BMW n'avait pas suivi le mouvement. Mais le groupe, moins rentable que ces rivaux, tente désormais de rattraper son retard.

Les coupes claires se concentreront sur les sites allemands et sur les postes d'ouvriers, a priori sans licenciement sec, a expliqué le porte-parole. BMW ne va pas renouveler le contrat de nombre de ses intérimaires, "probablement" la cible "principale" des mesures annoncées vendredi.

Mais des milliers de postes fixes vont également disparaître, notamment sur la base du volontariat et grâce aux "fluctuations naturelles", comme les départs à la retraite non remplacés.

"Nous avons besoin d'ingénieurs et de salariés qualifiés", a-t-il poursuivi. "Mais nous pouvons augmenter la productivité" dans les ateliers, a-t-il ajouté.

L'objectif est clair: "BMW veut accroître sa rentabilité" en baissant les coûts de production, selon la même source. Les efforts faits sur les achats et sur les coûts de développement des nouveaux modèles ne suffisent plus, a-t-elle précisé.

Fin septembre, son patron Norbert Reithofer avait annoncé un nouveau plan stratégique sur cinq ans intitulé "Number One", pour effacer cette équation: ces dernières années, BMW n'a cessé d'augmenter ses ventes et son chiffre d'affaires, accroissant son avance sur son concurrent direct, l'allemand Mercedes-Benz, mais sa rentabilité s'effrite toujours davantage.

En Allemagne, la concurrence est particulièrement féroce sur le segment du haut-de-gamme entre Daimler (Mercedes-Benz), BMW et Volkswagen (Audi).

Mais le groupe de Munich est à la traîne: il vise certes la même marge de 10% que Daimler. Seulement celui-ci espère l'atteindre en 2010 quand BMW parle de 2012. Quant à Audi, le petit poucet de cette guerre de géants, il ne cesse d'accroître ses ventes et devrait réussir à afficher 8% de rentabilité dans les deux ou trois ans à venir.

En septembre, M. Reithofer avait entrouvert plusieurs portes pour relever ce défi: une grosse acquisition, une restructuration du personnel ou une réorganisation complète du groupe. Il a finalement tranché pour des coupes claires dans ses effectifs, suivant l'exemple de la concurrence.

BMW devrait détailler son plan en janvier ou en février prochains.