauvaise année
PARIS (AFP)

Christian Streiff, le président de PSA, à Paris, le 7 février 2007© AFP Martin Bureau
Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën a accusé en 2006 une forte baisse de son bénéfice net sur fond de repli de ses ventes mondiales, mais table sur un retour à la hausse de ses ventes en Europe en 2007 grâce à la poursuite du rajeunissement des gammes.

Le groupe PSA a enregistré en 2006 une baisse de 82,9% de son bénéfice net à 176 millions d'euros contre 1,029 milliard d'euros en 2005, a-t-il annoncé mercredi, au lendemain de l'arrivée à la tête du groupe de Christian Streiff, qui a annoncé une réorganisation de la direction.

En 2007, PSA Peugeot Citroën prévoit une "stabilité du marché européen" et un "environnement fortement concurrentiel".

Dans ce cadre, le groupe estime qu'une "nouvelle étape dans le rajeunissement des gammes (...) combinée avec la montée en puissance des modèles lancés courant 2006, doit permettre au groupe de retrouver la croissance de ses volumes en Europe".

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vendredi 2 février 2007

Allemagne: début des actions de protestation des salariés d'Airbus

Allemagne: début des actions de protestation des salariés d'Airbus
BERLIN (AFP)

Des segments de fuselage de l'A400M avant l'assemblage sur le site d'Airbus, le 24 juillet 2006 à Brême © AFP/DDP/Archives Marcus Posthumus
Les actions de protestation des salariés allemands de l'avionneur européen Airbus ont débute vendredi matin à Laupheim, dans le sud-ouest du pays, et devaient s'étendre dans la journée à d'autres sites du groupe.

A Laupheim, site spécialisé dans la production d'aménagements de cabines qui emploie quelque 1.100 personnes, le chef de l'exécutif conservateur de l'Etat du Bade-Wurtemberg Günther Oettinger devait s'exprimer dans la matinée. Il a indiqué vouloir s'investir pour le maintien des emplois sur place.

Dans la matinée, d'autres manifestations étaient attendues à Hambourg (nord), le plus gros site d'Airbus en Allemagne, ainsi qu'à Brême (nord-ouest) et à Varel en Basse-Saxe (nord-ouest).

Le syndicat IG Metall, qui craint entre 5.000 et 8.000 suppressions d'emplois dans le pays dans le cadre du plan de restructuration "Power 8", a appelé à cette journée d'action. Les détails du plan et son impact sur la production ne sont toutefois pas encore connus.

Les politiques allemands sont pourtant déjà montés au créneau, le ministre de l'Economie conservateur Michael Glos indiquant qu'il allait tout faire pour que les mesures de restructuration n'interviennent pas "au détriment des sites allemands".

Airbus, filiale du groupe européen EADS, produit sur sept sites en Allemagne, qui emploient un total d'environ 20.000 salariés.

© AFP Agence France-Presse

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lundi 29 janvier 2007

Epreuve de force aux Etats-Unis entre groupes automobiles et syndicats

Epreuve de force aux Etats-Unis entre groupes automobiles et syndicats
DETROIT (AFP)

Files de voitures dans une usine du groupe américain General Motors, dans le Michigan, le 13 juillet 2006© AFP/Archives Jeff Haynes
Les constructeurs automobiles américains mènent actuellement des négociations ardues avec les syndicats pour éviter des grèves et obtenir de nouvelles concessions dans le cadre de restructurations ayant déjà largement mis à contribution les employés.

Ces discussions interviennent dans un contexte de ras le bol des employés syndiqués. L'Union Auto Workers (UAW) "a accepté des concessions depuis trop longtemps", résume dans un mémo l'un d'entre eux, travaillant chez General Motors (GM), et qui prône "une stratégie de confrontation".

Face à la pression syndicale, les constructeurs automobiles sont aussi sollicités par les investisseurs, qui jugent les coûts salariaux trop élevés et réclament de nouvelles économies pour accélérer le retour à la rentabilité.

La grogne est montée d'un cran la semaine dernière au sein de l'UAW: une fuite dans la presse américaine a révélé que Ford, qui a accusé une perte record de près de 13 milliards de dollars en 2006, souhaitait récompenser des cadres dirigeants avec de larges bonus.

Le patron de Ford, Alan Mulally, le 7 janvier 2007 au salon de l'automobile de Detroit© AFP Stan Honda

La nouvelle est intervenue alors que Ford a difficilement négocié pendant plusieurs mois avec l'UAW pour boucler un programme de départs volontaires visant 40.000 employés et la fermeture de 16 usines en Amérique du Nord.

Ce volet social, non achevé, est l'un des points-clés du plan de 5 milliards de dollars d'économies d'ici 2008 de Ford.

Le patron de Ford, Alan Mulally, a défendu jeudi les bonus aux dirigeants, faisant valoir qu'ils étaient nécessaires pour motiver les équipes de direction.

L'UAW a déjà accepté un plan de départs volontaires au printemps dernier chez GM et l'équipementier automobile en faillite Delphi, à l'issue de négociations difficiles où le syndicat avait menacé de faire grève.

Ce plan s'est accompagné de réductions drastiques du côté des prestations retraites et santé et du projet de fermeture de 12 usines en Amérique du Nord, devant permettre à GM de réaliser 6 milliards de dollars d'économies par an.

Le plan social chez GM - 36.000 départs volontaires - a inspiré Ford et Chrysler pour résoudre leurs difficultés en Amérique du Nord.

L'UAW négocie toujours avec Chrysler, qui souhaite obtenir, sans succès pour l'instant, un plan de départs volontaires et des concessions salariales. En Allemagne, DaimlerChrysler s'est plainte des pertes d'exploitation de sa marque américaine Chrysler. La maison-mère a exhorté cette dernière à trouver une solution de redressement rapide, en taillant dans ses coûts fixes, donc salariaux.

L'UAW doit aussi encore négocier avec Ford, qui a obtenu 34.000 départs fin 2006 sur les 40.000 prévus, et souhaite abaisser encore des prestations salariales chez certaines catégories d'employés.

Ford ne prévoit pas de redevenir rentable avant 2009 et a promis pour 2007 une perte moins lourde que son record de 2006. GM, qui a accusé une perte historique de 10,6 milliards en 2005, doit publier prochainement ses résultats annuels, avec déjà 3 milliards de pertes sur les neuf premiers mois de l'année.

"Beaucoup d'investisseurs estiment que pour redresser sensiblement un groupe, il faut en passer par une grève", ironise Ron Tadross, analyste de Bank of America. La bataille pour des concessions devrait toutefois prendre une tournure moins tragique car le syndicat est aussi conscient des conséquences négatives d'une grève, selon Harley Shaiken, spécialiste des questions syndicales à l'université de Berkley (Californie, ouest). "Il s'agit clairement d'une période difficile, mais le sentiment général au sein de l'UAW est qu'il faut aider ces entreprises", affirme-t-il.

© AFP Agence France-Presse

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