Le Salon brûle autant d'électricité qu'une ville. Visite à 24 mètres du sol
Par auto le lundi, mars 17 2008, 15:04 - Salon auto de Genève - Lien permanent
Les électriciens du Salon de l'auto gèrent une forêt de projecteurs.
Le Salon de l'auto est gourmand en électricité. Pour éclairer les stands, nourrir les dizaines de milliers de visiteurs quotidiens ou rafraîchir les 100 000 m2 de hangars de Palexpo, la consommation énergétique de la grand-messe automobile équivaut à celle d'une «ville de quelques milliers d'habitants», ainsi que l'indique Silvia Blattner, porte-parole du Salon. On est donc loin des casinos de Las Vegas. Mais la plus grande manifestation de Suisse exige tout de même des moyens techniques impressionnants.
Suspendus par des éclairagistes acrobates avant le Salon, 10 000 projecteurs inondent les véhicules exposés de lumières blanches, jaunes, bleues ou rouges. Charles Keller, chef du service électricité de Palexpo, explique que chaque éclairage est censé «créer une émotion particulière» autour d'une voiture.
Preuve en sont ces quatre techniciens italiens campant sur la plate-forme au-dessus du stand Fiat. Tandis que l'un d'eux s'assure que les stars à moteur brillent de mille feux, ses trois collègues font la sieste.
Energie renouvelable
Avec son équipe de 23 électriciens, Charles Keller passe, lui, chaque matin près de deux heures, à 24 mètres du sol, à contrôler l'éclairage ou l'alimentation en électricité. Car une ampoule a vite fait de sauter. Et 9000 watts en moins sur une voiture lustrée, c'est tout un rêve qui disparaît.
A voir ces milliers de kilomètres de câbles, ces centaines de tableaux de commande électriques ainsi que ces prises monstres qui jonchent les passerelles, on imagine que le Salon ressemble davantage à un Hummer qu'à un hybride en matière de consommation d'énergie. Silvia Blattner reconnaît que les kilowatts atteignent effectivement des valeurs colossales, mais tient à remettre ces chiffres dans leur contexte. «Les retombées économiques valent aussi des millions. Et l'énergie utilisée (à savoir Vitale bleu et Vitale vert) est renouvelable!»
L'air extérieur suffit
Charles Keller précise, lui, que la consommation énergétique devrait baisser par rapport à l'an dernier, grâce aux températures fraîches de ce début de Salon. «Nous n'avons pas eu besoin jusque-là de climatiser le bâtiment, l'air extérieur suffit.» Et pour couper court aux estimations avancées, le technicien reprend une formule physique: «La consommation équivaut à la puissance multipliée par le temps. Nous connaissons le temps, mais pas encore la puissance.» Seules les factures adressées aux différents constructeurs à la fin du Salon permettront de quantifier l'énergie consommée durant l'événement!
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